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sique et la morale* • » Mais, dix ans plus tard, dans une note de la Critique de la liaison pure 2, il dénie expressément à la « critique du goût », tout caractère scientifique. Baumgarten avait espéré « en élever les règles à la hauteur d'une science. Mais c'est là une vaine entreprise, car ces règles ou critères sont empiriques dans leurs principales sources et ne peuvent servir de lois à priori propres à diriger le goût dans ses jugements; c'est bien plutôt le goût qui est la véritable pierre de touche de l'exactitude des règles. » Cette note reparut dans l'édition de 1787 ; elle était même augmentée d'une courte addition qui en accentue la portée : il faudra désormais « entendre le mot esthétique soit dans un sens transcendantal, soit dans un sens psychologique » et le disputer ainsi aux théoriciens de la beauté.
Or, la même année, dans une lettre où il lui annonce qu'il a dû recevoir un exemplaire de la seconde édition de la Critique de la raison pure, Kant écrit à Chr. Gottfr. Schùtz : « La récension de la troisième partie des Idées de Herder devra être confiée à un autre... Le temps me manque pour la faire, car je dois aborder sans retard le fondement delà critique du goùt^. » Et, le 18 décembre, il écrit à l'auteur de ces Lettres sur la philosophie Kantienne qui venaient de populariser le criticisme en Allemagne, à Reinhold : « Je m'occupe maintenant de la