CHAPITRE
Page 88, 1. 15 : La langue française en Belgique, Cf. AmŒNITATES BelgiC/£. Les Panégyriques du Roi, v. i (p. 226).
— f 135 : Ça ne me goûte pas , . . Toutes les expressions belges ici mentionnées se retrouvent plus loin, sauf le mot majorer qui d'ailleurs est aujourd'hui cliez nous d'un usage courant : présente comme un néologisme dans le Dictionnaire ge'neral de Hatzfeld, Darmesteter et Thomas (1890-1900), il a pris place en 1935 ^^^^ celui de l'Académie.
Page 89 , 1. 4. : ... Essetançonner . Il s'agit évidemment d'une déformation du vieux mot : estançonner.
— 1. 5 : . . . Verba'égen. Pierre -Théodore \^rhaegen (1800-1862), député libéral, fondateur de l'Université libre de Bruxelles, où l'apposition d'une plaque a commémoré son souvenir : par testament Verhaegen, «organisateur du libérahsme en Belgique», avait légué 100.000 francs à la Ville de Bruxelles, «pour favoriser et augmenter le haut enseignement dans la capitale».
— I. 9 : Devant les Kaulhach d'après Werther... En septembre 1864. avait eu lieu, au Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles, une exposition où figuraient notamment ces planches-là.
— 1. 17 : M. Reyer... Sans doute Ern. Reyer, le musicien, que Baudelaire avait dû connaître par et chez M"' Sabatier. Une lettre de 1861 {Correspondance générale, t. III, p. 273) le montre en visite chez lui.
— I. 19 : Deux Anglais me prennent pour M. Wiertz. Confusion qui ne dut pas flatter Baudelaire à en juger par ce qu'on le verra dire du talent de Wiertz au chapitre 24. (p. 179).
— 1. 20 : Le perroquet peint de la Montagne aux herbes potagères. — Nous croyons savoir qu'il n'existe plus , du moins dans la rue qu'il ornait.
Pa
Sans
ge 90, 1. 2 : Correspondances cocasses de /'Office de publicité. — doute les correspondances amoureuses auxquelles il a été fait
allusion au feuillet 126 (p. 85, I. j) et dont il sera question au feuillet 158 (p. 99, I. 14.- 16). — ... Arthur, c'est-à-dire Arthur Stevens.
— I. 6-8 : Pro refrigerio animœ suœ. Traduction de M, Wauters, Bizarre latin des inscriptions. L'ouvrage de Wauters venant en question était sans doute son Histoire de la Ville de Bruxelles, 2 vol. in-S" (184.3), nous n'y avons pas retrouvé cette formule. Si c était-Ià réellement une mscription il paraît probable qu'il eût fallu : ... animae ejus, — d'où l'appréciation péjorative de Baudelaire.
— 1. 10-13 : La ^ombe de David (où?). Puisqu'on est venu chercher les restes d'un obscur Cavaignac, on aurait bien pu penser à David, qui fut illustre et exile' aussi. 11 s'agit ici du conventionnel Jean-Baptiste Cavaignac et de Louis David, peintre que Baudelaire admirait entre tous — comme en témoigne ce qu'on lit au feuillet 329 (p. 181, 1. 28-29) de ce ms. «Colosse injurié par des mirmidons», avait-il écrit dans son Salon de i8^g {CURIOSITÉS ESTHÉTIQUES , p. 259). Quant à la question qu'il posait : où ? il y put trouver une réponse dans le feuilleton de Henri de Pêne paru à l'Indépendance belge le y octobre 1865. On y lisait en effet :
On sait que le corps du constitutionnel David [...] repose au cimetière du quartier Léopold a Bruxelles. (Le cœur du grand artiste est en France.) La tombe de David, longtemps négligée, vient d'être restaurée par des soins
[)ieux. On l'a débarrassée des Lerbes et de la mousse qui cachaient en partie a pierre tumulaire sur laquelle se lit cette inscription :
A Jacques-Louis David, restaurateur de l'école moderne de peinture en Frame. Né à Paris le 28 août 1748. — Mort à Bruxelles le 22 décembre 1825.
Page 90, I. 14, sqq. : Ce feuillet a passé en vente lors de la dispersion de la Collection Lévy-Danon. Il figurait au Catalogue sous le numéro 321. Le texte en a été publié d'abord partiellement par la Revue d'Histoire littéraire de la France (1931, p. 477) d'après un Catalogue Kra, puis dans sa quasi-totalité par M. Le Dantec [Charles Baudelaire, ŒuvRES COMPLÈTES, t. Vi, p. 455), mais avec une lacune : D . . . pour Dour, et une faute de lecture : Evangile pour Encyclique. Il se trouve actuellement réuni aux autres feuillets de Pauvre Belgique qui n'appartiennent pas au manuscrit de Chantillv et que possède M"' Ronald Davis. — La catastrophe de Dour : une explosion de grisou qui s'était produite aux charbonnages des Chevalières, à Dour, le 4. janvier 1865, faisant plus de soixante victimes. Pour la souscription ouverte en faveur des familles des victimes et ses répercussions religieuses, voir l'Indépendance belge du 14. janvier. — L Encyclique, celle du 8 décembre 1864 (Quanta cura. . .).
— 1. 2^-26 : L'Ophtalmie [...] bopitalmie. Nous retrouvons ceci au feuillet 147 (p. 93, 1. i).