‹ Jurisprudence médicale [microforme]Chapitre 14 sur 22 · DEP”, | PEUR · texte numérisé non relu

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cipité jaune serin de phosphate d'argent : précipités qui, par calcination, en présence du charbon, donneraient l’un et l'autre du phosphore.— FLanpin, Traité des poisons, toin. 2, p. 391.

‘ Caructères physique et chimique :—L'’acide hypo-phosphorique est liquide, incolore, inodore, visqueux, et doué d’une forte saveur ; il rougit l'eau de tournesol. Lorsqu'on le chauffe dans une petite fiole, il s’emflamme, répand une odeur aliacée, et se transforme en acide phosphorique. Il décolore le persulfate rouge de manganèse, surtout à l’aide d’une légère chaleur. Versé dans le nitrate d'argent dissout, il y occasionne un précipité blanc qui passe par diverses nuances et finit par noircir.—Onria, Méd. lég., tom. 3, pp. 51 et 52.

‘“L'acide phosphoreux ost un corps essentiellement réducteur. Il décomposerait les sels d’or et d'argent, et au contact des oxydes de mercure et de cuivre, serait transformé en acide phosphoriqué. Il retarderait laetion du chlore ou d’un composé chloré sur l’indigo. Il fournirait, en définitive, du phosphore par la calcination en présence du charbon.”’—FLaxpin, Traité des poisons, pp. 391 et 392.

Les acides phosphorique et hypophosphorique sont inodores, ils sont décomposés par l’action de la chaleur et donnent du phosphore ; leu: présence peut être démontrée par les réactifs indiqués par Orfila. Si le phosphore est resté à l’état de mélange, avec les matières contenues dans l’estomac et les intestins, il sera facilement démontré par les moyens indiqués plus haut. Et dans le cas actuel, la conclusion du Dr. Dubé : “ Vu la nature du phosphore, et le long laps de temps qui s’était écoulé depuis Pinhumation (5 mois) il était impossible de constater la présence du phosphure rar aucun procédé chimique,” était donc contraire à ce qu’ilavaitavancé, en disant: “ En ouvrant le thorax et la partie supérieure de l’abdomen, j'ai remarqué immédiatement une odeur très forte d’ail. Pour m’assurer que cette odeur venait de l’estomac, je l’ai ouvert de suite, et cette odeur d’ail s’est prononcée encore plus fortement. L’odeur d’ail est indicative de la présence du

phosphore.”

Cette partie du témoignage de M.

Dubé a été confirmée par le témoignage du Dr. Desjardins.

‘Si le malade avait pris de la magnésie ou

tout autre contre-poison a/calin, on pourrait ne pas trouver de l'acide phosphorique libre, mais

& soluble dans l'acide chlorhydrique et dans l’aci- | bien du phosphate de magnésie, du phosphate de de azotique ; et avec l’azotate d'argent, un pré-| chaux, etc., sels qu’il faudrait chercher à recon-

maitre par les caraetères qui leur sont propres.” —OnriLa, Tox., tom. 1, p. 180.

Je conclus donc sur la question du phosphore que l’existence de cette substance dans l’estomac de la défunte n’a pas été prouvée, et que l’on n’a rien fait en chimie pour démontrer la présence de ce corps, comme nous pourrons nous en convaincre en lisant le mpport qui se trouve à la fin de ce phamphlet. (Appendice B.)

Je vais examiner maintenant et considérer la partie du témoignage du Dr.

Dubé, qui a rapport à l’examen anatomique-pathologique des organes internes du cadavre.

#t J'ai observé, dit le Dr. Dubé, dans différentes parties de l'estomac, surtout vers la partie cardiaque en approchant de l’œsophuge, des taches

étaient des indices qu’une inflammation avait eu lieu. Au milieu de quelques-unes

de ces taches, étaient de petits points blancs.

