‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 74 sur 123 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Page 84, I. 12 : La troupe de Julius Langenhach, C'est-à-dire la Johannisberger Kapelle qui, dans l'été de 1804, s'était fait entendre au Théâtre du Boulevard de Bruxelles (salle des Nouveautés).

— I. 14-15 : Comment j'ai fait applaudir [•••] un vieux danseur ridicule. Ce trait de générosité n'est pas pour étonner de la part de l'auteur du Vieux Saltimbanque {PETITS PoËMES EN PROSE, XIV).

— f 125 : L'ordre du texte, pour ce feuillet, est assez problématique : en face de la ligne i , plutôt au-dessus, se trouve une croix qui renvoie à une autre , placée avant l'énumération qu'ouvre la mention du Vaux hall; d'autre part, deux croix placées après «Esprit de conformité » renvoient à « Comment j'ai fait applaudir. . . ».

Page 85, 1. 4 : Tout est prétexte à fête. Nous retrouverons ceci au sommaire du chapitre 25.

— ^ I. 7 : L'Office de publicité'. Journal qui avait son siège rue Montagne de la Cour. Voyez feuillet 138, p. 99.

— I. I 5 : On écoute avec attention. . . Voyez AmŒNITATES Belgic^E, Au Concert à Bruxelles, p. 227.

— I. 25 : Un bal à la Louve. Voyez p. 191 , 1. 14- 15.

Pao-e 86, I. 2 : Les pots plus que pourris. Les pots-pourris faisaient alors fureur (ceux qu'Offenbach donnait à entendre aux Bouffes- Parisiens avaient le plus grand succès). Cependant il arrivait qu'un amateur de musique protestât, et c'est ce que XX avait fait, le 18 juin 1865, dans sa chronique de l'Indépendance belge que Baudelaire avait peut-être lue.

— I. 4-5 : . . . dans la crainte peut-être de se tromper. Trait repris dans Au Concert (A viCENITATES Belgic^E, p. 227). — Dans une lettre à Ludovic Halévy datée du 20 mars 1870, on voit Aimée Desclée traduire, à l'endroit du public bruxellois devant lequel elle jouait Frou-frou, des sentiments tout à fait analogues, et presque dans les mêmes termes :

C'est très drôle, ils sont là une masse de Belges, bien serrés, bien collés les uns contre les autres; ils ne bougent pas; on ne voit que des yeux fixes, des boucLes ouvertes, des physionomies stupides, rien ne porte. Le rideau tombe ; des rappels foudroyants et des fleurs plein la tête. Je crois qu'ils font semblant de comprendre et qu'ils applaudissent pour avoir l'air de s'y connaître. (Ludovic Halévy, Carnets publiés... par Daniel Halévy, t. Il, p. 89.)

— 1. 8-9 : Théâtre Lyrique ( On Jerait bien de mettre à la porte . , . ). On voit qu'au domaine de la musique Baudelaire ne s'entendait guère mieux qu aux autres avec les Belges. Hippolyte Babou, son vieil ami qui lui rendit visite à Bruxelles, a rapporté à ce sujet [Figaro, 16 juillet 1865) une anecdote assez curieuse et peu connue. Notre poète lui dépeignait le cruel «ralentissement» que lui valaient les progrès de son mal :

On devient peu à peu dur d'esprit, comme on est dur d'oreille; on ne comprend plus que graduellement et lentement. On s'étonne de préférer d'abord la peinture a la littérature, puis la sculpture à la peinture, puis enfin, la musique à la sculpture, à la peinture, à la littérature, à tous les arts qui ont une expression nette. On ne peut même, au bout d'un certain temps, supporter la musique d'opéra. Il faut absolument au malade de la musique de jardin . . .

Et il enchaîne :

Et tenez, Kier, j'étais au Parc. Les musiciens du quinconce, le cbapeau sur la tête, jouaient d'un archet paresseux je ne sais quelle musique insignifiante, voltigeante, impalpable. Tout à coup le chef d'orchestre, Haussens, fait exécuter un morceau de lui ; il ôte son chapeau pour saluer son génie au vol ; il brandit son archet et entraîne son orchestre dans une espèce de cavalcade instrumentale.

Ah! le misérable! m'écriai-je, il empoisonne tous mes plaisirs.

Je me levai comme mû par un ressort et sortis du quinconce.

— 1. 10 : La Reine Crinoline ou le Royaume des femmes, pièce fantastique en cinq actes et six tableaux par Hippolyte Cogniard, représentée pour la première fois aux Délassements Comiques, le i" octobre 1862, et reprise aux Folies Dramatiques du 16 avril

au i6 mai 1865. Baudelaire qui lisait l'Indépendance belge en avait pu trouver mention dans le feuilleton d'Henri de Pêne (22 avril). Bien qu'on eût, l'année précédente, annoncé la mort de la crinoline, celle-ci florissait à nouveau ; dans la même Indépendance , le 8 du même mois, Ed. Lemoine en mentionnait une, sortie de chez «un fabricant de cages que l'on assure n'être pas pour les serins», qui avait coûté 2.000 francs, et une autre tout en or.

— 1. lo-ii : ... une nouveauté pour moi qui suis un Epiménide. — - Le 21 décembre 1865 on voit Baudelaire écrire à Ancelle qu'il vit dans une solitude absolue.

— I. 15-16 : On pourrait se faire enterrer plus gaîment. — Le fait que les deux derniers mots ont été soulignés par Baudelaire, sont pour faire présumer qu'il se souvenait ici de la fable de La Fontaine , Le Curé et le Mort ( VII , 11) :

Un mort s'en allait tristement S'emparer de son dernier gîte; Un curé s'en allait gaiement Enterrer ce mort au plus vite.

— I. 23-24 : Les jambes des femmes sont des bâtons... Voyez la note sur la page 42, 1. 17-18.

Page 87, I. 6 : Sonorité amère du cuivre allemand. Au feuillet 196 bis (p. 125, 1. 30), nous verrons Baudelaire mentionner que les enterrements des libres penseurs se font en musique, et il ajoute : «musique de cuivre. Trombones ». Peut-être est-ce au cours d'une de ces cérémonies qu'il avait noté cette «sonorité amère» oîi l'on retrouve le poëte de Correspondances. Cependant on remarquera que le feuillet porte la rubrique : Concerts. Orchestres.

— 1. 9-10 : Les oiseaux attachés... Ceci se trouvait déjà au chapitre 8 (p. 72 , 1. 5).

— 1. 12-13 : Un ami à moi, coupe la f celle .. . On peut croire que cet ami-là s'appelait du même nom que Baudelaire. Voyez dans les Petits Poèmes en prose, p. 274., une anecdote témoignant de la pitié que portait Baudelaire aux oiseaux blessés.

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