‹ Juvénal et ses satiresChapitre 31 sur 195 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

générale de Rome et la triste situation du pauvre, qui en est une des conséquences les plus déplorables. Le reste n’est, pour ainsi dire, qu’accessoire, malgré la vérité, l’intérêt et la variété de certaines peintures, qui pâlissent néanmoins auprès de l’idée principale que nous venons de signaler. Nulle part l’indignation d'honnête homme de Juvénal, nulle part non plus sa chaleur d’âme et sa tendresse de cœur ne s’échappent en traits plus éloquents et plus touchants à la fois. A côté du grand poète et du grand moraliste je trouve ici, — chose bien rare dans l'antiquité païenne, et qu’on ne s’est guère avisé de reconnaître jusqu’à présent dans notre satirique, — je trouve ici, je le répète, un sincère et ardent philanthrope.

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