PAR L EGLISE DANS LE PRESENT
Conseils particuliers. La Société a un Bulletin mensuel. Elle est essentiellement une œuvre de charité chrétienne, et la visite à domicile, où sont portés les secours, est le principal mode de cette assistance. Ce qui ne veut pas dire qu'elle est destinée à assister tous les pauvres d'une paroisse; elle en choisit seulement quelques-uns, suivant ses ressources d'argent et de personnel, et elle se borne à faire sans bruit un peu de bien. Quand elle existe dans une paroisse, elle y exerce la plus heureuse influence. Elle est pour les paroissiens un foyer d'édification et pour le clergé un puissant appui moral. Elle est le germe des autres œuvres et comme le noviciat du zèle. C'est chez elle que se forment et qu'on va chercher les hommes de toutes initiatives et de tous dévouements. On l'ajustement qualifiée « la marmite où Dieu afait bouillir toutes les œuvres modernes ».
II. Dans le grand ministère de la charité, la femme a sa place toute marquée. Elle semble plus particulièrement vouée au service de la douleur. Elle est faite pour consoler comme pour souffrir. L'amour, ce synonyme humain de la charité, déborde naturellement de son cœur et de ses lèvres. C'est près d'elle que l'homme, froissé des douloureux contacts de la vie, trouve la résignation pour
subir et le courage pour se relever. Elle se penche avec un égal succès sur le berceau du nouveau-né et sur le lit du moribond. L'Eglise, qui a le sens des réalités, n'a pas pu méconnaître cette destination et cette vocation naturelle de la femme, et elle a institué pour ceux qui souiïrent, pour ceux que le monde oublie et abandonne, les associations des daaies de charité ou dames patronnesses, et des jeunes patronnesses ou jeunes économes, qui, librement, généreusement, allègrement, se consacrent à la recherche et au soulagement de la misère humaine. L'Eglise, sans doute, n'a pas l'intention d'éleverla femme à une similitude excentrique de fonctions avec l'homme. Elle ne veut pas non plus arracher la fille, l'épouse, la mère à leurs devoirs détat, au foyer domestique, leur domaine naturel. Mais elle pense que la fonction sociale de la charité revient surtout à la femme, et que beaucoup de femmes peuvent en quelque sorte élargir leur tendresse en dehors du foyer et trouver un peu de temps pour les déshérités du bonheur. Voici donc des mères de famille qui jouissent dans la société de la considération publique et à qui la Providence a ouvert les sources de la fortune. Elles s'arrachent aux mollesses de l'opulence pour se livrer à l'activité du zèle dans une association de dames de charité. Voici des jeunes filles quiappar-