CHAPITRE
Page 198, 1. 22 : Promenade à Malines. Le 31 juillet 1864, Baudelaire mandait à sa mère :
Toutes mes notes sur Bruxelles sont prises [■••] il faudra courir dans les provinces. 15 jours me suffiront. Liège, Gand, Namur, Anvers, Malines, Bruges surtout, me seront un délassement. [CORRESPONDANCE GÉNÉRALE,
t. IV, p. 283.)
Et, le 2 septembre suivant, à Ancelle :
Je connais Malines, et, si Malines n'était pas en Belgique, et peuplée de flamands, j'aimerais y vivre et surtout y mourir. Combien de cannons, combien de clocbers, combien d'berbes dans les rues, et combien de béguines!
J'y ai trouvé une église de Jésuites merveilleuse, que personne ne visite. Enfin j'étais si content que j'ai pu oublier le présent, et j'y ai acheté de vieilles faïences de Delft. — Beaucoup trop cher, cela va sans dire. (Ibid. , p. 304.)
C'est donc en août 1864 qu'il visita Malines où s'ouvrait, le 29 du même mois, ce congrès catholique dont il a parlé au feuillet 202 (p. 128) de notre recueil ainsi que dans sa correspondance. Mais rien ne permet de croire qu'il y ait assisté.
Page 199, I. 9-10 : Bon vin de Moselle. Nulle note à ce sujet dans le ms. de la Collection de Spoelberch de Lovenjoul ; mais, dans un feuillet détaché intitulé Malines et qui appartient à M°" Ronald Davis , on voit Baudelaire recommander au «voyageur sensuel» d'aller à l'Hôtel de la Levrette, «non pas pour y dîner, grands Dieux ! (car on ne dîne pas en Belgique) — mais pour v boire un certain vm de la Moselle, ferme, fin, sec, frais et clair» qui lui a «laissé un vague