I.A FÊTE DE L’ AMITIÉ ; LES COUREURS DE TESTAMENTS. 27 J
Lares paternels, et je sèmerai à pleines mains des violettes de toutes couleurs. Déjà^tout ici prend un air de fête; de longs rameaux ombragent ma porte, et les lampes allumées avant le point du jour consacrent la fête que je prépare.
« Que ces tendres témoignages ne te soient pas suspects, Corvinus; Catulle, dont le retour me fait élever tant d’autels, a trois petits héritiers. D’ordinaire, n’estce pas? on ne s’avise guère de sacrifier seulement une vieille poulé, à moitié morte, pour un ami dont l’affection serait si improductive; que dis-je, une vieille poule? on ne sacrifierait pas même une caille pour le salut d’un père de famille. »
Ite igitur, pueri, linguis animisquefa rentes,
Sertaque delubris etfarra imponUe cuit ris,
Ac molles omale focos glebamque virentem!
Jam sequar, et sacro, quod prxstat, rite peraclo,
Inde domum répétant, graciles ubi parca coronas Acciplunt fragili simulacra nitentia cera.
Hic nostrum placabo Jovem, Laribusque paternls Thura dabo, atque omîtes violsc jactabo colores.
Cuncta nitent, longos erexit janua ramos,
Et matutinis operatur festa lucernis.
Nec suspecta tibi sint lucc, Corvine : Catul/us,
Pro cujus.reditu tôt pono allaria, parros Très babel heredes. Libet exspectare, quis scgram Et claudentem oculos gallinam impendat amico Tant sterili. T'erum hxc nimia est impensa : coturnix Nulla unquam pro pâtre cadet 1 .
Un des plus sévères critiques de Juvénal, dont on connaît le spirituel mais quelque peu trop injuste jugement sur ce satirique, n’a pu s’empêcher de rendre hommage à ces vers : « Ce passage est charmant, s’écrie M. D. Nisard; c’est de la poésie molle et facile