D'autres dé ces taches étaient des érosions ou brûlures de la membrane de l’estomac. Les intestins grêles dénotaient aussi dans leur intérieur qu'il y avait eu inflammation.

premier des gros intestins, était dans l’état pa turel à peu près; maïs la partie supérieure du rectum, dernier gros intestin, était ulcérée et presqn’entièrement désorganisée. Le foie était dans l’état normal à peu près; la vésicule biliaire dans l’état naturel. Les poumons étaient gorgés de sang et tachetés de noir?

Le Dr. Dubé, sans tenir compte de l’état de putréfaction où devait se trouver le cadavre, passe à l’examen anatomique-pathologique des organes internes du corps ; et après avoir décrit les taches rouges et les érosions qui se trou- Yet sur la muqueuse de l’estomac,

it :

“ Au milieu de quelques-unes de ces taches étaient de petits points blancs ; ces petits points blancs indiquaient la présence de l’arsenic.”

La description faite par M. Dubé de l'intérieur des organes de la digestion, la conclusion qu’il tire des petits points blancs qu’il a remarqués au centre de ces taches rouges sont bien peu satisfaisantes pour le médecin légiste, et encore moins pour le médecin pathologiste, qui ne doit jamais méconnaître les changements apportés par la putréfaction dans les tissus organiques et surtout dans le cadavre.

“ Les cadavres éprouvent des changemens très remarquables à mesure qu’ils se pourrissent, et le

Cette mon q ordivai ou mat

umo tuberct ramoli circons mon. € travers vomie.

médecin doft toujours éviter d'attribuer &l'ac. tion d’un poison ce qui est simplement l'effet de A nes méd. ‘lég., tom. 3, D.

11 n’y a aucun doute que le Dr. Dubé a pu être trompé par l'apparence des lé.

sions cadavériques, lorsqu'il dit, dansune autre partie de son témoignage, n'avoir Jamais fait l’autopsie de personnes morte d’inflammation de lestomac: il aurait bien pu prendre alors pour traces d’une

inflammation, causée par une substance DB cela, vi

corrosive, ce qui n’était que l’eflet dela MW légère ?

désorganisation putride. conclu ( L’examen des intestins est très incom. a dit,

lésion é du pou

M. D en disai

plet, M. Dubé, dans son témoignage dit:

‘ que les intestins grêles dénotaient aussi dans leur intérieur qu’il y avait eu in.

flammation, le colon, premier des gros

intestins était dans l’état naturel, à peu Æ . «Sur 1 rès,? (le a rég par erreur sans dut oute, est le premier des intestins, DB par les t

et il n’est 4 dit dans “her état ilse DR pnie Talb

trouvait.) « La partie supérieure du re MA ‘°° fi tum était ulcérée et presqu’entièrement étranger désorganisée.””’ (Cette désorganisation D une subst

de ma co je crois q d'ingérés

était-elle l'effet de l’inflammation ? M.

Dubé semble le laisser croire ; néanmoins, le Dr. Desjardins, dans sa déposition, dit : “ que la partie supérieure du rectum était dans une décomposition

Dans là une c

entière ÿ” ce qui changerait l’état patho. DR à rien d logique de cet organe, établir: : une MR Quoique contradiction entre les témoignages des [M funte es deux médecins. “ Les muscles de Lab. BR S0n 0n18; domen, dit encore le Dr. Desjardins, M 2nimale étaient en bien grande décomposition D Pour la | Quant au reste de sa déposition, elle ne phore et diffère que peu de celle du Dr. Dubé, du ego moins sous le rapport des conclusions. P'0Ce0e1 Cependant, le Dr. Desjardins cite uns AE lésion du poumon, qui n’a pas été men- Æ ? per tionnée par le Dr. Dubé, et voici ce qu'il LB "7" dit : sf affirmati ‘Les poumons étaient tachetés de noir € Æ to, : M: gorgés de sang. Il y avait aussi une légère lé LE à}, Son À sion organique du poumon; ce que l’on appelle us ordinairement vomica ; c’était à peu près do la blerait grosseur d’un œuf de pigeon.’? étranger : d senic” s:

Cette légère lésion organique dupou-E prem:

mon, sous le rapport du pronostic, cons- À LS titue un fait des plus importants en pa- E : j thologie, elle est mortelle dans la géné- sh Pour : omme (

ralité des cas.

