‹ Kabyles et KroumirsChapitre 130 sur 159 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

PAYSAGES DU PAYS KABYLE — IDYLLE LES FEMMES À LA FONTAINE LA SOURCE DES MOUSTIQUES — LA LÉGENDE DU DJURJURA LA POTERIE D'IFERAOUNEN

Nous voilà de nouveau dans les montagnes, au milieu de solitudes effrayantes; nous traversons une gorge resserrée entre les masses granitiques qui servent de contrefort au pic d’'Azrou. Ce col étroit, où la neige abonde pendant l'hiver, est fréquenté pendant la belle saison, Car il fait communiquer entre elles plusieurs tribus. Les gens du pays, en vrais détrousseurs de route, prélevaient autrefois, à l’entrée de ce défilé d’un accès difficile, un droit de passage sur les voyageurs. Nous suivons une crête rocheuse, et bientôt nous débouchons sur un plateau où l’on ne trouve d’autre végétation que

versons des prairies très épaisse. Des azib, destinés à parquer | dant la nuit, indiquent les lieux où les t paître leurs troupeaux. Le paysage, si m n'y a qu'un instant, devient charmant.

qu'ombragent de grands chênes, se pré vallée en bruissant entre les cailloux. Suru où paissent des chèvres, un jeune berger.

joue, sur un flageolet fait d'un roseau percé, un de

1. Ces fleurs ont en Kabylie de jolis noms. Le genévrier se nomme Taka; l'églantier, Thsarfert ; 12 chèvrefeuille, Touga N'irth'atan.

COL DE TIFILKOULT

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