‹ Jurisprudence médicale [microforme]Chapitre 15 sur 22 · RE PQ AD PR RE PA PAT · texte numérisé non relu

RE PQ AD PR RE PA PAT

fait exprès pour ces sortes d'expériences.

J'y ajoutai de l'eau pure et de l'acide hydrochlorique ”

En -chimie, lorsqu'il s’agit surtout d’une expertise, il faut employer les moyens les plus sûrs, ainsi que les réactifs les plus purs si l’on veut arriver à un résultat positif. Les matières sur lesquelles l’expert devra opérer doivent être revêtues d’un caractère d’authenticité: ermment pourrait-il se prononcer sur le résultat de ses opérations s’il en était autrement ?

Dans le cas qui fait le sujet de cet examen, le Dr. Jackson a commencé ses opérations sur des matières qui n’avaient aucun caractère d'authenticité ; les réactifs ne paraissent pas avoir été examinés et analysés tel que voulu en pareilles circonstances ; l’eau qu’il a employée dans ses opérations n’est point de l’eau distillée, mais de l’eau de pluie d’après le Dr. Dubé qui, en rendant compte d’une partie des opérations, dit en parlant de la petite fiole qu’il avait remise au Dr. Jackson : “ Z7 a versé la moitié de son contenu dans un creuset, et y a ajouté un peu d’eau de pluie et d’acide chlorique;” ce qui rend les résultats des opérations chimiques inadmissibles en matière d’expertise médico-légale.

Je citerai une partie du rapport des médecins chargés de l’expertise dans l'enquête faite sur le cadavre du duc de Praslin, afin de faire voir tout ce qu’il y a d’incomplet dans la première partie du

Bey ds

une capsule de porcelaine, un vaisseau| ‘1° Tout porte à penser que la mort de M. le

duc de Pras'in résulte de li :

tance irritante: : ngestion d’une sub.

“2° L'analyse chimique des viscères extraits du caduvre est nécessaire pour déterminer d'u ne manière positive la cause de la mort, la naty. re de la substance ingérée, et donner les moyens de répondre aux diverses questions posées dans l'ordonnance de M, le chancelier de rance, pré. sident de la cour des pairs,

(Signé,) ‘‘Onriza, A. Tarpræv, Rouagr, AnDraz, Louis,

De. Cuaver, Paris, le 25 août 1847,” jé

(Extrait de la Pres)

Nous voyons ces médecins, après avoir examiné personnellement le cadavre du duc de Praslin, décrit les diverses blessu. res qui existaient dans plusieurs parties du corps, et après avoir observé attentivement les lésions les plus profondes d’une inflammation intense, avec sept larges escarres à la surface interne de l'estomac et autres lésions ; malgré cela ces médecins, dis-je, n’osent pas se pronoïcer sur la cause de lu mort. “ Tout porte, disent-ils, à penser que la mort de M. le duc de Praslin résulte de l'ingestion d'une substance irritante.”

Au contraire, le Dr. Jackson, qui n'a m1 observé le corps ni fait l’autopsie de la défunte Sophie Talbot, se prononce et conclut qu’il y a eu empoisonnement, d’après la description des symptômes de la maladie faite par les témoins et celle de l’intérieur du cadavre par les médecins. “ D'après l’ensenble des faits, dit- “il,7e suis d'avis, après un examen at- “tentif des symptômes de la maladie et

rapport ou témoignage du Dr. Jackson. |“ des apparences cadavériques, que la di- Ces médecins, après avoir fait l’autopsie | “ funte est morte empoisonnée par un poiet l’examen cadavérique, pour se pro- |“ son corrosif.”?

noncer et répondre sur les questions qui leur étaient posées, procédèrent comme suit :

# L’estomac, les intestins, le foie, sont mis à

ermés devant nous et scellés au scean de M. le juge d'instruction, avec une étiquette siynée par nous, une petite quantité d'urine rendue pax M. le duc de Praslin dans les derniers moments de sa

et sceilé comme les précédens.”

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