MOUVEMENTS DES JAMBES
Fig. 138. — Prise de l’opposant pour l’extension de la jambe sur la cuisse.
Fig. 139. — Prise de l’opposant pour la flexion de la jambe sur la cuisse.
Fig. 140. — Prise de l’opposant pour l’extension de la cuisse sur le bassin.
DUCROQUET
GYMNASTIQUE MÉDICALE
Fig. 141. — Frise de l'o|i|iosiuil i)oiir l'alHUiclion de la hancdic.
Fig. 142. — Prise de rojiposant pour la cii'ciimducliun de la linnrlic.
Fig. 143. — Prise de l’opposant jiour e.Nercer les imiseles llécliisscnrs du Ironc.
MOUVEMENTS DU RACHIS
De cette façon les mouvements se passent bien clans les diverses articulations du rachis et non dans les segments voisins.
Flexion et extension. — Mouvement actif. — Avec opposition.
. ( Flexion — aux épaules.
Ppicp ) ^
( Extension — au dos.
Se placer derrière le sujet, s’opposer à la flexion en appuyant vos mains devant les épaules et en essayant de retenir celles-ci en
Fig. 144. — Prise de l’opposant dans l'élévation Fig. 14o. — Prise de l’opposant pour les moulatérale du bassin aux perches. venients de flexion latérale du tronc sur
le plint haut.
arrière, puis changer la prise et s’opposer au redressement avec les mains appuyées à plat contre la région lombaire (fig. 127).
Lorsqu’on veut exercer spécialement les muscles abdominaux au lieu des muscles postérieurs du rachis, on utilise le mouvement représenté à la figure 143.
Flexion latérale. — Mouvement actif. — Prise — aux coudes ou aux épaules.
Le sujet est assis sur le plint, les mains à la nuque ou aux hanches, saisir ses coudes ou ses épaules et retenir du coté où il veut s’incliner (fig. 145).
Lorsqu’il s’agit d’exercer uniquement les muscles lombaires, le
DUCROQUET. — GYMNASTIQUE MÉDICALE
sujet placé aux pei-clies fait rélévation latérale du bassin avec opposition ftig'. 144).
Mouvement 'passif. — La prise est la môme ; on pousse l’épaule ou le coude du coté opposé à la flexion et l’on tire légèrement du côté où on veut incliner le sujet.
lloTATiox. — Mouvement actif. — Prise au coude et à l’épaule.
Le sujet est assis sur le plint, et met les mains à la nu(|ue.
Se placer derrière lui et saisir d’une main la face antérieure du coude élevé à la nuque, tandis que votre autre main appuyée à plat contre la face postérieure de l’épaule o])])osée empêche celle-ci de toinner en arrière (iig. 146).
Mouvement passif . — La position (d les prises sont les mômes (jue jK)ur l’actit', mais inverses.
Likcumihjction. — Mouvement passif. — Prise — aux épaules.
Le sujet est assis sui-le plint, les deux mains croisées derrière la nuque; empaumer ses coudes, incliner l(‘ rachis en avant, puis le faire j)ivoter de droite à gauche ou de gauche à droite.
Loi‘S(]u’on a exercé plusieurs sujets, on |)eid les grou])er deux par (leux, l’un faisant l’opposition et l’autre (‘xécutant le mouvement. Pour les mouv(‘inents rachidiens la home s(i prête très bien à cette combinaison. La tiguie 147 montie l’exécution d’un mouvement de tlexion et extension du rachis et la ligure 148 montre l’exécution d’un mouvement de tlexion latérale du rachis. On peut (mlin utiliser le poids du coiq)S comme mode d’opposition. Pour cela on peut se servir soit du banc (Voir Gymnastique pédagogique), soit du jdint haut.
Pour se metti-e en position le sujet s’agenouille sur le{)lint, puis il tend les bras en avant poui- [)rendre appui sur les épaules de l’aide; celui-ci le soutient en outre sous les aisselles et s’éloigne i>eu à peu jusqu’à ce que le sujet soit amené à la position hoiizontale ifig. 149i. Dans cette position le sujet exécute des mouvements d’extension (lig. 150) et de tlexion latérale ifig. 151 et 152).
La gymnastique rachidienne est particulièrement utilisée contre les déviations de la colonne vertébrale.
Dans la cyphose, nous savons que les épaules sont très reportées en avant; lorsqu’on examine le sujet de dos, elles semblent détachées du tronc, leur pointe venant saillir fortement sous la peau. Les mouvements de gymnastique médicale qui tendent presque tous à renforcer les muscles postérieurs des é])aules vont ramener cellesci en arrière et leur permettie de revenir s’a])pli(piei* normalement à la face postérieure des côtes. L’action de la gymnastique est ici toute simple ; mais il n’en est pas de même pour la .scoliose qui est peut-être la plus commune des déviations rachidiennes.
MOUVEMENTS DU RACHIS
Fig 14G. — Prise de l’opposant pour les mouvements de torsion du tronc.
