P. 12'J-133; B, 108-112 (161-lf
M. Boutroux, par le fait d'être unifiées, et d'être unifiées pour le sujet, que les choses peuvent être données comme objet » 1. Ou encore, pour reprendre les termes mêmes de Kant. « C'est l'unité de la conscience qui seule constitue le rapport des représentations à un objet et du même coup leur valeur objective 2 ».
Cette théorie est confirmée par l'examen de la structure intime du jugement. Celui-ci^ au moyen de la copule, exprime un rapport objectif entre des représentations, tandis que l'association n'établit entre elles qu'un lien subjectif. Juger, c'est donc bien conférer à des intuitions une unité qui ne peut venir que de l'entendement lui-même. Et puisque les catégories sont la condition nécessaire de toutes les fonctioos logiques du jugement, il en faut conclure que le rôle des catégories est de donner aux intuitions, matière de la connaissance, la forme qui leur permet d'être embrassées par l'unité synthétique du moi pensant s. Elles ont une valeur objective en tant qu'elles s'appliquent nécessairement au donné sensible pour rendre la pensée possible.
Mais il y a plus, et il faut ajouter : c'est là toute leur valeur et tout leur domaine. Comme les seules intuitions dont notre entendement dispose sont d'origine sensi-