‹ Keepsake d'histoire naturelleChapitre 63 sur 171 · SÉNÉGAL · texte numérisé non relu

SÉNÉGAL

Deux couleurs principales dominent dans le plumage de cet oiseau: le rouge vineux sur la tête , la gorge, tout le dessous du corps jusqu'aux jambes,

el sur le croupion ; le brun verdâtre sur le bas-ventre et sur le dos: mais à l’en-

ue

droit du dos il a une légère teinte de rouge. Les ailes sont brunes, la queue noirâtre , les pieds gris, le bec rougeûtre, à l'exception de l’arête supérieure et inférieure , et de ses bords qui sont bruns, et forment des espèces de cadres à la couleur rouge.

Cet oiseau est un peu moins gros que le bengali piqueté; mais il est d’une forme plus allongée: sa longueur totale est de quatre pouces et quelques lignes, son bec de quatre lignes, son vol de six pouces et demi, et sa queue de dixhuit lignes ; elle est composée de douze pennes.

NEREVAN.

Le brun règne sur la tête, le dos, les ailes et les pennes de la queue: le dessous du corps est gris clair, quelquefois fauve clair, mais toujours nuancé de rougeâtre ; le croupion est rouge ainsi que le bec; les pieds sont rougeûtres : quelquefois la base du bec est bordée de noir, et le croupion semé de points blancs, ainsi que les couvertures des ailes.

Celui que M. Commerson appelle serevan avait tout le dessous du corps fauve clair ; ses pieds étaient jaunètres : il n’avait ni le bec ni le croupion rouge, et on ne lui voyait pas une seule moucheture : c'était probablement un jeune ou une femelle.

D’autres oiseaux fort approchans de ceux-là, envoyés par M. Commerson sous le nom de bengalis du Cap, avaient une teinte rouge plus marquée devant le cou et sur la poitrine ; en général , ils ont la queue un peu plus longue à proportion.

Tous sont à-peu-près de la grosseur des bengalis et des sénégalis.

Voici encore de petits oiseaux qui sont de grands destructeurs. Les maïas se réunissent en troupes nombreuses, pour fondre sur les champs semés de riz; ils en consomment beaucoup , et en perdent encore davantage: les pays où l’on cultive cette graine sont ceux qu'ils fréquentent par préférence ; et ils auraient comme on voit, des titres suffisans pour partager, avec le padda, le nom d’ocseaux de riz. Mais je leur conserverai celui de maÿas, qui est leur vrai nom; je veux dire le nom sous lequel ils sont connus dans le pays de leur naissance, et dont Fernandès devait être bien instruit. Cet auteur nous apprend que leur chair est bonne à manger, et facile à digérer.

Le mâle a la tête, la gorge et tout le dessous du corps, noirâtres; le dessus, d’un marron pourpré, plus éclatant sur le croupion que partout ailleurs : il a aussi, sur la poitrine, une large ceinture de la même couleur, le bec gris, et les pieds plombés.

La femelle est fauve dessus, d’un blanc sale dessous : elle a la gorge d’un marron pourpré, et, de chaque côté de la poitrine , une tache de la même couleur , répondant.à la ceinture du mâle : son bec est blanchâtre et ses pieds sont gris.

Fernandès raconte comme une merveille que le maïa a le ventricule derrière le cou. Mais si cet auteur eût jeté les yeux sur les petits oiseaux auxquels on donne la becquée , il aurait vu que cette merveille est très ordinaire, et qu’à mesure que le jabot se remplit, il se porte vers l’endroit où il trouve moins de résistance, souvent à côté du cou, et quelquefois derrière ; enfin il se se-

rait aperçu que le jabot n’est pas le ventricule. La nature est toujours admirable, mais il faut savoir l’admirer.

Liege

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