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ment l'effet de g., tom. 3, P.

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mposition.”?

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de noir t Le légère lé l’on appelle près de la

ue du poustic, consnts en paas la géné-

Cette gère lésion a a du poumon que ’on appéllé wma, consiste ordirairement dans une collection de pus ou matière purulente, formée dans les

umons. Elle peut être le résultat de tubercules pulmonaires passés à l’état de ramolissement, ou le produit d’un abcès circonscrit dans la substance du poumon. Cette vomique peut se faire jour à trivers les bronches et la matière être vomie. Quel est le médecin qui, après

à cela, voudrait dire que cette lésion est

légère ? cependant l’un de ceux qui ont conclu qu’il y avait eu empoisonnement a dit, dans son témoignage, que cette lésion était une Zégere lésion organique du poumon.

M. Dubé dans sa déposition continue

en disant :

: WSur l'inspection seule du cadavre, indépendamment des symptômes de la maladie décrits par les témoins, je suis d'avis que la défunte Sophie Talbot est morte d'une maladie qui a pris 8on origine par une cause en dehors de l’organisation animale, c’est-à-dire qu’il a fallu un corps étranger pour la produire, et ce corps a dû être une substance corrosive ou irritante au meillenr de ma connaissance et d’après mes observations, je crois qu’il y a eu du phosphore et de l’arsenic d'ingérés.”?

Dans mon humble opinion, c’est bien là une conclusion mais qui ne conclut à rien du tout, pour ne point dire plus.

Quoique M. Dubé soit d'avis que la défunte est morte d’une maladie qui a pris son origine en dehors de l’organisation animale, qu’il a fallu un corps étranger pour la produire, et qu’il y a eu du phosphore et de l’arsenic d’ingérés, la Toxicologie n’admet point cette manière de procéder, elle exige que l’on prenne les moyens qu’elle enseigne pour découvrir la présence du poison avant de se prononcer dans Paflirmative.

La conclusion de M. Dubé devient affirmative quand il dit, je suis d’avis, etc. ; Mais cette affirmation perd la force de son caractère, par le doute qu’il semblerait élever en disant: “ce corps étranger a d& être du phosphore et de l’arsenic,” sans néanmoins détruire l’effet de sa première conclusiôn.

Je répèterai encore ici que :

# Pour affirmer qu’il y a eu empoisonnement, l’homme de l’art doit démontrer l’existence du

un M

poison à l’aide d'expériences chimiques rigoureuses, ou de certains caractères botaniques ‘u zoologiques.”? d

Les docteurs Dubé et Desjardins ontils démontré l’existence du phosphore, et de larsenic par des opérations chimiques? Non.—IL’un dit :

‘Je crois qu’il y a eu du phosphore et de l'arsenic d’ingérés ; l'odeur d'ail remarquée est indicative de la présence du phosphore; les petits points blancs remarqués au milieu des taches indiquent la présence de l’arsenic.”

L'autre ajoute :

“ L'odeur d’ail remarquée est un signe indicatif qu'il y a eu du phosphore. Les petits points blancs que l’on remarquait sur les parois internes de l’estomac, nous ont laissé soupçonner qu'il-y avait eu de l’arsenic d’ingéré.”

Le premier dans ses opérations chimiques nous dit :

“ Ces taches blanches, lorsqu'elles ne sont pas de l’arsenic se consomment soumises à l’action du feu, mais lorsque c'est de l’arsenic, elles se vaporisent en donnant une odeur alliacée,??

Le second ajoute :

‘J'ai pris un de ces petits points blancs et je l'ai mis sur un charbon ardent et ce petit point blanc est resté solide et friable, j'ai conclu que c’était une substance minérale.”

