OIE D'ÉGYPTE
Cette oie est moins grande que l’oie sauvage; son plumage est richement émaillé et agréablement varié; une large tache d’un roux vif se remarque sur la poitrine ; et tout le devant du corps est orné, sur un fond gris blanc, d’une hachure très fine de petits zigzags d’un cendré teint de roussâtre. Le dessus du dos est ouvragé de même , mais par zigzags plus serrés, d’où résulte une teinte de gris roussâtre plus foncé; la gorge, les joues et le dessus de la tête sont blancs ; le reste du cou et le tour des yeux sont d’un beau roux ou rouge bai, couleur qui teint aussi les pennes de l’aile voisines du corps; les autres pennes sont noires; les grandes couvertures sont chargées d’un reflet vert bronzé sur un fond noir; et les petites, ainsi que les moyennes, sont blanches; un petit ruban noir coupe l'extrémité de ces dernières.
Cette oïe d'Egypte se porte ou s’égare dans ses excursions quelquefois très loin de sa terre natale , car nous en avons vu qui avaient été tuées en France, et, d’après la dénomination que Ray donne à cette oie, elle doit aussi quelquefois se rencontrer en Espagne.