‹ Keepsake d'histoire naturelleChapitre 53 sur 171 · HIRONDELLE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

HIRONDELLE DOMESTIQUE

Elle est en effet domestique par instinct ; elle recherche la société de l'homme par choix; elle la préfère, malgré ses inconvéniens , à tout autre société. Elle niche dans nos cheminées , et jusque dans l’intérieur de nos maisons, surtout des maisons où il y a peu de mouvement : elle recherche la société et fuit Le bruit de la foule.

Lorsque les maisons sont trop bien closes, et que les cheminées sont fermées par le haut comme elles le sont à Nantua et dans les pays de montagnes, à cause de l'abondance des neiges et des pluies, elle change de logement sans changer d'inclination; elle se réfugie sous les avant-toits et y construit son nid : mais jamais elle ne l’établit volontairement loin de l'homme ; et toutes les {ois qu'un voyageur égaré aperçoit dans l'air quelques-uns de ces oiseaux, il peut les regarder comme des oiseaux de bon augure , et qui lui annoncent infailliblement quelque habitation prochaine. Nous verrons qu'il n'en est pas tout-à-fait de même de l’hirondelle de fenêtre.

L'hirondelle de cheminée (1) est la première qui paraisse dans nos elimaits : c'est ordinairement peu après l’équinoxe du printemps. Elle arrive plus tôt dans les contrées plus méridionales, et plus tard dans les pays du nord. Mais quelque douce que soit la température du mois de février et du commencement de mars, quelque froide que soit celle de la fin de mars et du commencement

(x) Aredula de Cicéron; vagr volucris d'Ovide ; ales bist nos de Sénèque; daulides aves de Plutarque. Les deux derniers noms conviennent à Philomèle autant qu’à Progné.

En hollandais, swalem; en Suisse, Laus-schwalm.

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