Je ne concluerai pas en leur disant qu’ils n’ont rien prouvé; mais je dirai seulement, qu’ils n’ont pas même fait, en toxicologie, la moindre opération chimique pour déceler la présence de ces poisons dans les organes de la victime supposée empoisonnée, et que l’empoisonnement n’est point prouvé.

M. Dubé dit n’avoir remarqué aucune trace d'aucune maladie organique préexistante chez la défunte ; M. Desjardins qui lassistait, dans son examen dit:

qu'il y avait une lésion cpnn ne du poumon, une vomique ; cette différence dans le rapport des deux médecins qui opéraient ensemble, est peu propre à inspirer de la confiance dans leurs observations anatomiques-pathologiques : Ce qui est encore plus étrange, c’est d’entendre le Dr. Dubé vous dire, qu’il a pu juger du tempéramment de la défunte, et cela, cinq mois après l’inhumation du corps, voici ce qu’il dit: :

& Je n’ai pas connu la défunte, mais par l’inspection que j’ai faite du cadavre, j’ai pu juger du tempéramment qu’elle avait.”

« j f ‘ 5 SN A ESRI Poe RO ee PE PAPA ACER CREER

où Dee

| dans les tissus, semblables à celles qui seraien

Et il ajoute : “ Qu'il ne croit pas que la défunte füt d’un ramment assez fort pour produire les traces d’inflammation qu'il avait constatées.”

T1 est encore évident que M. Dubé s’est prononcé sur la nature du tempéramment de la défunte, sans avoir tenu compte des changements apportés dans les tissus organiques du corps, par la putréfaction qui modifie non seulement l'apparence de ces tissus, mais en change la composition, et, comme tout le monde le sait, ces changements ne font que subir les lois de la nature organique. De plus, quel est le médecin qui peut dire que telle personne, morte depuis 5 mois, avait tel tempéramment ? Je laisse le lecteur à juger de cette assertion sans

lus de commentaire.

Afin de donner plus de force à ses conclusions, M. Dubé ajoute :

Les traces d'inflammation à la suite d’une gastrite ne sont pas aussi marquées que celles que j'ai mentionnées.”

Comment M. Dubé peut-il établir la différence entre les unes et les autres?

lorsqu’il dit dans son rapport :

4 Je n’ai jamais fait l’autopsie d'une personne morte d’inflammation de l'estomac | ”

Il faut avoir observé la nature dans ses divers états et fait des autopsies pour juger de l’anatomie patholsgique de nos organes, et surtout lorsque la mort est arrivée déjà depuis longtemps.

. “Dans une gastrite, dit le Dr. Dubé, le système vasculaire est dilaté, la membrane muqueuse est rougeûtre, mais il n’y a pas des taches et des érosions telles que celles que j'ai remarquées et l’œsophage est affecté moins que le reste.”

Je remarquerai ici que j'ai fait l’autopsie de personnes mortes d’inflammations de l’estomac et des intestins, où jai trouvé la membrane muqueuse de ces organes ulcérée, gangrenée même dans certains endroits, et avec perforation des parois de lestomac. Orfila, dans son traité de méd : lég: tom. 3, p.

532 et suivantes, dit :

#Tl existe un certain nombre de maladies qui se terminent quelquefois par la mort, et dort l'invasioc et les symptômes simulent l'empoisonsement aigu ; à l'ouverture des cadavres des individuus qri ont succombé à ces sortes d'affèctions, on découvre quelquefois des altérations

le résultat de l'action d’une substance vénénen. se. Cette assertion est tellement prouvée, qu'il nous paraît inutile d'invoquer le témoignage deg autorités qui l'ont établie. Ces maladies sont le choléra-morbus, une irritation des voies gustri. ques qui donnent lieu à des perforations de l'es. tomac, la gustrite aigue, l’ileus nerveux, l'ile symptômatique d’un étranglement inferne, la her nie étranglée, la péritonite, l'hématémèse, etc,

Si la défunte était atteinte d’une in.

flammation chronique &e lestomac et des intestins, d’après les maladies anté.

rieures qu’elle a eues, rien d’extraordi.

naire de rencontrer chez elle, des altéra.

térations profondes des tissus organiques semblables à celles mentionnées dans le témoignage du docteur Dubé.

