‹ julien l'apostatChapitre 78 sur 229 · Avéyvov, ÉyvwV, xatéyvwv. Sozomène, V · texte numérisé non relu

Avéyvov, ÉyvwV, xatéyvwv. Sozomène, V

5. 'Avéyvws, GA ox Éyvws" el yap Evvws, oÙx àv xatéyvwz. 1bid.

6. IS se trouvent répétés à la fin d'une lettre de Julien à Basile, et de la réponse de Basile à Julien (Ep. 40 et 41, dans la correspondance de saint Basile). Mais ces lettres sonttrès probablement apocryphes. Il semble, cependant, qu’elles existassent dès le temps de Sozomène, qui dit que plusieurs attribuaient à Basile l'épigramme envoyée en réponse à celle de Julien.

taient dans le commerce. Des circonstances locales donnèrent naissance à ces réponses. L'une des plus importantes, malheureusement perdue, fut composée vers la fin du siècle par Théodore de Mopsueste{, à l’époque où il habitait encore Antioche, et, comme saint Jean Chrysostome, son condisciple et son ami, luttait contre les efforts de Libanius et des païens rangés autour de lui pour réhabiliter et glorifier la mémoire de Julien : le livre consacré par Théodore à réfuter l'écrit antichrétien de l’empereur doit être du même temps que le discours où Chrysostome, à propos de l'anniversaire du martyr Babylas, flétrit Julien et la réaction païenne. Probablement encore à l'influence de saint Jean Chrysostome fut due une autre réfutation du livre de Julien, celle qu'écrivit, au commencement du cinquième siècle, un de ses familiers, le prêtre Philippe de Side : on la connait seulement par la mention qu’en fait l'historien Socrate ?. Mais la plus célèbre des réfutations est celle que publia, dans le premier quart du même siècle, le patriarche d'Alexandrie, saint Cyrille. Il déclare l'avoir écrite pour raffermir les faibles dans la foi, qui s’imaginaient que Julien était très versé dans la science des Livres Saints, et se laissaient prendre à ses pièges. Il ajoute que son livre a encore pour but de répondre aux défis des païens, qui déclaraient inattaquables les raisonnements de Julien, et sans valeur toutes les réponses que les docteurs chrétiens leur avaient déjà faites. Ces paroles attestent l'existence d’un parti païen demeuré très

Page 1