‹ Justice aux Canadiens-Français [microforme]Chapitre 12 sur 15 · RER 7 RER · texte numérisé non relu

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Mais à quoi bon m'étendre sur ce sujet :

vous niez que le clergé canadien ait exercé une action salutaire sur le développement intellectuel et moral du peuple; laissez - moi mettre en regard de votre opinion celle d’un Anglais protestant dont le témoignage ne saurait vous être suspect.

Lord Durham, dans un rapport adressé à la reine, disait :

“It is a subject of very just congratulation, “ that religious differences have hardly oper- “ ated as an additional cause of dissension in “ Lower Canada ; and that a degree of prac- ‘“tical toleration, known in very few commu- ‘“ nities, has existed in this colony, from the “period of the conquest down to the present “ time.

“The French-Canadians are exclusively “ Catholics, and their Church has been left in “ possession of the endowments which it had “at the conquest. But the Catholic priesthood “ of this province have to a remarkable degree,

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“ conciliated the goodwill of persons of all “ creeds ; and I know of no parochial clergy in “the world whose practice of all the Christian “virtues and zealous discharge of their cle- “rical duties, is more universally admitted, “and has been productive of more benefcial “consequences. Possessed of incomes suff- “cient and even large, according to the “notions entertained in the country, and en- “joying the advantage of education, they “have lived on terms of equality and kind- “ness with the humblest and least instructed “inhabitants of the rural districts. Intimately “acquainted with the wants and characters “of their neighbours they have been the pro- “ moters and dispensers of charity aud the ‘“effectual guardians of the morals of the “ people ; and in the general absence of any “ permanent institutions of civil government, “the Catholic Church has presented almost “the only semblancé of stability and organi- “ zation, and furnished the only effectual sup-

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“port for civilization and order. The Catholic ‘“ clergy of Lower Canada are entitled to this “ expression of my esteem, not only because “it is founded on truth, but because a grateful ‘“‘recognition of their eminent services in “resisting the arts of the disaffected, is es- “ pecially due to them from one who has ‘“administered the government of the pro-

“vince in those troubled times.”

Convenez que de pareilles affirmations doivent avoir plus de poids que les récriminations dont votre livre s’est fait l'écho.

J'avoue ne pas saisir clairement le raisonnement qui termine votre second chapitre.

Vous dites que les jeunes Anglais jouent à des jeux virils, et entrent dans la vie avec de l'initiative et de la volonté.

Vous en concluez que, de ce fait, ils accaparent tous les bénéfices, que toutes les affaires (si tant est qu'on en fasse au Canada !) sont pour eux, et que leurs idées, enfin, prédominent en tout.

C’est Ià une théorie nouvelle, dont les Canadiens vous sauront gré. Ils supposaient, jusqu'ici, et avec quelque raison, que la possessio.1 du capital était une des causes immédiates de la supériorité anglaise en matière de commerce.

Grâce à vous, les Français d'Ainérique sauront, désormais, à quoi s’en tenir,

Leur prospérité ! commerciale n’est plus qu'une question de wwuscles, et à ce compte, je ne doute pas qu'ils ne conquièrent rapidement, par le “ Foot Ball”, la suprématie à la-

quelle ils aspirent.

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“1 * pe, »: DE) Les

Rappelant les débuts de l’université McGill

à Montréal, vous écrivez “...... Monsieur “McGill devinait quel rôle l'instruction pu- “blique allait jouer dans le dix-neuvième siècle, ‘et il était pressé d’en assurer le développe- “ment au Canada. Son projet fut étoufté, grâce “à la vigilance et à l'énergie du clergé catho- “ lique, a dit depuis Monseigneur Langevin, ‘assez aveugle pour ne pas comprendre les “heureux résultats qu’il contenait en germe.”

Pour tous ceux qui connaissent l’histoire du développement de l'instruction publique

au Canada, ces paroles établiront clairement 6)

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