LES BRETONS
Les Bretons ont peine ^ à renoncer à leurs idées, à leurs habitudes,^ à leur costume. S'ils sont aujourd'hui aussi Français que les Normands, ce n'est pas sans peine qu'ils le sont devenus. Le voisinage^ de la nier en a fait de hardis marins. Sur ces plages, dans ces îles, sur ces rochers, prés de ces flots presque continuellement ' agités, vous trouverez partout des familles de pécheurs qui sont plus souvent dans leur barque^ que sur terre ferme, et qui aiment la mer comme une nouvelle patrie qui les a adoptés. Les enfants courent nu-pieds ''au milieu des cailloux '^ et des coquillages, ramassant les crabes, les crevettes, les moules, et les petits poissons que la marée a laissés dans le sable ; plus âgés, ils accompagnent en mer 8 leur(s) père(s) ou leurs frères. Tantôt la pèche a lieu près des côtes ;^ ils reviennent au bout d'un ou deux jours,^" et leurs femmes vont vendre le poisson sur les^i marchés du voisinage. Tantôt ils s'aventurent loin des côtes.^
* ont de la peine, de la difillcultc. '-' usages. ' La proximité.
* constamment. '' l)ateau. " pieds nus. ^ parmi les cailloux et les . . . ** ils vont en mer avec.
® de la côte. '" d'un jour ou deux. "aux.
von COMI'OSI'IION IN KIMA( Il
FERCKNAI. Kl' LES CHEVALIERS
Quand ^ les chevaliers parurent- dans la clairière où se trouvait^ Perceval, (juand il vit les cottes de mailles étincelanles, les casques éclatants, les lances, les boucliers dont le vernis vert et rouge reluisait au soleil, l'or et l'argent et l'a/ur, il fut rempli d'admiration, et il se mit ' à genoux, en récitant toutes les prières qu'il savait. Celui qui était le chef de la troupe dit à ses compagnons : " Restez en arrière. Cet enfant est tombé à terre en nous voyant. Si nous marchions ^ tous vers lui, il mourrait de peur,** et il ne pourrait (pas) répondre aux questions que je veux lui faire." Les autres s'arrêtèrent, et lui, s'avançant vers Perceval, le salua doucement pour le rassurer : " N'aie pas peur,'^ (mon) enfant, lui dit-il. — Je n'ai pas peur, répondit Perceval ; mais, dites-moi, n'étes-vous pas^ Dieu? — Moi? non certes. — Qui êtes-vous donc? — Je suis un chevalier. — Un chevalier? Je ne sais (pas) ce que c'est ; je n'ai jamais vu de chevaliers ni n'en ai entendu parler. Mais que je voudrais vous ressembler, être ainsi vêtu et ainsi resplendissant ! "'
' Lorsqvie. '^ apparurent. •'' se tenait. ^ il tomba.
* avancions. '' d'etTroi. ' Ne crains rien.
* est-ce que vous n'êtes pas.