Mais quel est le résultat? Que con
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dut Ivuit lui-même par rapport à la valeur réelle de notre pensée? Quelle est son attitude vis-à-vis de la réalité objective?
Notons avec soin que, dans cette question, il s'agit de l'objet extérieur, de l'objet situé en dehors ou au delà de notre acte cognitif, et c'est de lui qu'on demande s'il est pour nous objet de connaissance certaine (1).
( 1 ) La (listinclioii entre la représentation interne ( immanente) de rol)jet, et rol)jet externe (transcendant) est, pour rapprécialion du Kantisme, de la plus grande importance. Cette représentation immanente de l'objet s'appelle chez les scolastiques, species^ cunceptus, rerhum meiilis, notio^ terminus menlalis ou inlenlio objectiva. On ne peut absolument lui accorder le caractère d'un objet au sens propre du mot, car tout élément idéal ne se présente pas à l'esprit connaissant comme quelque chose de connu, mais il est ce par quoi l'objet e.vterne est connu. Malheureusement, les mots objet, chose, corps, réel, en dehors de tious, objectif, réalité objective, ont «lans la bouche de Kant, un double sens, attendu qu'ils désijiifneut tantôt rimage intérieure, immanente, tantôt l'objet extérieur, transcendant. Ed. de Hartmann a eu raison de s'en plaindre : « Ces oscillations dans l'emploi des mots, dit-il, ne « peuvent naturellement que rendre très difficile l'intelligence « des idées, puisqu'on est obligé de deviner, par le sens du « contexte, la signification donnée présentement au mot ». ( Examen critique des fondements du réalisme. Préface, p. xvn)