‹ Keepsake d'histoire naturelleChapitre 157 sur 171 · PIS · texte numérisé non relu

PIS

Cette belle sarcelle (le mâle) est très remarquable par la richesse et la sinsularité de son plumage. Il est peint des plus vives couleurs, et relevé sur la tête par un magnifique panache vert et pourpre, qui s'étend jusqu’au-delà de la nuque; le cou et les côtés de la face sont garnis de plumes étroites et pointues, d'un rouge orangé; la gorge est blanche, ainsi que le dessus des yeux ; la poitrine est d’un roux pourpré ou vineux; les flancs sont agréablement ouvragés de petits liserés noirs, et les pennes des ailes élégamment bordées de traits blancs. Ajoutez à toutes ces beautés une singularité remarquable : ce sont deux plumes, une de chaque côté, entre celles de l’aile les plus près du corps, qui, du côté extérieur de leur tige, portent des barbes d’une longueur extraordinaire, d'un beau roux orangé, liseré de blanc et de noir sur les bords, et qui forment comme deux éventails ou deux larges ailes de papillon relevées au-dessus du dos.

Les belles couleurs de ces oiseaux ont frappé les yeux des Chinois; ils les ont représentés sur leurs porcelaines et sur leurs plus beaux papiers. La femelle, qu'ils y représentent aussi, y paraît toujours toute brune, et c’est en effet, sa couleur, avec quelque mélange de blanc. Tous deux ont également le bec et Les pieds rouges.

Cette belle sarcelle se trouve au Japon comme à la Chine; car on la reconnaît dans l'oiseau Æëmnodsur.

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