‹ Keepsake d'histoire naturelleChapitre 120 sur 171 · MEUNIER · texte numérisé non relu

MEUNIER

(EEE)

Aucun naturaliste n’a indiqué ni décrit cette espèce d'une manière distincte ; il semble seulement que ce soit le grand perroquet vert poudré de gris, que Barrère a désigné sous le nom de perroquet blanchätre. C'est le plus grand de

tous les perroquets du Nouveau-Monde, à l'exception des aras.

Il a été appelé meunier par les habitans de Cayenne, parce que son plumage, dont le fond est vert, paraît saupoudré de farine. II a une tache jaune sur la tête; les plumes de la face supérieure du cou sont légèrement bordées de brun; le dessous du corps est d’un vert moins foncé que le dessus, et il n’est pas saupoudré de blanc ; les pennes extérieures des ailes sont noires, à l'exception d’une partie des barbes extérieures qui sont bleues; il a une grande tache rouge sur les ailes; les pennes de la queue sont de la même couleur que le dessus du corps, depuis leur origine jusqu'aux trois quarts de leur longueur, et le reste est d’un vert jaunâtre.

Ce perroquet est un des plus estimés, tant par sa grandeur et la singularité de ses couleurs, que par la facilité qu'il a d'apprendre à parler, et par la douceur de son naturel. Il n’a qu'un petit trait déplaisant; c’est son bec qui est de

couleur de corne blanchàtre.

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