‹ Keepsake d'histoire naturelleChapitre 122 sur 171 · PF · texte numérisé non relu

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Cette perruche est une des plus jolies. Elle est assez commune à Cayenne; on la trouve également aux Antilles, comme nous l’assure M. de La Borde, et c’est de toutes les perruches du nouveau continent celle qui apprend le plus facilement à parler : néanmoins elle n’est docile qu’à cet égard ; car, quoique privée depuis long-temps, elle conserve toujours un naturel sauvage et farouche; elle a même l'air mutin et de mauvaise humeur ; mais comme elle a l’œil très vif et qu’elle est leste et bien faite , elle plaît par sa figure. Ces perruches volent en troupes, toujours criant et piallant ; elles parcourent les savanes et les bois, et se nourrissent, de préférence, du petit fruit d'un grand arbre qu’on nomme dans les pays l’immortel, et que Tournefort a désigné sous la dénomination de corallodendron.

Elle a un pied de longueur ; la queue à près de six pouces, et elle est régulièrement étagée ; la tête, le corps entier, le dessus des ailes et de la queue sont d'un très beau vert. À mesure que ces oiseaux prennent de l'âge, les côtes de la tête et du cou se couvrent de petites taches d’un rouge vif, lesquelles de-

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viennent de plus en plus nombreuses , en sorte que, dans ceux qui sont âgés, ces parties sont presque entièrement garnies de belles taches rouges ; on ne voit aucune de ces taches dans l’oiseau jeune, et elles ne commencent à paraître qu'à deux ou trois ans d'âge. Les petites couvertures inférieures des ailes sont du même rouge vif, tant dans l'oiseau adulte que dans le jeune ; seulement ce rouge est un peu moins éclatant dans le dernier. Les grandes couvertures inférieures des ailes sont d’un beau jaune; les pennes des ailes et de la queue sont, en dessous, d’un jaune obscur; le bec est blanchâtre, et les pieds sont gris.

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