— Prise de l’opposant pour exercer les Fig. 148. — Prise de l’opposant pour exercer les muscles muscles extenseurs du tronc. fléchisseurs latéraux du tronc.
DUCBOQVET. — GYMNASTIQUE MÉDICALE.
La pliysiologie paüiologiqiie do la scoliose est encore mal éclairée, par suite son traitement est demeuré aveugle ; on ne sait trop sur quels muscles faire porter l’elTort thérapeutique; aussi les insuccès de la gymnastique sont-ils nombreux dans les déviations déjà un
Fig. liO. — Frise de l'ojiposaiit poui' exercer les muscles extenseurs du Ironc.
]>e graves. Nous avons clu‘rché à faire au moins un pas dans la solution du [troblome cm utilisant h's im|)ortantes notions de [iliysio-
Fig. 150. — Position d'arrivée, les muscles extenseurs du tronc sont en contraction.
logie musculaire que nous signalions dans la première leçon. Nous nous rappelons que l’expérience de Marey nous avait conduit à admettre, que l’on peut obtenir à volonté des muscles longs ou courts, selon les conditions dans lesquelles on les fait travailler.
MOUVEMENTS DU RACHIS
Supposons que nous ayons à traiter une scoliose à grande courbure dorsale. Nous pouvons comparer le rachis à un mât de navire dont les cordages supérieurs représentés par les muscles postérieurs des épaules, iraient s’attacher aux omoplates. Si le mât penche d’un côté, il entraîne avec lui l’omoplate du côté opposé.
Fig. loi. — Exercice des muscles latéraux du tronc sur le plint bas (Rr temps).
Voici donc le problème qui se pose : s’opposer à la projection de l’épaule en arrière, la fixer même en avant, alin qu’elle retienne à son tour le mât rachidien dans sa chute.
Notre action thérapeutique comprendra donc deux temps distincts :
Fig. 132. — Exercice des muscles latéraux du tronc sur le plint bas (2® temps).
dans un premier temps, nous ferons exécuter des mouvements de l’épaule en avant, faisant ainsi travailler les muscles pectoraux à l’état de raccourcissement. Lorsque nous aurons obtenu des pectoraux suftisamment forts pour maintenir l’omoplate en place, nous ferons exécuter, dans un second temps seulement, les mouvements des bras et du tronc que vous connaissez bien, qui exigent tous une contraction énergique des muscles postérieurs des épaules. Ceux-ci, travail-
DUCROQUET. — GYMNÀSTIQUE MÉDICALE.
lant à leur tour à l’état de raccourcissement, tireront à eux le rachis pour le ramener à la rectitude.
On voit par cet exemple combien il serait utile dans certains cas de ])ouvoir ne faire ti‘availler (lu’un seul muscle à l’exclusion des autres plus ou moins proches. Les Suédois, il est vrai, poussant un peu loin l’analyse de leurs mouvements, veulent y voir la contraction de tel ou tel muscle déterminé; mais, en réalité, ces mouvements enti'aînent toujours la contraction syjierf;i(|ue de tout un groupe musculaire. Il n’est possible d’ol)tenir la contraction d’un muscle à l’état isolé que si l’on s’oppose exactement au mouvement (ju’il détermine. Par exemple, le muscle coulurier se contracte seul c[uand ou s’o|)pose au mouvement de llexion et l'otation externe de la cuisse. Il y aurait là toute une gymnastique élective à faiie (jui nous permeltrait sans douh; d’obtenir dans les déformations dépendant de l’insuftisance musculaire des succès inconnus jusfpi’alors.
Mouvements du poumon. — Nous avons (uicore à exei'cei' le poumon. Nous avons \u (pielle importance on (toit accorder à la gyiuuasti(pie r(*sj)iratoire dans le traitement de toutes les maladies et eu particutierdansles maladies cardiacjues. I^a gymnasti(}ue de Ling comprend donc des mouvements respiratoires [)assifs dans les(juels le sujet n’a méimî plus besoin de respirer pour emplir d’air ses poumons; on peut bien dire (jue le gymnaste respire pour lui. (ies
mouvements se font soit assis, soit couché :
Mouvement de respiration dans la position assise.
— Le patient est assis sur le plint ou sur un tabouret; se placer en arrière de lui et lui passer les bi*as lléchis sous les aisselles (fig. 1;33).
Premier temps : élever fortement les épaules du sujet, en les attirant en arrière tandis que celui-ci fait une profonde insj)iration.
Deuxième temps : laisser retoml)er les éi)aules pendant que le sujet fait l’expiration.
Mouvement de respiration dans la position couchée. — Le sujet est couché les bras le long du corps et la prise se fait comme pour le mouvement d’élé-
vation des bras au-dessus de la tête que nous avons déjà décrit (tig. 100 à 104).
Premier temps : élever les bras parallèlement tandis que le patient fait une profonde inspiration.
Deuxième temps : ramener les bras le long du corps pendant que le patient fait l’expiration.
Il est bien entendu que, dans tous ces mouvements, le rythme normal de la respiration est soigneusement reproduit.