‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 63 sur 123 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Page 24, 1. 19 : Le Cap sent le mouton. Selon Jules Mouquet [Baudelaire, le Constance et l Invitation au Voyage, article paru au Mercure de France, le 1-III-1934), Baudelaire aurait séjourné au Cap du 4. au 8 décembre 1841. Ces notes sur les odeurs semblent être une lointaine réminiscence d'un passage de La Russie de 18 j^ où le M" de Custine écrivait :

En général , les Russes portent avec eux une odeur désagréable , et dont on s'aperçoit même de loin. Les gens du monde sentent le musc, et les gens du peuple le chou aigre, mêlé d'une exhalaison d'oignons et de vieux cuirs gras parfumés. Ces senteurs ne varient pas. (Ed. de 1843, t. II, p. 193.)

Page 25, f 22 : Horrible peur de devenir bête. Cf. le feuillet 5 (p. 22, I. II).

— I. 7 : contagion soporeuse. — C'est ce que Babou dans un de ses articles du Figaro sur la Belgique (16 juillet 1865) avait appelé le «ralentissement».

— 1. 19 : Les espions. — - On lit dans le Voyage pittoresque en Hollande et en Belgiqiie d'Edm. Texier (Paris, Morizot, 1857), au chapitre consacré a Bruxelles :

... a toutes les fenêtres sont extérieurement accrochés ces miroirs que le peuple, dans son langage énergique, appelle des espions.

Voyez aussi de Th. Gautier, Caprices et zigzags, éd. de 1865, p. 45-46.

Page 26, I. 19 : Peu de parfums. Cf la lettre à Ancelle, 13 octobre 1864 :

Jugez ce que j'endure dans un pays où les arbres sont noirs et où les fleurs n'ont aucun parfum! [Correspondance générale, t. IV, p. 312.)

Page 27, I. 4 : Air de moutons qui révent. Expression empruntée à Edgar Poe {H ISTUIRES GROTESQUES ET SÉRIEUSES, p. 2o6) qui l'avait lui-même tirée d'un auteur français, mais lequel, nous l'ignorons.

— 1. 8-9 : Un chapitre sur les chiens... Cf., dans les PETITS Poe Al ES EN PHOSE, Les bons chiens, poëme d'ailleurs écrit à Bruxelles :

Connaissez-vous la paresseuse Belgiaue, et avez-vous admiré comme moi tous ces chiens vigoureux attelés à la cnarrettc du boucher, de la laitière et du boulanger, et qui témoignent, par leurs aboiements triomphants, du plaisir orgueilleux qu'ils éprouvent à rivaliser avec les chevaux ? etc.

— I. 10 : (Mot de'Duhois.) — Louis Dubois (1830-1880), peintre belge qui avait été l'élève de Couture puis avait subi l'influence de Courbet et pris position contre la peinture académique dans des articles qu'il signait Hout. Ami de Rops, de Poulet-Malassis, de Lambrichs, comme Baudelaire. Il vivait à Biez, près de Namur. La galerie bruxelloise de peinture moderne possédait de lui quelques toiles, le portrait de son père notamment. — On trouvera son mot à la page 73, f 104. Dans Passages (Bruxelles, La Renaissance du Livre, s. 3., p. 163), M. Gustave Charlier a rappelé qu'à l'Exposition internationale des Beaux-Arts dont il sera question plus loin, Dubois s'était signalé par l'envoi d'une nature morte singulière : un hareng saur enveloppé dans un exemplaire du romantique Journal des Beaux- Arts d'Adolphe Siret.

— I. 12 : Lavage . . . Dans une lettre à sa mère, du 26 février 1866, Baudelaire attribue ses rhumatismes à cette «manie nationale». — Cf aux Amanitates Belgica, p. 220 du présent volume, les deux derniers vers de La Propreté' des Demoiselles belges,

— f 251. — Pour le début de ce feuillet, voir notre Table de concordance, p. 291.

Page 28, f 23. — Pour la fin de ce feuillet, voir ibid.

Pa^e 29, 1. 13 : Pensionnats .. . Ceci se retrouve tant au feuillet 98 (p. 70) que dans Mon Cœur mis à nu, IX (t. Il, p. 91-92).

