CHAPITRE YI
LA MORALE LNDÉPENDAME.
I. — Si, comme nous Pavons vu jusqu'ici, la science moderne dans tous ses éléments théoriques remonte très nettement à Kant, c'est encore bien plus vrai de ses éléments pratiques.
Commençons par la morale.
Un protestant libéral écrivait dernièrement : (( Chacun sent que le contlit (^ntre l'État et (( l'Église n'est ni une pure atlaire de foi, ni (L une i)ure question de puissance ou de com- (( pétence ; ce sont plutôt deux courants mo- « vaux différents qui se mesurent l'un avec
PESCH. — KANT. — 11. 161
a raiitrc et se (lisputciit la (loiniiialioii y). Cette parole convient non senlenient à l'alla- (|ne dirigée i)ar TKtat contre rKuiise, mais encore à l'excitation générale des esprits, (pii divise répocpie actnelle en denx camps ennemis. Nous reconnaîtrons ([\u\ dans la mêlée présente des esprits, Kant est une véritable puissance, si nous établissons ndtement rpi(v la morale moderne i)eut n'être considérée que comme une dérivation de l'Ethique de Kant, ou, pour plus d'exactitude, de la Critifpie de la liaison i)ure. 11 ne faut pas que Fimportance de la ({uestion détourne le lecteur d'une étude approlbndie. Avant tout, il iuq)orte de jeter un coup d'dMl sagace dans l'essiMice même de la morale moderne. C'est pounjuoi nous devons d'abord ex[)Oser quelle était en elle-même la morale antéi'ieure aux temps modernes, c'est-à-dire la morale cluvtiiMme.
2. — C'était la ferme conviction d(* la plus grande et de la meilleure portion de l'humanité, (pril y a entre le bien et le mal une différence, qui précède le jugement humain et a
en. VI. — LA MORALE INDÉPENDANTE 163
son principe dans l'ordnï naturel et réel des choses. On croyait en conséquence qu'il existe réellement une loi morale éternelle et immuable, à laquelle l'homme est soumis. Et comment expliquer cette loi qui oblige les créatures raisijunables ? On y voyait l'ordre nécessairement voulu de Dieu, et tel qu'il veut qu'il soit obéi. Dieu était considéré comme celui (pii donne à la loi morale sa valeur propre, sa force obligatoire: il y a donc, conformément à cette concei)tion, une loi morale fondée dans la nature, mais elle tient son existence et sa force obligatoire de la volonté de Dieu, lequel assigne aux créatures raisonnables un certain ordre, que son intelligence leur inq)ose nécessairement.
On se représentait l'humanité tout entière comme une seule famille, ord(jnnée à sa manière vers une fin déterminée par la souveraine intelligences créatrice, exactement comme le monde matériel. Ce qu'est pour la matière la loi physique qui la détermine, la loi morale l'est pour l'être raisonnable, qu'elle
-gmfmMkmmsmm>&'^<* "* *' *a ••
oblige. Considérées en Dieu, leur principe, les lois sont la sagesse do Ditni, ou, pour mieux dire, un décret de la raison divine, en tant qu'objet de la volonté divine ; dans les créatures, ell(*s sont une disposition, une impulsion à agir conformément à leur lin. Particulièrement dans les êtres raisonnables, cpii, sans danger pour leur liberté, sont soumis au décret divin, la loi morale no pi^ut être (prune lumière supérieure, i)ar larpielle ils connaissent leur destination, et ce (pie celle-ci exige.
Conrormément donc à cette conception, la loi morale natun^lltî cont(4iait les préceptes par l(^Sf[uels la sagesse divine impose des obligations aux faits et gestes bumains, et cprelle nous fait connaître par la lumière de notre raison.
