‹ Key to Alternative extracts for composition in FrenchChapitre 52 sur 105 · DERNIÈRES RECOMMANDATIONS DE LOUIS XIV · texte numérisé non relu

DERNIÈRES RECOMMANDATIONS DE LOUIS XIV

Peu de temps avant sa mort, Louis se fit amener ^ l'enfant qui devait lui succéder, et, le tenant dans ses bras,- lui adressa des paroles remarquables sous tous les rapports. "Vous allez être ^ bientôt le roi dune grande nation. Ce que je vous recommande le plus vivement,'* c'est de ne jamais oublier vos obligations envers Dieu. Souvenez-vous que vous lui êtes redevable de tout ce que vous êtes. Efforcez-vous de maintenir la paix avec vos voisins. J'ai trop aimé la guerre. Ne m'imitez ni en cela, ni dans les trop grandes dépenses auxquelles je me suis livré. En toute chose cherchez des conseils, efforcez-vous de découvrir les meilleurs, et de les suivre toujours. Allégez les charges de votre peuple dès que vous le pourrez, et faites ce que j'ai eu moi-même le malheur de ne pouvoir accomplir." Telles furent les paroles que Louis adressa à son arrière-petit-fils. Il mourut le premier septembre 1715, dans une sérénité et une tranquillité absolues.^

^ fit venir ; envoya cherch.er. - le tenant embrassé.

^ devenir. '' avec le plus de force.

'' dans le plus grand calme et la plus grande tranquillité.

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LES Co.MMKNCEMENTS DL' RKGM': DE LOUIS XVI

Le premier acte du nouveau roi donne la note de son règne. L'adolescent de vingt ans et sa femme qui en avait dix-neuf tombèrent à genoux quand ils furent salués du nom de roi et de reine, et on les entendit s'écrier : " Guidez-nous et protégeznous, O mon Dieu ! Nous sommes trop jeunes pour régner. ' Que personne ne dise que Louis XVI commenta trop tard la tentative de réforme qui semble avoir hâté son malheur, et qui amena sa famille, ainsi que la monarchie, à une fin plus rapide et plus tragitpie qu'elle ne l'eût été peut-être, s'il eût montré moins d'honnêteté^ et d'abnégation.- Malgré les erreurs de sa politique et sa faiblesse de volonté,^ il fut pourtant' un des initiateurs de ces tentatives réitérées'' de reconstruction sociale qui ont été aussi remarquables dans l'histoire de® France ;i partir de son règne, que l'ont eie les crimes commis au nom de cette philanthropie et de cette liberté qu'il désira sincèrement encourager."

* lie probité. - s'il eut ctc moins honnête (probe) et iltsintcres-.é. ' S'il lit des erreurs de pohtique (de mclhodei, s'il nuin(|Uii de volonté.

* il reste néanmoins. ' successives. ' de la. ' favoriser.

LL RETOUR Di: VAki:.\.\LS

Enhn le cortège entra dans ' Paris, par une chaleur el au milieu d'une poussière presque insupportables. Dans le long cordon- de troujies (|ui contenait lu foule, la reine cherchait^ vainement' un visage ami.^ ''Voyez, messieurs, disait elle,® dans quel é'.at sont mes pauvres enfants. Ils étouffent.'' I>a seule réponse fut celle d une voix rjui venait de derrière

* parvint jusqu'à. ''' la longue haie. ' chercha.

* en vai:». * bienveillant. • dit-elle.

les soldats : "Nous allons vous étouffer d'autre manière!"

Lorsque le roi arriva aux Tuileries il y eut un moment des

l)lus critiques.' La reine attendit courageusement*^ dans la

voiture que les autres fussent descendus. Puis,^ à moitié

portée!^ par le duc d'Aiguillon et le vicomte de Noailles,

cjui étaient en faveur auprès de ^^ la populace/- elle courut

se réfugier ^'^ dans le palais. Menou, qui était aussi ^^ du

parti révolutionnaire, prit le Dauphin dans ses bras, et le

conserva, malheureusement, pour un sort plus triste que

celui que la pire fureur de la foule aurait pu lui infliger.i^

" de danger extrême. '"^ bravement. ■' Alors.

^" portée, pour ain.si dire. '^ lîien vus de ; dans les bonnes grâces de. ^- la foule. ^■' elle se jeta éperdunient. ^* qui, lui aussi, était.

^•' que celui qu'aurait pu lui infliger la pire fureur de la foule.

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