PONS CAP
médicaux, et non pas sur une foule de renseignements souvent inexacts que le médecin peut recueillir des personnes auprès desquelles il est obligé de se rendre.”—Juzes Barse, Manuel de lu cour d’,Assise,
“Les symptômes de la maladie, dit le juge Duval dans son‘adresse aux jurés, ne laissent aucun doute sur le fait de l’empoisonnement, l'autopsie du corps et l'analyse du contenu de l'esto= mac en fournissent la plus évidente démonstration.”
Le juge dans son adresse s’est chargé d’une très grande responsabilité, en disant que les symptômes de la maladie ne laissaient aucun doute sur le fait de l’empoisonnement. C’est bien vrai que les médecins ont dit que ces symptômes étaient ceux de l’empoisonnement par Parsenic, mais lorsque tous les auteurs de médecine légale s’accordent à dire que les symptômes de l’empoisonnement par les poisons irritants (arsenic, bichlorure de mercure,etc.,) sont ceux d’un grand nombre de maladies, telles que luilammation d'estomac, du foie, d’intestins, et choléra, coliques nerveuses, hernies étranglées, ileus, etc., etc. Quant aux symptômes exclusivement propres à l’empoisonnement, il n°’y en a pas ; une foule d’affections présentent les mêmes symptômes, et il faut pour établir la différence une habitude d’observations et des connaissances qui ne pouvaient se rencontrer chez les personnes qui ont décrit les symptômes de la maladie de Bisson, puisque le médecin même ne les a point reconnus : “ Lorsque je vis
0 | le défunt, dit le Dr. Dusseault, entre 3 suflisaient |
ou 4 heures de laprès-midi, dimanche le 4 courant, je n’ai point pensé qu’il souffrait des effets du poison.” Ce n’est sans doute qu'après avoir entendu les témoignages de Huard et autres qu’il a ajouté : “ Mais je suis sûr à présent que les symptômes qui se manifestaient alors étaient ceux de lPempoisonnement par l’arsenic.?”?
‘Si les poisons minéraux ne donnent lieu ni à des maladies, ni à des altérations pathologiques spéciales, la chimie est toute puissante pour les découvrir dans les restes de la victime, méme après une inhumation prolongée.—[FLanpix, traité des p'isons vol. 1, p. 216-17.
‘On considering all that has now been said regarding the characteristics of the symptoms of general poisoning, as constrasted with those of natural disease, no one can never hesitate to al-
dés
low, that from them alone a medical jurist can never be entitled to pronounce that poisoning is certain.—CHRISTISON, on poisons, p. 49 et 50,
“Le médecin serait blâmable, s'il affirmait qu'il y a eu empoisonnement, en n'ayant égard qu'aux symptômes qu'il a pu observer pendant la vie, et aux lésions de tissu dont il a constaté l’existence après la mort; car la plupart des symptômes et des altérations de tissu déterminés par les poisons, peuvent se remarquer dans une multitude de maladies que nous avons eu soin de signaler : telles sont le choléra morbus. la gastrite,” etc., ete.—OnriLa, méd, lég., t, 3, p. 552.”
Les symptômes de la maladie ne sont donc point une preuve du fait de l’empoisonnement, puisque les mêmes symptômes se remarquent dans une foule de moladies indépendantes de laction d’un poison irritant.
Le juge a pu se laisser influencer, former même son opinion d’après les témoignages des médecins, qui ont déclaré que les symptômes décrits par les témoins indiquaient wne violente inflammation de la membrane muqueuse de lestomac et des intestins causée par un poison ?ÿritant, l’arsenic ; mais avec des connaissances de médecine légale que l’on doit supposer aux juges, ces témoignages n’auraient point dû lui en imposer, même s’il n’eût lu qu’un seul traité de jurisprudence médicale. Le juge est donc seul responsable de cette partie de son adresse aux jurés, quand il dit: “ Les symptômes de la maladie ne laissent aucun doute sur le fait de l'empoisonnement.”
‘L’autopsie du corps, dit encore le juge, et l'analyse du contenu de l'estomac fournissent la plus évidente démonstration du fait de l’empoisonnement.”
L’autopsie du corps ne prouve rien de plus que les symptômes de la maladie. Les lésions de tissu observées dans certains cas d’empoisonnement se remarquent également dans un certain nombre de maladies.
Nulle altération ou lésion, il faut bien le dire, n’est propre à l’arsenic qui, le plus souvent, r’en entraîne aucune.”—FLANDIN, Truilé des Poisons, vol. ler, p. 559.