La loi morale tend au but général de Tunivers, à la glorification de Dieu: c'est latin à bujuelle est étroitement liée la félicité durable des êtres raisonnables. Aussi le fondement de la loi morale est-il dans le rapport où nous sommes avec le but final de l'univers. Elle ti-
re sa force obligatoire du plan que la volonté divine se propose et dont nous arrivons à prendre connaissance. Ainsi, elle exige que, dans la jouissance sensible, Tbomme ne se laisse pas conduire par la passion aveugle, mais par la réllexion; — que les parents s'inquiètent de l'éducation qui convient à leurs enfants ; — que l'État dans sa spbère exige l'obéissance ; — que l'bomme reconnaisse sa dépendance vis-à-vis de Dieu. Mais de ce que l'homme connaît ces rapports et leur valeur, il ne s'ensuivrait point qu'il existe pour lui une loi obligatoire. Pour se sentir réellement obligé, il devait conc»îvoir en même temps que c'est Dieu, le suprême législateur qui commande souverainement cette conduite. Le fondement propre et dernier de la moralité n'est donc pas l'estime pour la raison même, qui aussi bien n'est que le héraut de la volonté divine, mais le respect pour Dieu, le Bien absolu. Le premier et le plus immédiat des devoirs, n'est pas d'agir ainsi ou autrement, parce que cet acte est d'accord ou non avec ma propre ré-
, ,.if.,i ffiA' »iadutitii< A ^ J ■■■«! <i
flexion ; c'est de me soumettre à la majesté divine.
C'est seulement dans cette doctrine qu'on croyait pouvoir être d'accord avec l'état de choses véritable, tel qu'il est accessible à Tex- ])érience de tous ](^s hommes qui pensent. Réellement, en etlet, nous av(ms,(laus chîupie devoir, conscience que nous devons suivre sans arrière-pensée d'aucun l)ien, l(*s commandements moraux qui nous sont prescrits. C'est pourquoi ces commandements se présentent à l'expérience humaine connue universels et (ihsohfs. Le motif en vertu duquel ils nous ol)ligent, nous apparaît comme un motif supérieur qui par lui-même impose une estime absolue, attendu que, suj)érieur à tout par sa valeur inteî'ue, il est conséquemmeut le bien supréuie (1 absolu. De plus, en réalité^ dans la conscience de rol)li^ation morale nous avous aussi la conscience de notre dépendance et de notre état de soumission. En réalité ret(Mitit dans le cœur de tout homme une voix d'cMi haut qui dit catégoriquement: (( Ta dois, — tn ne dois
pas », à laquelle il faut qu'il se soumette connne il ne se soumet à aucune puissance, did l'univers entier s'écrouler. En réalité donc l'homme ne sent pas qu'il soit son propre maître ; il se sent inférieur à la loi d'un matire, au(iuel tout est soumis. Et l'ensemble de ces faits, ainsi que de ceux qui s'y rattachent, on croyait l'énoncer en disant que Y homme dépend de Dieu,
^3. Telle était la conception traditionnelle commune à l'humanilé pensante. En face de cette conceplion l'esprit moderne se targue de Tune de ses plus grandes conquêtes. Tous les bienfaits de la civilisation sont éclipsés par l'éclat de ce qu'on appelle la morale indépendante (autonome), c'est-à-dire une morale tout huuiaine, qui n'a rien à laire avec Dieu et, en général, avec un être supérieur. Cette morale, dans laquelle l'homme est autonome, c'est-à-dire sa propre loi, s'appelle pour ce motif la morale sécularisée, «^'est-à-dire devenue étrangère à Dieu. Elle prétend être la seule vraie. Dans la morale d'autrefois, c'est-à-dire
—.^■j.,^... , ^mm.,M0mméi^éiiÊÊmuimÊmmÊÊmmmm
ttiTiiiiiiiiiW-wrr"**'-'''"-»"'**-"'™'''**'*'^*^
