Ibid
était précisément consacrée à « étudier la notion de Dieu et à comparer ce qui a été dit chez les Hellènes et chez les Hébreux à ce sujet !. » Si l’on n’a pas oublié la rapidité avec laquelle écrivait Apollinaire ?, on admettra qu'il ait pu composer sa réponse et la faire parvenir à Julien avant même que celui-ci ait quitté Antioche *. Julien, après l'avoir recu, écrivit, dit-on, à plusieurs prélats ces seuls mots : « J'ai lu, j'ai compris et j'ai condamné #. » À quoi les évêques répondirent : « Tu as lu, mais tu n'as pas compris; car si tu avais compris, tu n’eusses pas condamné 5. » Si cet échange de propos, qui en français ont peu de saveur, mais que l’allitération rend piquants en grec, eut lieu en effet, on remarquera une fois de plus que même dans les choses les plus sérieuses, et aux heures les plus critiques, la préoccupation du bel esprit n’abandonnaït.jamais tout à fait les lettrés païens ou chrétiens du quatrième siècle
On aperçoit avec surprise que les réfutations du livre de Julien devinrent plus nombreuses après sa mort, quand, semble-t-il, les polémiques soulevées par son écrit devaient être depuis longtemps assoupies et alors que, probablement, peu d'exemplaires de celui-ci res-