“L'existence ou la non-cxistence de lésion cadavérique, l'étendue et le siége de ces altérations ne ‘uflisent donc jamais pour affirmer qu’il y a eu empoisonnement, et ne peuvent servir qu’à corroborer les conclusions qui se déduisent des symptômes et de l’analyse chimique des matières.” Orfila, Tox. t. 1, p. 342-343,
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‘ But every experienced physician is now well aware, that excessive lividity is by no means universally produced by poison, and that itis likewise produced by so many natural deceaseg as not even to form, in any circumstances what. ever, the slightest ground of suspicion.” Christi. son, on poisons, p. 51.
‘In the majority of cases, the pos! mortem appearances are not conclusive of poisoning ; in 80me, there are no alteration whatever of the natural structure, &c.”’ Wharton and Stillé, Med. Jurisp. p. 382.
Les apparences morbides n’ont réellement de la valeur qu’en autant qu’on est parvenu à démontrer la présence du poison par les analyses chimiques, au moyen de procédés rigoureusement exigés dans la procédure des expertises médico-légales. Les apparences morbi.
des n’ont donc aucune valeur réelle comme caractères distinctifs de l’empoisonnement par l’arsenic, etc.
Examen des procédés de l’autopsie.— L'analyse s’opère sur toutes les matières suspectes, recueillies avant et pendant l’autopsie, ainsi que sur les différents organes du cadavre. Chacune des parties soumises à l’analyse doit être d’une authenticité incontestable. La moindre omission, soit dans la manière de recueillir et de garder ces matières, soit dans les analyses chimiques laisserait des doutes sur la culpabilité de laccusé, et rendrait la preuve incertaine malgré que l’on serait parvenu à démontrer la présence du poison dans les matières analysées ; et, la loi veut que le bénéfice du doute soit toujours accordé à l’accusé.
Le procès-verbal de l’examen cadavérique et celui des analyses chimiques doivent être rédigés sur les lieux mêmes des opérations ou d’après des notes prises afin qu’il ne puisse s’élever de doute sur la fidélité de la mémoire. Les procès-verbaux ou rapports des expertises médico-légales doivent donc toujours être écrits avec tous les détails nécessaires pour l’information de la justice. En a-t-il été ainsi dans l'affaire d’Anaïs Toussaint? Nous ne voyons rier. dans le rapport qui établisse l'authenticité des pièces de conviction, c’est-à-dire les rapports détaillés des matières recueillies et soumises aux analyses chimiques. Les témoignages des médecins seuls devant la cour paraissent tenir lieu de rapport,
mais ce régulari constance Le Dr gnage :
“Le 6 jt
e fis l’exar isson. Il marquai à et les paup livides. Er de remarq effusion sé gement ren onces de sa de cet orgal rempli de 1 extrémités gane afin d tenu de l’es beaucoup € demi-rempl testins a été des légatur Après avoin tenu dans queuse ou l4 cessiveme.t Sur cette su de petits po taux, opaq soupçonné cide arsénic m’adjoindre fut nommé € men du cor nous fit voir Les intestins ouverts, ils I l'estomac. Li examinés, il Le cerveau f forte conges nous donner demain nous mîmes une F mac à l’actic Marsh et de aucun doute renfermait d
“Une sub l'estomac et organe en fu cette substai avoir été la très petite p aux épreuve:
gultats prou:
delà de tout
“Jenait été causée ] gnage de M senr., les sy Causés par |
ges mais cela n’est point suffisant pour la| Le Dr. Frémont montra ensuite dix ne régularité des procédés en pareilles cir-| grains d’acide arsénieux qui ont été eceaseg constances. extraits de la face interne de l’estomac, s what. Le Dr. Frémont dit dans son témoi-|c’est la moitié environ dece que nous Christi- gnage : avons trouvé, dit-il.” tem ap- u Le 6 janvier, sur la demande du coronaire, Le Dr. Alfred Jackson, dans son té- ; in 80- e fs l'examen cadavérique du corps de Joseph | moignage devant la cour, dit: the na- isson. Il y avait he décomposition; je re-| «Le G janvier, à la demande du Dr. Frémont, 6. mai à mur du cr, eus Les ve at une dauêt nu dan un cs du . ” | poisonnement supposé. Le Dr. Frémont ava t réel- livides. En queue le ons er na À TER | ouvert le corps avant mon arrivée; cependant de remarquable ne s'esi présente, si C6 n'est une | Gronnes n'avaient pas été déplacés, à l’exqu’on effusion séreuse dans le péricarde ; un ramolis- ception du cœur et de l'estomac qui avaient été ace du put es re à Res hé LE ouverts. La surface externe du corps était d’une les, au ge ph és était mar d Si blniors couleur jaunâtre, les yeux ouverts et injectés de nt exi- li de liquide. J’appliquai des ligatures aux sang. Les poumons