dans la morale chrétienne, on voit nne dépendance qui rabaisse et déshonore i'iionune, une hétéronomie, qui est au fond immorale. On soutient que la vraie morale ne peut être qu\/;/tonoyne. De ce point de vue moderne, Hartmann s'exprime ainsi : ce Tant que je crois (( au dieu du théisme (Christianisme), qui m'a (.( fait ainsi que le monde, et en face de (jui (( je suis connue le vase dans la main du po- (( tier, je suis un néant devant lui, un félu « dans sa main, et ma morale ne peut consiste ter que dans la stricte et aveugle soumission (( à la toute-puissante et sainte volonté de ce (( Dieu transcendant ; en d'autres termes, la (( morale ne peut reposer que sur un ordre « qui me vient du dehors, être Jiétérono- (( me. Mais l'éthique véritable ne commence (( qu'avec Yaulonomie morale, et la morale (( hétéronome, quehpie valeur qu'elle puisse « avoir comme moyen d'éducation pour les « mineurs, engage une lutte immorale avec « l'unique et vraie moralité, si elle se met (( expressément à sa place. La conscience
en. VI. — LA MORALE INDÉPENDANTE 16i>
« morale moderne voit avec une entière clar- (.c té que des actes^ qui ne sont que Taccom-
(( plissement par obéissance d'une volonté « étrangère, ne peuvent jamais prétendre à « un mérite moral au sens général, bien plus, <i que la valeur morale ne commence que « lorsque riiomme se donne des lois à lui- (( même » (1). Tandis qu'autrefois on avait la naïveté de croire que la dignité et la moralité de l'homme consistent à se soumettre à Dieu avec humilité et amour, — d'après lesprin-^ cipes modernes, elles consistent précisément à revendiquer sa pleine indépendance. Jadis, la bonté morale de la volonté, c'était d'obéir ; aujourd'hui, au contraire, la condition fondamentale de toute moralité, c'est que VJiomme cherche à se suffire à lui-même.
A. — Quel est le fondement scientifique de cet athéisme de la morale moderne? Tout simplement la doctrine morale de V école de KanL Si l'homme, dit-on avec Kant, n'est pas en
(1) La dissolution naturelle du Christianisme, p. 30.
KANT i<:t la science moderne
dt^rnière analyse mil à agir par sa propre raison, mais par la considération (Viin autre être, il n'est pas proprement le principe de ses actes; il n'agit pas comme une personne, avec iudqwiHbiHrc. Mais, si c'est précisément Tindép(Midance qui confère sa valeur à l'action moraleuient bonne, l'iiouime alors a en luimême sa propre fin^ Il esta lui-même son propre hut; c'est ainsi que l'estime i)our la dignité propre de la raison est le caractère dislinctif de la volonté moralement bonne.
Que le courant d'idées i)roduit pnr le protestantisme dût arriver à une telle déclaration d'indépendance de l'Iiomme, c'est bien clair. Déjà avant Kant nous en trouvons des traces. Ainsi Hugo drotius avait risqué cette assertion (pi'avec la nature d'un être i-aisonnable est donnée la règle morale suprême, et que cette règle existe encore, quand même on admettrait qu'il n'y a pas de Dieu (1). Ainsi .1. J. Ilousseau, dans son Contrat Socinl, avait dé-
(1) De jure Belli cl Pacis, Prolcgoni., n'^ 11.
claré que la volonté absolument libre de l'homme est le souverain législateur.
L'homme doit donc être à lui-même son propre but. Sans doute^ en un certain sens, l'homme est à lui-même son but. 11 est indépendant, en tant qu'une force aveugle ne lui a pas assigné à l'avance sa place dans l'univers et dispose de lui : au contraire, il se rend lui-même en toute conscience et liberté capable de tenir la place qui lui est destinée dans l'ordre universel. Il est indépendant, en tant qu'il a conscience de ses aspirations vers l'immortalité bienheureuse ainsi que de sa liberté, et peut, par suite, se promettre d'atteindre à ce bonheur par le bon usage de sa liberté. Par là même, il agit comme une personne, comme un être indépendant.
