CHAPITRE
Page 75, I. 15 : Un ouvrier puisatier tombe dans un eljoulement. Cet accident s'était produit le 10 novembre 1865 et c'est seulement le 21
âue les travaux de secours devaient aboutir. Ce que rapporte ici audelaire est donc exact. Mais il faut ajouter que les journaux belges avaient été les premiers à s'indigner de l'inertie administrative (voyez l'Indépendance behe , n°' des 14-16, 19 et 22 novembre); il faut dire de plus que la cnarité belge s'était activement employée à secourir la famille du malheureux puisatier : une souscription publique avait été ouverte et la Maison du Roi avait paré aux premiers besoins des orphelins recueillis aussitôt par un camarade de leur père.
— I. 18 : . . . maigre' les apologues de Jésus-Christ. Celui qui présente avec notre texte le rapport le plus évident se trouve dans l'Evangile selon saint Luc, xiv, i-^ :
Qui est-ce d'entre vous qui voyant son âne ou son bœuf tombé dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, le jour même du sabbat?
— I. 24-25 : La loi postale. Le Télégraphe. Dans la CORRESPON- DANCE GÉNÉRALE se rencontrent très souvent des plaintes au sujet du régime postal belge qui fut d'ailleurs modifié au cours du séjour de Baudelaire à Bruxelles (voyez notamment les lettres à sa mère des 16 juin 1864 et 10 février 1866, et la lettre à Ancelle du 2 septembre 1864).
— I. 29-30 : Pour faire pendant à la pudeur de TEspiègle... — Au feuillet 152 (p. 96, I. 21), il sera question des apudeurs de /'Espiègle, relativement aux filles ». D'autre part, au feuillet 338 (p. jf>-jj), on lit souligné : «Télégraphe... (// vous embrasse)». A la lumière de ces rapprochements , on semble autorisé à traduire cette note comme suit :
Pour faire pendant à la pudeur de /'Espiègle (qui a protesté contre les dangers qu'offre la promiscuité des filles avec nos femmes), la
pudeur du Télégraphe (qui m'a refusé une dépêche où figuraient les mots : Il vous embrasse).
Page 76, I. 1-2 : Charpentier [...] Ma mère [...] etc. — Baudelaire établit ici des recettes et dépenses a prévoir : à Charpentier, directeur de la Revue nationale , il avait remis des poèmes en prose qui ne seront publiés que posthumes ; chez Villemessant d comptait faire passer des Lettres belles et le Mystère de Marie Roget ; Hôtel, celui du «grand Miroir»; Jousset , le propriétaire de l'Hôtel de Dieppe, rue d'Amsterdam , où notre poëte avait longtemps séjourné avant son départ pour Bruxelles; Jeanne, faut-ii le dire? Jeanne Duval à laquelle, vers le 10 mai 1864, on le voit prier Ancelle d'envoyer cinquante francs.
Page 76, I. 9 : Mes aventures avec la PoSTE, Nous l'avons déjà dit : Baudelaire s'est très souvent plaint du régime postal belge, — du coût élevé des mandats (6 mai 1864), des formalités qui retardaient la réception des lettres chargées (16 juin), de l'absence de modalités particulières pour les envois d'épreuves ( 2 septembre ) , etc.
— 1. 12 : M. Hoschtei... Il devait s'agir de M. Ad. Hochsteyn, directeur des postes à Bruxelles.
— !• 13 : ■■• Van Gend. h'Almanach du Commerce de Bruxelles, pour l'année 1865, indique sous ce nom une entreprise de «Messageries pour tous pays».
— I. 14-15 : Mes aventures avec le Télégraphe. II est question dans la Correspondance générale (t. iV, p. 269, et t. V, p. 126) de deux dépêches, l'une envoyée par Baudelaire à Noël Parfait, le 16 juin 1864, pour lui réclamer des épreuves, l'autre qui lui a été réexpédiée de Bruxelles (lettre à Poulet-Malassis , 10 juillet 1865). C'est tout ce que nous savons de ces aventures-la..
— 1. 16-23 : La Douane [...] La vraie raison pour laquelle j'ai fait venir ma montre en Belgique . . . Dans les lettres à Ancelle il est plusieurs fois question d'une montre en or engagée au Mont-de-Piéte, à Paris, en décembre 1863, et que Baudelaire, qui y tenait beaucoup, se fit renvoyer à Bruxelles au début de janvier 1 866 , « ayant cette manie de vouloir savoir l'heure à tout instant». D'autre part on lit dans une lettre à Poulet-Malassis (s. d. , 6 janvier 1866) :
Je suis repris par les migraines, grâce aux heures passées à l'entrepôt, dans le vent et dans la pluie [...] Oh! la visite à l'entrepôt, quel chapitre!
L'Entrepôt dont parlait Baudelaire et qui datait de 1845, n'est pas celui d'aujourd'hui.
— 1. 25 : Hygiène. Note manifestement destinée aux Journaux intimes. Cf. Mon Cœur mis à nu, XXIV et XXVIII (t. II, p. 103 et 107).
— 1. 29 : Pétition au Sénat (Malassis). En sa qualité d'éditeur, Poulet-Malassis devait être, mieux que son ami, au courant des dispositions du régmie postal et de ses modifications envisagées. On peut donc croire que Baudelaire se proposait de consulter Malassis avant de rédiger le chapitre en cause, et de l'interroger sur la pétition au Sénat ici mentionnée.
Page 77, I. 3 : (II vous embrasse.) — Voyez les notes sur la page 75, I. 29-30.