La défunte était-elle atteinte d’une affection gastro-intestinuble ? Le méde.

cin qui répondrait dans l’affirmative, d’après le témoignage de certains té.

moins, pourrait bien ne pas se tromper et être très justifiable dans sa réponse, et voici ce que dit le premier témoin, Marceline Beaulieu :

& Deux ou trois semaines avant sa mort, elle a eu alors une maludie de très courte durée. Cette maldie l'a prise & peu près comme celle qui l'a fait mourir. Ælle est. restée sans forces depuis celle maladie.”

Il y aurait eu sans doute intermission ou suspension des symptômes de la madie, durant les deux ou trois semaines, et la seconde maladie n’aurait été que la continuation et la terminaison de la première.

La défunte, dit le premier témoin, avant de rester au Township Viger demeurait au 4e rang de l’Isle-Verte, distance d’à peu près trois lieues; elle faisait le trajet à pied de temps à autre, et elle avait éprouvé sa première maladie au 4e rang, d’où elle est revenu au township pour la dernière fois, vers le commencement d'octobre, après cette maladie ; les chemins étaient bien mauvais et elle avait seulement des souliers à hausses.

Le 2e témoin, Fabien Boulé, confirme ce que le ler témoin a dit relativement au mauvais états des chemins.

Toutes lescirconstances ne laissent-elles pas croire à une maladie gastro-intestlnale plutôt qu’à un empoisonnement? l’épuisement, la fatigue et les

} lieu, son

mauve ui y 0 dies des

contrer été ment des sym mentàt tûmes n connus q le pr

PP Bérat Les « Jackson ve en di crits par

corps ir!

l'estomas Le mé des sym son diag lui-mêm times de M. Duve

“La con tout sur 1 pas, sur u inexacts, q sonnes au rendre.”?—

“Les re eu empoiso présence d jet, et, s'il séances, à doit enfern recherches qu'après a —ORFILA,

Les m:

pour les :

cueillies | qui parai Jusqu'au ce que di gnage :

“J'ai mi j'ai trouvé

emporté ce môn cache

mauvais temps de l’automne pour ceux

| qui seraien ni y sont exposés disposent aux mala- 4 Àrrgpu des des voies digestives.

moi guage des “Ni y a dans les symptômes décrits, dit le Dr. naladies sont D Dubé, & symptômes qui sont particuhers à l'em- 8 voies gustri. 1 par l'arsenic: tels que la cunstriction tions de l'es. à la partie supérieure de l’œsophage, accompagnée rveux, l'ileus dé brûlement qui empéchait lu défunte de pouvoir interne, la her. avaler des aliments solides.”

os Aa” Tous ces symptômes peuvent se rend’une in. DS contrer dans les maladies qui ont déjà estomac et D été mentionnées. Et de plus, s’il y avait adies anté. DE des symptômes appartenant essentiellel'extraordi. DS ment à un empoisonnement, ces sympdes altéra. times ne sauraient être décrits et reorganiques À connus que par le médecin, et non pas ées dans le le premier venu comme dans laffai-

re Bérubé.

inte d’une Les docteurs Dubé, Desjardins et

Le méde. D Jackson ont commis une erreur très graffirmative, ve en disant : “ Que les symptômes déertains té- crits par le 1er témoin, Marceline Beause tromper À lieu, sont ceux causés par l’action d’un a réponse, D corps irritant ou corrosif ingéré dans er témoin, D l'estomac.”

Le médecin, pour juger de la nature mort, elle ae 1 des symptômes d’une maladie et porter + Cette mal son dinénoutique, devra avoir recueilli < Enr 2e lni-même, au lit du malade, les symp-

tûmes de la maladie. Et, comme l’a dit termission M M. Duvergier :

de la ma- ‘La conviction médicale s'établira donc sur-

: tout sur l'ensemble des faits médicaux, et non

BORA, pas, sur une foule de renseignements souvent t été que LD iesacts, que le médecin peut recueillir des perison de la DB sonnes auprès desquelles il est obligé de se

rendre.”’— Manuel de la cour d”’Assise.