— I. I 5-16 : Elles vont en pisserie , . . Cf Le Moyen de Parvenir, par Béroalde de Verville, XXXIX (éd. Garnier, s. d. , p. 122-123) :

Es pais d'Alsassie, en un endroict assez beau [(•••)], la, les daines sont assez libres, mais sages; et pour le bien faire paroistre, elles ne pissent qu'une fois la semaine : et c'est au vendredy qu'elles s'assemblent, au matin, toutes par bandes (ce qu'il fait estrangement moult beau voir); et, selon leurs dignitez, s en vont en pisserie comme on va à la foire.

Pour un autre emprunt de notre auteur à Béroalde de Verville voir, de M. Jean Pommier, Dans les chemins de Baudelaire, p. 109.

— 1. 27 : Le tic du rire... Ceci se retrouvera au chapitre IV (Argument).

Page 30, I. 10 : Une ville sans fleuve. Cf. CORRESPONDANCE GENERALE, t. V, p. 253. Dans son Voyage pittoresque en Hollande et en Belgique, on voit Texier écrire :

Gérard de Nerval, cet infatigable touriste qui aimait tant la Belgique, me disait un jour que nous foulions de compagnie les vieilles rues tortueuses de Bruxelles : «Ce qui manque à Bruxelles, c'est un fleuve. Qu'est-ce qu'une capitale où l'on n'a pas la faculté de se nover? Gand a l'Escaut, Liège a la Meuse, Bruxelle n'a qu'un pauvre ruisseau qu'elle intitule la Senne, triste contrefaçon, m

C'est dans ses Souvenirs d'Allemagne , Lorely (Michel Lévy, 1860), que se rencontre ce propos de Nerval.

— I. 18 : Les plaintes d'un Italien. Nous ne savons rien qui éclaire ceci.

— I. 20-21 : La flânerie [...], chose impossible. Cf. CORRESPON- DANCE GÉNÉRALE, t. V, p. 252.

Page 31, I. I : ... même parmi les officiers. Et pourtant ceux-ci semblent à Baudelaire la fraction la moins détestaBIe de la nation belge.

Page 32, 1. 1-2 : Tous les Belges [...] ont le crâne vide. On retrouvera ceci bien des fois dans la CORRESPONDANCE GÉNÉRALE.

— 1. 15 : ... /« vers de Pe'trus Borel. Voyez p. 209, 1. 7-9.

Page 33, 1. 7 : Lf mot de Maturin. On le trouvera au feuillet 307 (même page).

— f 307 : // est certain que. . . Tiré de Melmotb ou L'homme errant, tr. de Jean Cohen (1821), t. V, p. 24.

Page 34, I. 19 : Un personnage de Cyrano. . . Cf. la lettre à Poulet- Malassis, i" novembre 1859 :

Vous m'avez traité Dieu sait comme, et comme je ne suis pas aussi gros que l'homme de Cyrano, il ne vous a pas fallu un jour pour me battre, mais

une minute. [CORRESPONDANCE GÉNÉRALE, t. II, p. 362.)

«L'homme de Cyrano» — le comédien Montfleury, d'après la lupart des scoliastes (Paul Lacroix, Victor Fournel, etc.); en réalité 'ondory, selon Frédéric Lachèvre dans son édition de L'autre monde (Garnier, p. x) et des Lettres satiriques [ibid., p. 1 1 1 ).

Page 35, 1. 8-9 : Un jeune écrivain [...] récemment... C'est indubitablement de Stéphane Mallarmé et de son Phénomène futur qu'il

s'agit ICI. Ce poëme en prose qui sera recueilli dans Divagations n'avait pas encore paru, que nous sachions du moins (MM. Montet et Monda, dans leur Bibliographie des Poètes maudits, I, Stéphane Mallarme', et M. Talvart dans ses fiches en placent la première publication dans la République des Lettres, 20 (décembre 1875). ^^'^ ^^"^ doute Baudelaire en avait-il eu connaissance par quelque tiers , peutêtre par Emmanuel des Essarts, ou Glatigny, ou Albert Collignon, plus vraisemblablement par M""' Hippolyte Le Josne ; voyez notre article du Goéland, novembre 194.2. — Ce feuillet aurait peut-être été mieux placé au chapitre XI.

— 1. 25-27 : Race déjiante , etc. — Ceci se retrouvera au feuillet 315 (p. 161, 1. 29-32).

— 1. 28 : Femmes. Voyez chapitre IV. — M°" Ronald Davis a bien voulu nous communiquer un feuillet détaché ayant pour titre : «Bruxelles. Premières impressions causées par le visage humain et la démarche. » Il confirme la teneur de ce chapitre.

Page 1