EXTRAIT DU "JARDIN DES ROSES
Un certain poète se présenta devant le chef d'une bande de brigands, et récita des vers à sa louange : le chef le fit dépouiller de ses vêtements et chasser du village. Comme les chiens l'attaquaient par derrière, il voulut ramasser des pierres, mais elles étaient gelées au sol.* Dans cette extrémité il s'écria : " Quelle vile engeance ! - ils lâchent leurs chiens et attachent leurs pierres!" Le chef, l'ayant entendu d'une fenêtre, se mit à rire, et dit : " O sage, demande-moi une faveur."
I^ poète répondit : "Je voudrais •' mon vêtement, si vous daignez me le rendre.'* On attend des faveurs de ceux (jui sont vertueux. Je n'attends rien de votre vertu, ne me faites seulement pas de mal. Ce sera montrer assez de bienveillance si vous nous permettez* de nous retirer." Le chef des brigands eut pitié de lui, lui fit rendre son vêtement, et lui donna en outre une robe de fourrure.
• attachée* au lol par le froid. • " QucLs nuscrnhics ijue ces gens- là ! "
* Je d^ire. * m'en faiic la yrâcc.
•C'est montrer . . . que de nou* permettre.
FOR COMPOSITION IN FRENCH 6l