‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 69 sur 123 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Page 69, I. 3 : La société des Joyeux. — Voir p. 71 , I. 32-33.

— I. 12-15 : Si vous croyiez [...] n' éprouver iez-vous pas le besoin de partager [•••] — Non. — LJn retus du même ordre se rencontre dans La Solitude [PETITS PoËMES EN PROSE, p. 76).

— I. 18 : Tels étaient les discours d'un Belge. . . C'est ici le canevas de L'Esprit conforme, I ( AmQENITATES BelGICtE, p. 225) et d'une des Bouffonneries des Épaves : A M. Eugène Fromentin, A propos d'un importun qui se disait son ami (dans notre édition des Fleurs DU A'Ial, p. 290-292). Peut-être est-ce aussi le thème de la Singulière conversation que Baudelaire comptait inclure dans Le Spleen de Paris; voyez p. 58, f 17.

Page 70, I. 6 : Les Belges ne pensent qu'en bande... Cf p. 29, I. 12. Georges Eekhoud s'est inscrit contre ce jugement :

«En bande.» Mais c'est tout le contraire [...] A telle enseigne que [...] les Belges ne semblent éprouver le besoin de se réunir que pour donner carrière au besoin plus impérieux encore de se contredire, de se chamailler, de ruer dans les rangs. (Cité par Alb. Kies dans sa thèse dactylographiée : L'Infiuence de Baudelaire sur les écrivains de «la Jeune Belgique».)

— I. 26 : Van der Noot... Ch.-Nic. — (i 735-1 827), nommé président du pouvoir exécutif quand les Belges avaient secoué le joug autrichien (1790), et dont le nom était resté impopulaire en raison de son autoritarisme.

— I. 27-28 : Curieux malentendu entre les deux révolutions. Baudelaire y reviendra au chapitre 20 [Argument et f 229, respectivement p. 153 et 155).

Page 71 , I. 31 : Esprit de conformité. — Cf. Mon Cœur mis à nu, IX et XXIII (t. II, p. 92 et 103).

— I. 32-33 : Association de ^0 hommes joyeux pour inventer des poissons d'avril. Une Société des Joyeux avait été fondée à Bruxelles en 184.7 entre peintres, musiciens et amateurs, dont faisaient partie Félicien Rops, Léon Jouret, Ed. Anspach, etc. Mais, selon Henri Liebrecht

qui en a parlé dans La Vie et le Rêve de Charles de Coster ( J. E. Goossens, 1927), celle-là ne comptait qu'une quinzaine de membres et son activité visait beaucoup plus haut que la farce. II faut donc croire que c'est d'une autre «Société des Joyeux» qu'il s'agissait ici ou bien que Baudelaire s'est trompé sur le nombre des associés.

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