‹ julien l'apostatChapitre 82 sur 229 · Ey &ôpautouc. Ibid., p · texte numérisé non relu

Ey &ôpautouc. Ibid., p

3. Ibid. La méme assertion se rencontre dans les Actes de saint Philéas : « Il a été commandé aux Juifs de sacrifier dans Jérusalem au Dieu unique, et maintenant ils sont en faute lorsqu'ils célèbrent ailleurs leurs cérémonies, » nunc autem peccant in locis aliis solemnia sua celebrantes. Ruinart, Acta martyrum sincera, p. 548. Cf. Edmond Le Blant, dans Nuovo Bull. di archeologia cristiana, 1896, p. 32-33.

établis. Les Juifs, eux, mirent tout de suite à profit les dispositions de Julien pour assouvir leurs haïnes traditionnelles. On les vit en Égypte, en Asie, incendier impunément des basiliques chrétiennest. C'était la reprise du rôle assumé par eux pendant trois siècles. Toutes les fois que dans l’Empire païen avait recommencé la persécution soit officielle, soit populaire, ils s'étaient montrés au premier rang, attisant les colères ou aidant les violences?. Obligés ensuite de se contenir pendant cinquante ans, ils venaient de subir en frémissant la surveillance des empereurs chrétiens. Les lois rendues par Constantin et Constance pour protéger contre eux la liberté de conscience ou les assujettir aux charges communes® leur avaient paru soit une atteinte à d'anciens privilèges, soit une insupportable tyrannie. On vit même une révolte éclater, en 352, chez les Juifs de Palestine : elle ne put être réprimée que par des combats sanglants et la destruction de plusieurs villest. Ils se sentaient maintenant tout un arriéré de colères à assouvir. C'était pour la politique antichrétienne de Julien un précieux appoint. « Tant leur turbulence naturelle, dit saint Grégoire de Nazianze, que leurs inimitiés séculaires les désignaient pour auxiliaires à celui-ci5. »

Julien manda près de lui, dit-on, les principaux d’entre les Juifs, et les invita à reprendre la coutume

Page 1