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CHAPITRE IX Le Droit à Tlntégrité physique

§ 39. — Je demande l'indulgence pour ce titre aux dehors pédantesques, mais je n'en vois pas d'autre qui annonce d'une manière adéquate tout ce qui sera compris dans ce chapitre. En effet, nous embrasserons tous les dommages, depuis la violence, qui peut détruire l'intégrité physique que chacun a le droit de revendiquer, jusqu'au simple désagrément d'un voisinage qui donne la nausée.

Sans nous occuper en ce moment d'autres restrictions^ la loi d'égale liberté a pour corollaire, évident par lui-même, que les actes de tout homme doivent se restreindre dans la limite oii ils n'infligent directement à autrui aucun préjudice physique, grave ou léger. En premier lieu, les actes qui ne tiennent pas compte de celte limite, impliquent, sauf le cas de représailles, l'exercice d'une liberté plus étendue d'un côté que de l'autre, et nous avons vu que, bien comprise, notre loi n'autorise ni agression, ni contre-agression. En second lieu, considérée comme énonciation d'une condition indispensable pour assurer la plus grande somme de bonheur, cette loi interdit tout acte qui inflige une souffrance ou un trouble physique.

§ 40. — Sous ce titre général, nous ne mentionnons que pour mémoire le droit à la vie et l'interdiction du meurtre, qui en dérive. Ce crime, considéré par les nations civilisées

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