! “Les recherches propres à constater s’il y a

Le roi eu empoisonnement ne doivent être faites qu’en

1ger qe: présence du commissaire délégué pour cet ob erte, dis- & jet, et, s'il est nécessaire de consacrer plusieurs

; elle fui- D séances, à la fin de chacune d’elles, le magistrat F doit enfermer et sceller les pièces d'examen. Les à autre, et s é

ladie recherches ultérieures ne seront commencées ea qu'après avoir reconnu l'intégrité des scellés.” evenu re —Onrira, Traité de Tox., der. éd., t. 2, p. 928. LEA Les matières fournies au Dr. Jackson, bien mau- M Pour les analyses chimiques, ont été re-

cueillies par les Drs. Dubé et Desjardins, qui paraissent en avoir été les gardiens jusqu’au moment du procès. Et voici ce que dit le Dr. Dubé dans son témoigage :

“J'ai mis dans une fiole une partie de ce que j'ai trouvé dans l'intérieur de l'estomac. J'ai emporté cette fiole chez moi, et l'ai scellée de mon cachet. Je l’ai toujours tenue sous clef, et

es souliers

lé, confirrelativeemins.

hissent-elgastro-inpoisonnee et les

RTS PE TES DATÉE D De LR bE Se ES:

es

l'ai depuis rapportée à Kamouraska. Jeudi der nier au soir, j'ai ouvert moi-même cette fole et l'ai remise au Dr. Jackson.” .

Voici maintenant ce que dit Alfred Jackson, médecin de la cité dé Québec :

‘‘ Je professe la chimie à l’école de médecine de Québec depuis 4 ans. Depuis que je suis ici, le Dr. Dubé m'a remis une fiole qu’il me dit con= tenir des substances prises dans l'estomac de la défunte Sophie Talbot.

Dans une autre partie de son témoignage, il ajoute :

“ Le Dr. Desjardins m’a remis une autre fiole

qu’il me dit contenir l'estomac de la même fem+ me.”

Ces extraits des témoignages de l’expertise font voir, plus qu'aucun raisonnement ne pourrait le faire, tout ce qu’il y a d’incertain et d’irrégulier dans les:

procédés suivis par les autorités, ainsi que par les médecins durant toute l’enquête dans cette affaire, pour découvrir le poison, et pour arriver à la conclusion, que la défunte Sophie Talbot est morte empoisonnée.

C’est bien ici le lieu de citer avec M.

Jules Barse, l’auteur mentionné dans son Manuel de la Cour d’Assises, qui, dit :

& Qu'il n’est pas sage d'admettre le principe du partage dans les opérations, c'est-à-dire de confier dans le cas d’exhumation juridique, à un expert de la localité, le soin de recueillir et de carboniser même les tissus, pour ensuite les expédier aux savants de nos grandes villes, qui seraient chargés de terminer les analyses définitivement. Cet usage est assurément contraire aux saines maximes de la chimie légale. Les seconds xperts continuateurs ne pourront répondre nyl« lement sous serment de ce que les premiers exs perts auront fait, ni pour l’adresse dans l’opération, ni pour la pureté des substances. Et on, conçoit que la conclusion définitive ne pourrait que s’obseurcir beaucoup au milieu d’un tel désordre. Au contraire, l’unité des opérations est un principe fondamental en matière d’expertise: juridique.”

Le Dr. Jackson reçoit done du Dr.

Dubé une partie des matières qui doivent être soumises à l’analyse chimique, et:

l’autre partie du Dr. Desjardins. La première partie de ces matières était en:

très petite quaritité, environ deux cuil=, lérées à thé : “.'e la divisai en deux parties, dit le Dr. Jackson ; le premier moyen.

dont je me servis:fut le procédé de Reinsch.

J'introduisis la substance organique dans:

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