KSAR
Liser.
LE COMTE, lisant.
« Mon cher Kean, voulez-vous faire chercher avec le plus grand soin dans voire loge ; je crois y avoir oublié hier l'évenlail de la comtesse de Rœfeld, que je lui avais emprunté afin d'en faire faire un pareil à la duchesse de Northumberland. J'irai vous demander raison aujourd'hui de la sotte querelle que vous m'avez cherchée hier au théâtre, a propos de cette petite fille d'Opéra; je n'aurais jamais cru qu'une amitié comme la nôtre pût être altérée par de semblables bagatelles.
■ Votre affectionné,
» Georges. »
eeân.
Cette lettre répond mieux que je ne pourrais le faire à des soupçons que je commence à comprendre, monsieur le comte, et dont vous sentirez facilement que ma modestie ne me permettait pas de me croire l'objet.
LE COMTE
Monsieur Rean, on parle de vous arrêter, de vous conduire en prison, n'oubliez pas que les palais consulaires sont inviotables, et que l'ambassade de Danemark est un palais consulaire.
KEAR.
Merciy monsieur le comte.
LE COMTE
Adieu, monsieur Kean.
(Kean le reconduit jnsqa'à la porte.)