Mais ce n'est pas une absolue indépendance ; il n'est pas son propre but dans le sens propre du mot. Si l'homme devait être pour soimême le souverain bien, il serait aussi — (cela va de soi) — sa fin dernière. En réalité, il est destiné à servir, au degré qu'il occupe dans
réclielle de la création, au but final de l'univers^ c'est-à-dire à la glorification du Créateur. C'est pourquoi précisément il ne faut pas attribuer à riiomme une indépendance sans limites, cai', selon la teneur de sa propre expérience intime, il a conscience d'être dépendant, contingent, et, par suite, sa liberté est limitée et bornée, parce que la manière péremptoire dont il se sent obligé et lié par la loi morale, le ramène à un être absolument supérieur auquel il est soumis, à une puissance directrice, qui règne sur tous les hommes. Pour ces raisons et d'autres pareilles il faut refuser à Thomme une indépendance {autonomie) absolument illimitée, et reconnaître (pie la loi morale est essentiellement Jiétéronotne. Aujourd'hui tout cela est essentiellement ignoré ; aussi est-on disposé, comme Kant, à renverser complètement la théorie morale traditionnelle. L'homme est pour soi-même le souverain bien; il existe pour lui-même et ne peut être soumis à aucun supérieur. La loi morale n'a pour lui d'autre contenu que la
cil. VI.
forme législative universelle même-, en conséquence, le précepte moral suprême (comprenant tous les autres) est celui-ci: « Agis de « façon que les maximes de ta volonté puissent « aussi avoir toujours la valeur d'un principe de (( législation universelle )). Par ainsi, chacun est dans son petit monde comme un souverain indé[)endant, ({ui doit tout subordonner à soimême, jusqu'à Dieu. Il ne peut tout au plus supporter Dieu et sa souveraineté au dessus de lui ; qu'autant que cela lui est nécessaire pour le maintien de sa proi)re dignité. Tandis que le chrétien estime sa dignité rationnelle par vénération i)Our la puissance divine, dont il se reconnaît le sujet, l'homme moderne ne s'estime que ])our lui-même; il ne se sent pas soumis il une loi, il est à lui-même sa loi. (( Seule », dit K. Fischer (i), (( une loi autono- (c me peut être morale, car seule elle peut être « accom})lie par un motif purement moral, <( pour elle-même. Une loi étrangère peut avoir
(1) Histoire de la philos, moderne, iv, p. M 4.
(( la valeur d'une aulorilé et exiger, par sou « pouvoir, l'obéissance; elle n'est pas conçue « comme loi, mais sentie connue puissance; (( elle est obéie parce qu'elle se présente avec (n l'appareil de la force ». Le péché et l'immoral ilé sont pour riiomme moderne des chimères, car il est essentiellement saint, et tout ce (pi'il fait est bien, parce que c'est lui qui le fait; que dis-je? le principe profond de toute moralité, c'est en lui-même ([u'il le trouve. Involontairement, à propos de cette morale moderne en adoi'alion devant elle-même, on se rappelle une parole prononcée il y a bien des siècles : « Vous serez comme des « dieux, connaissant le bien et le mal ».
C'est de cette manière que toute la morale moderne est confinée dans la (( sphèr(* purece ment humaine ». Elle bannit tous les autres motifs, comme purement humains, tels qu(» la dignité humaine, les droits de riiomme, l'opinion publique, la loi civile, la grandeur du siècle, le dévelop[)ement national. Aussi bien ne veut-elle dériver d'aucune autre source
que d'une source (( purement humaine ».
5. — Sur ce dernier point, j'entends sur l'origini^ de la morale moderne, nous devons nous arrêter encore un peu. Ici aussi, Kant a suffisamment frayé la voie à la pensée moderne, la voie qui montre à qui veut ouvrir les yeux, que le philosophe de Kœnigsberg, et avec lui la j)ensée moderne, ont anéanti les concepts mêmes de morale et de vertu.
