LA KOUBBA DE SI-BEN-ALI-CHERIF
parasites de toute sorte, si l’agha ne venait apporter son contingent !. . ‘
Accompagnés du cheikh, nous avons visité le tombeau ombragé des étendards de soie des marabouts, de la famille de Si-Ben-Ali-Cherif, au bruit des récitations des jeunes étudiants qui étaient assis sur les pierres des
tombeaux, à l'ombre de deux palmiers gigantesques renommés dans tout le pays.
Nous nous assîmes nous-mêmes dans le cimetière auprès du cheikh, vieillard fort savant qui parle assez bien le trançais. La conversation roula sur les études des jeunes gens confiés à ses soins, sur le degré d’ins-
1. Ces zaouias, sur toute la surface de l'Algérie, n'ont d'autres revenus, ainsi que je l'ai dit, que les legs et les dons des fidèles. Eh bien, partout elles sont riches et vivent largement.
truction qu’ils peuvent acquérir; on parla d’histoire, de progrès, de civilisation, et aussi un peu de religion. Sur ce point le cheikh, qui nous avait fait certaines concessions sur le mode d’enseignement que je trouvais défectueux, fut intraitable. La seule, la vraie, la bonne religion, c’est celle de l’Islam; et force nous fut de céder, pour ne pas désobliger un vieillard qui nous avait bien accueillis et qui n’admettait pas de discussion sur ce point délicat. |
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