‹ KantChapitre 16 sur 139 · T. VIII, p. 407 ;B, t. I, p · texte numérisé non relu

T. VIII, p. 407 ;B, t. I, p

duit de la définition de la « substance simple » une nouvelle monadologie. Le problème est le suivant : comment concilier avec la conception géométrique d'un espace divisible à l'infini l'hypothèse de monades simples, indivisibles? La difficulté disparait si la monade est une force, et, comme telle, peut faire rayonner sa puissance attractive à travers l'espace, sans le remplir matériellement et sans perdre sa simplicité essentielle ^ La force répulsive des Cartésiens n'expliquait que l'impénétrabilité des corps; l'attraction rend compte de la cohésion. La limite des corps est au point d'égalité des forces attractive et répulsive.

De cette conception il résulte nécessairement qu'entre deux corps mis en présence l'attraction est réciproque et que le repos, aussi bien que le mouvement absolu, sont de pures chimères. Il ne saurait être question d'inertie parfaite; le repos apparent n'est qu'un mouvement infiniment lent. Il est aisé dès lors de renoncer au principe embarrassant de continuité métaphysique admis par Leibniz pour expliquer le passage du repos au mouvement. Telle est précisément la thèse soutenue dans le court mais brillant opuscule de 1758, Nouvelle conception du mouvement et du repos^.

§ 2. — Cosmogonie.

Tandis qu'il s'exerçait à la solution de ces problèmes isolés, l'esprit de Kant était tourmenté d'un dessein plus

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