Le grand critique i)ose en princii)e que la loi morale n'est pas un fait qu'il faille aller chercher bien loin ; c'est une réalité primordiale (^t fondamentale avec laquelle est donnée simultanément la liberté de la volonté comme sa prémisse nécessaire ; il y a dans la volonté libre de riiomme un(^ inclination qui l'érigé en législateur ; le principe de la moralité est situé derrière le monde phénoménal dans les ténèbres de finlelligible et en sort pour api)araitre comme une réalité primordiale, comme le seul fait de la raison pure, laciuelle se manifeste ainsi comme originairement législatrice; la loi fondamentale de la raison prati-
que ne i)rend la forme d'un commandement ( l'impératif catégorique) que si l'homme est non seulement un être raisonnable, mais encore un être sensible, et que si la sensibilité est constamment en lutte avec la raison.
C'est Ivant (fui a fait l'éducation des penseurs modernes. C'est dans une pensée absolument Kantienne que Fichte prend pour base de son Éthi(fue, une volonté originelle et fondamentale qui porte en soi naturellement la loi morale et les germes de toutes les dispositions légales et institutions morales. Le Réalisme de nos jours se trouve pareillement en parfaite harmonie avec l'Kîhique de Kant. Il peut bien (avec llerbart) parler de « goût iiioral, d'idées exemplaires », c'est-à-dire d'une satisfaction innnédiate, primordiale, que riiomme éprouve à la suite d'une détermination dite morale de la volonté, — et d'un mécontentement qu'il ressent à propos d'une résolution dite non morale ; il peut avec le matérialisme se réfugier dans les penchants et les inclinations innées au cœur de l'hom-
€H. Vr. — LA MORALE INDÉPENDANTE 177
me, soit dans la tendance animale au bonheur avec les instincts sociaux qui s'y joignent, soit dans un sentiment inné de pitié et de bonne volonté : — nous retrouvons toujours des vues, dont l'introduction dans la pensée 4illemande a été rendue possible par le Kantisme et ({ui trouvent en lui leur base spéculative.
Qu'est-ce donc que la morale dans toutes ces liypothèses et d'autres pareilles, qu'un fait inexplicable, que le règne d'un destin aveugle ? En etlct, si l'on demande pourquoi la raison énonce telle obligation et non telle autre, voici la seule réponse possible : Parce que •c'est ainsi. Mais voici ce qui est le plus remarquable : dans les dites hypothèses la morale perd son contenu objectif et sa valeur. Ce que sont le bien et le mal, le juste et l'injuste, dépend en dernière analyse d'un jugement tout subjectif. De précepte proprement dit, de véritable obligation morale, il n'en peut être (juestion. La morale, c'est l'instinct ; le devoir, ime sorte d'inclination ; de devoir ou de non
PESCH. — KANT. — 12.
devoir moral, il n'y en a plus ; il n'y a que des instincts ; l'injustice et le péché sont des phénomènes incompréhensibles. Tout est subjectif et variable. La morale n'est plus la morale ; c'est une partie de la i)sycholoi.^ie, ou plutôt de la physiologie et de la physique.
Pareillement l'idée traditionnelle de vertu, telle qu'elle s'est formée dans le christianisme, est complètement anéantie par la conception de Kant. A sa place le grand penseur dt^ Kœnigsberg a posé comme idée fondamentale Vinfatuallon de sa propre personne. La vertu s'ac(|uiert i)ar ce la considération de la dignité (( de la loi rationnelle » ; elle s'exerce « par (L l'opinion ({ue l'homme prend de lui-même,. (( comme être raisonnable, dans la conscience « de la sul)limité de sa nature morale ». De là des préceptes de vertu, tels que : « Ne laissez (( pas impunément fouler aux j)ieds votre droit Kk par les autres ; ne faites i)as de dettes ; n'ac- (( ceptez pas de bienfaits dont vous pouvez « vous passer ; ne soyez ni parasites ni llat- (c leurs, ni mendiants, etc. ». Les vertus-