étaient légèrement engorgés ‘ ET EN A NS ot et d’une couleur plus foncée que la couleur naertises extrémités supérieure et inférieure de cet or-|{ ele. Le cœur était aussi plus rouge et la subsmorbi- gane ne æ ap le Ho pa le or tance paraissait ramolie. L’estomac présentait à réelle tenu de l'estomac Cans Un vassin nel. Le Toi ER | 1 surface interne une couleur rouge presque empoi- a a 08 Sn écarlate. Cette pe ut gra dans e emi- . = A e testins a été séparée du corps après avoir placé NE PT On D pr Ps 4 {w légatures tel LE pie ms PAGE HS TASe testins ; la muqueuse paraissait beaucoup injecatières près Avoir ouvert estomac ef placé SON CON | {64 et ramolie, mais non ulcérée. Les gros intesendant tenu dans um f Én pres à Ent etc tins étaient dans leur état naturel; le rectum rent QQ eon a eg it de ctergae Gt Vide, Le fe dat ngorgé de dun gr Li h t * ljaunâtre. La vésicule biliaire était dans son se Te Sur cette surface je remarquai un grand nombre Store Les reins étaient beaucoup engorgés, le > d’une de petits points blancs, lesquels étaient des crys- tissu de ces organes était d’une couleur plus 1oindre taux, opaques et légèrement solubles. Ayant |f;c6e qu’à l'état naturel. La vessie était dans de re- pue que fs PUS ARR EEE un état naturel et contenait une petite quantité es, soit m'adjoindre ta autre médecin Le Di, Jackson d’urine. Le péritoine était dans une condition
isserait
trer la atières bnéfice ceusé, cadaniques 1êmes es pridoute S proertises bujours nécese. En T'ousapport
fut nommé et nous continuâmes ensemble l’exa-
Les intestins ayant été séparés du corps, furent ouverts, ils présentaient la même apparence que l'estomac. Les autres organes abdominaux furent examinés, ils étaient engorgés comme le foie. Le cerveau fut examiné, et il présentait une très forte congestion. L’enquête fut ajournée pour nous donner le temps de faire l’analyse. Le lendemain nous commençâmes l’analyse, nous soumîmes une partie du fluide contenu dans l’estomac à l’action des réactifs appelés épreuves de Marsh et de Reinsch. Les résultats ne laissèrent aucun doute que le fluide contenu dans l’estomac renfermait de l’acide arsénieux.
Une substance blanche contenue aussi dans l'estomac et adhérente à la face interne de cet organe en fut séparée par des lavages réitérés ; cette substance laissa un dépôt blanc qui, après avoir été lavé et desséché pesait 20 grains. Une très petite partie de cette substance fut soumise
naturelle. Le cerveau n’offrait rien d’extraordi-
free : 4" |nairement remarquable, si ce n’est une légère accusé, men du corps. Une incision faite dans le foie congestion. En examinant plus attentivement la malgré nous fit voir que cet organe était rempli de sang. | fie interne de l'estomac, mon attention fut atti-
rée sur une substance blanche qui s’y trouvait adhérente. Cette substance raraissait dense et rude au toucher. Le Dr. Frémont me montra en même temps un vase dans lequel le contenu de l'estomac avait été vidé, et ce vase contenait environ une chopine d’un fluide sanguinolant, mélangé de gruau et de la substance blanche dont j’ai déjà parlée. L’estomac, une portion des petits intestins, une partie du foie, un des reins etle contenu de l'estomac furent placés dans un vase net, et scellé.—On m’a remis aussi un vase dans lequel les matières vomies par le défunt, Joseph Bisson, avaient été reçues. Le vase avait été vidé, mais il contenait encore de la matière vomie. On m’a aussi remis une tasse qui contenait une potion dans laquelle l’on disait que l’arsenic avait été mêlé.
“Le lendemain nous fîmes, le Dr. Frémont et moi, l’analyse du contenu de l’estomac. Nous
aux épreuves de Marsh et de Reinsch et les ré-| avons découvert, par les épreuves de Reïinsch et
sultats prouvèrent que cette substance était au-| de Marsh, de l’arsenic dans la portion fluide du delà de tout doute de l’acide arsénieux. contenu de l’estomac. Ensuite, la membrane in-
“Je n’ai pas le moindre doute que la mort a | terne d" l'estomac fut lavée, et les substances été causée par ce poison.—J’ai entendu le témoi- | qui y adhéraient furent séparées. Ces substances gnage de Malvina Baribeau, et celui de Bisson, | furent ensuite séparées de la matière organique, senr., les symptômes décrits par eux sont ceux.| lavées et desséchées, elles fournirent environ 20 causés par l’arsenic.” grains d'une poudre blanche qui était de l’acide
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frsénieux, comme j'ai pu m'eb assurer par la suite, Je montre ici une partie de la substance que j'ai trouvée dans le corps—dJe n'ai aucun doute que la mort n été causée par l’arsenic.
