‹ Jurisprudence de la médecineChapitre 18 sur 146 · QUATRIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME QUESTION

« I! est généralement parlant peu vraisemblable qu'une lame aussi large et aussi longue que celle du coutelas, ait pu pénélrer par derrière et jusqu'au manche, dans le corps d'un homme, sans qu'il y ait eu du sang répandu sur le lieu de l'événement. Cependant la chose n'est pas absolument impossible; tout dépend ici de la manière dont le corps est tombé, du temps qu'il est resté à terre et de l'épaisseur des vêtemens. Si en effet le corps tombe de manière à ce que, d'après les lois de la pesanteur, le sang s'épanche en dedans plutôt qu'en dehors , si les vêtemens sont assez épais pour absorber le sang qui, même dans cette situation du corps, sort encore par la plaie, et si le corps est enlevé assez promptement pour que le sang n'ait pas eu le temps de les traverser, il est possible qu'on ne découvre aucune trace appréciable de ce liquide , malgré la largeur et la profondeur de la blessure. Enfin le degré d'importance des vaisseaux sanguins lésés, peut encore contribuer à rendre l'hémorrhagie intérieure et extérieure plus ou moins rapide et considérable.

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