CHAPITRE
Page 36, I. 27 : La question de la Cuisine , , , Dans sa correspondance, Baudelaire s'est souvent plaint de l'alimentation en Belgique (voyez notamment ses lettres à M"' Aupick, en date des 31 juillet et 14 août 1864) et il se proposait certainement d'en traiter plus abondamment, car il écrivait à Ancelle le 13 octobre suivant :
Quant à la cuisine, vous verrez, j'y ai consacré quelques pages dans mon petit livre! [CORRESPONDANCE GÉNÉRALE, t. IV, p. 3 12.)
Page 39 , 1. 4 : Les omelettes de M, Nadar. On sait quelle popularité valut à Nadar, en Belgique, l'ascension du Géant. Faut-il croire qu'elle s'était étendue aux omelettes confectionnées selon ses instructions ou qu'il en faisait faire d'une énormité correspondant au nom de son ballon ? Personnellement nous n'avons rien trouvé qui l'indique dans la presse contemporaine. En revanche M. Alb. Kies y a rencontré un écho bien singuher dont voici le résumé :
Le 8 janvier 1865, le Courrier de Bruxelles, journal catholique à qui, de ce fait, Nadar ne devait guère être s^ympathique, mentionnait que l'administration communale venait d'ordonnancer le paiement d'une somme de 6.500 francs qui allait s'ajouter à quelque 20 ou 30.000 que l'aéronaute avait déjà touchés au titre de son ascension. Fuis il enregistrait l'arrivée à Bruxelles du fameux acrobate Blondin qui venait de traverser le Niagara sur une corde tendue, les yeux bandés et ne s'mterrompant dans son trajet que pour cuire et manger une omelette. Et il concluait en assurant que l'omelette Blondin ne coûterait pas aussi cher que l'omelette Nadar.
Mais de ce «texte» désobligeant, que tirer pour ce qui nous occupe? En tout cas il semble confirmer que «l'omelette Nadar» était réputée en Belgique, car autrement l'idée de lui comparer celle de Blondin n'aurait pu venir à l'esprit du rédacteur du Courrier, et il est évident que Baudelaire ne pouvait se proposer d'en parler que comme d'une recette ou d'un phénomène culinaires , puisque le feuillet où se rencontre sa notule porte la rubrique : Cuisine,
Page 40, 1. 13 : ... chez Horton. C'est-à-dire à la taverne anglaise du Prince of Wales, 8, villa Hermosa (Montagne de la Cour), réputée pour ses pale-ale et ses e.xtra-stout. Dans La Vie belge, Camille Lemonnier a consacré quelques pages aux réunions que tenaient là les proscrits ou exilés volontaires (Ranc, Hetzel, Laussedat, Deschanel, Poulet-Malassis , etc.). C'est au cours de l'une d'elles que Baudelaire avait hérité du gilet de Joseph Stevens, comme il l'a rappelé dans Les bons Chiens.
— I. 16 : Les chaises sans barreaux. On les retrouvera au feuillet 104 (p. 73, 1. 2-t).
— 1. 26 : Le far 0 est tiré... C'est ici le canevas d'une des A.vKE- NITATES Belgic^E, Opinion de M. Hetzel sur le faro (p. 223-224). Voir encore p. 82, 1. 17-18.