Première partie
Page 5, ms, aut. L A l'encre noire, resté inédit jusqu'à ce jour. Collection de M°" Ronald Davis. Tous les titres qui s'y lisent se retrouvent au ms. aut. II, sauf Le marquis invisible, et tous, y compris ce dernier, avaient été donnés par Eug. Crépet en 1887, sauf rile ou face,
— ms. aut. II, Texte le plus souvent à l'encre noire pour la première colonne, et entièrement au crayon dans la seconde. Collection Jules Marsan. Nous n'avons pas réussi à percer le petit mystère des croix qu'on y voit. Sauf quatre : Conspiration (où devaient se rejoindre les données d'Un affamé et de Pile ou face), Le Catéchisme de la Femme aimée, Le mari corrupteur, et Spéculation sur la poste (qui d'ailleurs fait double emploi avec L'Almanacb), tous les titres qui figuraient ici figuraient pareillement, avec quelques variantes parfois, dans les ŒuvRES POSTHUMES de 1887, lesquelles en montraient cinq de plus : Le Père oui attend toujours , Une saute de vent , Le marquis invisible , Un homme en loterie et Le portrait impossible. Pourquoi Eug. Crépet avait-il écarté les quatre premiers ainsi que le canevas de L'Almanach ? Nous supposons que c'est tout simplement parce que ceux-là, à la différence des autres, ne se rencontraient que dans notre ms. aut. II dont une copie fut retrouvée dans ses papiers portant de sa main, nous l'avons dit, la mention : Liste omise.
Page 6, ms, aut. III. A l'encre noire. Collection Jules Marsan. Ce feuillet est coupé au ciseau après : «Théorie de la Foi». Le texte en avait été fidèlement reproduit dans les CEuvRES POSTHUMES de 1908 d'après une copie (non autographe) trouvée dans les papiers d'Eugène Crépet.
— I. 24 : Voir la question de la Sultane Alida. Plus exactement Ahna Deldir. C'était une guérisseuse mesmérienne qui se donnait pour princesse indienne et qui fut mêlée à un procès dont rendit compte la Gazette des Tribunaux le i" octobre 1858 sous le titre : «Usurpation de titres nobiliaires. Port de décorations étrangères». Le ministère public v était représenté par le substitut Ducrcux. Peutêtre Baudelaire se proposait-il de tirer de cette affaire une nouvelle qui aurait eu pour titre : La foire aux décorations ? — Voyez nos Miettes haudelairiennes [Mercure de France, i j-IX-1935 et 15-V-1936).
Page 7, 1. 1-3 : Série de scènes du Directoire. . . Modes . . . Estampes , . . — Cf. les lettres à Poulet-Malassis, en 1859 :
Vous me ravissez avec les modes de l'an vu. Merci. (13 février.) — La troisième La Mésangère ? Vous ne sauriez croire de quelle utilité pourront m'être les choses légères, non seulement par les images, mais aussi par le texte. (16 février.)
Cette note avait-elle trait à des nouvelles en projet ou à l'ouvrage sur les Peintres de mœurs dont Baudelaire annonçait le prochain envoi à Sainte-Beuve le 3 février 1862, il paraît bien difficile d'en décider. Elle est à retenir du moins comme un témoignage complémentaire de la prédilection qu'avait notre auteur pour l'époque du Directoire et du Consulat. Cf. notre tome I, p. loi à : Drames, et notre tome II, p. 139.
— I. 4 : Le style de Montesquieu. Baudelaire l'admirait fort. Le 28 mars 1857, sa correspondance nous le montre reprochant à Poulet- Malassis d'avoir oublié les Lettres persanes parmi les ouvrages du XYlli" siècle à réimprimer, et, le 29 avril 1839, relisant avec enthousiasme Grandeur et décadence des Romains.
— I. 5-6 : Les jouissances de l'Eglise. Impressions libertines ressenties à S'-PauL S'agit-il d'un souvenir personnel ? Ou ceci aurait-il été noté après quelque confidence de Sainte-Beuve qui donnait parfois rendezvous à Adèle Hugo dans cette église? Dans son Salon de 18 jç, Baudelaire mentionne cette dernière pour v avoir admiré le Christ aux Oliviers d'Eug. Delacroix. Mais le ton que notre note emprunte aux «impressions libertines ressenties» s'accorde mal avec «les sensations de rafraîchissement» qu'il dit, dans le même Salon, éprouver sous les voûtes de l'église catholique [L'Art ROMANTIQUE , respectivement p. 291 et 288).
— h ,7 : ^"^ petite vieille qu'on suit. Voyez, dans la seconde partie de nos Eclaircissements, à : Amoureux de la Vieille.
— I. 8-9 : La galerie de statues ou de tableaux pour le nouveau Don Juan. Voyez au tome I du présent recueil, p. 460, m fine. — Dans une étude intitulée Baudelaire et la légende de Don Juan (^Renaissance, New York, 1945), M. Alb. Feuillerat, essayant de conjecturer ce qu'eût été La Fin de Don Juan si Baudelaire avait réussi à construire ce drame, constatait que la scène, comportant pour décor la galerie ici notée, lui semblait bien «difficile à situer dans l'intrigue», telle du moins qu'elle se laisse dégager du canevas qui nous est parvenu, et il ajoutait :
Ce pouvait être une imitation de la scène des portraits dans Hernani, ou, plus vraisemblablement, la scène au cours de laquelle intervenait la statue du Commandeur.