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dialectique et c'est pourquoi Kant nomme Dialectique tninscendantale (il serait plus juste de dire critique de la dialectique transcendantale) cette partie de la logique transcendantale qui traite des idées de la raison et en dénonce Tillusion. Quant aux subdivisions, elles sont appropriées à Tobjet de chaque partie de Touvrag-e ; une seule se retrouve en toutes assez uniformément, car elle répond à la double tâche de la Critique qui doit, d'une part, déterminer les données a priori de chaque fonction de la connaissance, c'est là ce que Kant appelle la Déduclioii métaphysique^ et expliquer, d'autre part, comment et dans quelle mesure ces données sont applicables à Texpérience, c/est ce que Kant appelle la Déduction transcendantale.
Ces indications générales sur le plan de la Critique en montrent assez Timportance et Fétendue. Si l'objet premier de cet ouvrage était d'examiner si la métaphysique est possible, c'est au fond toute laconnaissance humaine qu'il examine. Kant remarque, dès l'introduction, que les mathématiques se fondent sur des axiomes ou des postulats relatifs à l'espace et au temps, c'est-à-dire aux données a priori de l'intuition , que toute science expérimentale ou physique se règle sur les concepts a prnori de l'entendement; de même que la métaphysique a pour objet les idées de la raison. De sorte que chercher avec quelle certitude peuvent être mises en œuvre ces données a priori de la connaissance c'est se demander tour à tour : comment une mathématique pure est-elle possible? c'est l'objet de XEsthétique transcendantale; comment une
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LA CRITIQUE DE LA RAISON PURE
physique pure est-elle possible? c'est l'objet de V Analytique; comment une métaphysique, qui forcément est toujours pure puisque l'expérience ne peut rien lui fournfr, est-elle possible? c'est l'objet de la Dialectique transcendantale. Ainsi sont passées en revue toutes les formes du savoir et la Critique est bien une théorie générale de la connaissance.