6 J'ai entendu décrire les symptômes de la maladie du défunt, par les témoins Huard, Bisson, senr., et François Bisson. Ces symptômes sont semblables à ceux que l’on observe ordinairement dans l’'empoisonnement par l’arsenic.
# Les altérations de tissu que j'ai remarquées lors de l’examen cadavérique, sont celles qu’on remarque généralement dans un cas d’empoisonnement par l’arsenic.
“ Les matières vomies, et qui m'ont été remises dans un vase, n’on: donné aucune trace d’arsenic par l’analyse.”
Les témoignages des Drs. Frémont et Jackson ont été traduits du Morning Chronicle ; je les cite aussi littéralement ue possible, afin de faire voir sur quoi repose cet examen médico-légal que Je soumets au public, aux autorités exécutives et surtout à la profession médicale.
Le rapport &3 médecins de l’expertise médico-légale devait comprendre deux parties très distinctes: Premièrement, le procès-verbal de l’examen cadavérique et des matières recueillies pour les analyses chimiques ; Deuxièmement, le procès-verbal des analyses qui doit comprendre les détails de l’examen des produits chimiques, des vases employés dans les opérations, et les résultats des procédés chimiques.
Les rapports qui sont faits en Angleterre et en France, au sujet des empoisonnements, et les mesures prises pour s'assurer de exactitude de tous les procédés qui se rapportent aux cas de médecine légale et que je ferai connaître plus bas, nous démontreront qu’on n’a point procédé, dans l'affaire d’Anaiïs Toussaint, comme on devait le faire lorsqu’il s'agissait d’une accusation de meurtre par empoisonnement.
Le Dr. Frémont, dans son témoignage devant la cour, en rendant compte de Penquête tenue pur le coronaire sur le corps de Joseph Bisson, dit :
“ Je plaçai le contenu de l’estomac dans un vase net, etc. Je remarquai que la membrane muqueuse ou la face interne de cet organe était excessivement (inlenseley) enflammée, en difiérents endroits (àr distinct and numerous patches), Je remarquai, sur cette surface, un grand nombre de petits points blancs, lesquels étaient des
crystaux, opaques et légèrement solubles, (on this surface, 1 remarked numerous particles, which
grow do be crysluls, opaque, and but slighly solu: Me). Ayant soupçouné que ces petits points étaient de l'acide arsénieux, je demandai au co. ronaire de m’adjoindre un autre médecin.—Le Jr. Jackson me fut adjoint.”
L’examen est continué par les Drs, Frémont et Jackson. Les intestins sont séparés du corps et ouverts ; ils présentaient les mêmes apparences que l’estomac. Les autres organes abdominaux furent examinés ainsi que le cerveau, et ils étaient engorgés, etc. Le Dr. Frémount continue en disant :
“ L'enquête fut ajonrnée pour nous donner le temps de faire l'analyse, Le lendemain nous commençâmes l'analyse, nous soumîmes une pars tie du fluide contenu densa l’estomac à l’action des réactifs appelés épreuves de Marsh et de Reinsch (called the Marsh and Reinsch tests.) Les résultats ne laissèrent aucun doute que le fluide contenu dans l’estomac renfermait de l’acide ar sénieux, (the resulls left no doubt that it wasin fact arsenious acide which was contained in the Jluid).”
D’après le Dr. Frémont, une petite partie de la substance blanche dont il à été parlée fut soumise à l’analyse et donna de lacide arsénieur., et voici ce qu’il dit :
“ À very small portion of this substance was afterwards submitted to Marsh and Reinsch tests, and proved that the substance was beyond ques: tin, arsenious acide,”
Le Dr. Jackson, après avoir rendu compte de l’état des différents organes qu’il a examinés, tel que mentionné dans son témoignage, dit :
“ En examinant plus attentivement 14 face in« terne de l’estomac, mon attention fut attirée sur une substance blanche qui se trouvait adhérente à cette surface, (on examining more minutely the internal surface of the stomach, my attention was directed to a white substance which adhered to it.) Cette substance paraissait dense et rude
au toucher, (fhis substance appeared dense, and
had a gritty feel.) Le Dr. Frémont me montra un vase où l’on avait mis le contenu de l’estomac, environ une ehopine de fluide sanguirnlant
mélangé de gruau et de substance blanche, ( Dr. R
Fremort shewed me at the sume time a vessel into which the contents of the stomach had been emptied, lle said vessel contai:ed about a tr sanguinous fluid, mixed with gruel, and the white
which I have spoken). L’estomac etune portion des petits intestins, une partie du foie, un des reins, et le contenu de l’estomac furent placés dans un vase net et scellé, (fhe stomach and a portion of the small intestins, a part of the liver, one of tlu kidneys, and the contents of the stomach, were pla ced in a clean vessel and scaled).” }
substance of À
Le .
vase q mis, € mies P
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core de emptied, mained) dans lac on, m'a a lotion mixed).
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