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EXERCICES DEBOUT AVEC APPUI

7° Les mains appuyées par terre, soulever le thorax en étendant les coudes ; c’est encore un mouvement que les enfants raides ne peuvent pas faire; chez les cyphotiques on pourra d’une main appuyer sur le dos pendant le redressement (fig. 223).

8® Allonger vigoureusement, mais sans secousses, les poings fermés dans toutes directions, en avant, en croix et en arrière ; chaque mouvement répété dans la même direction six à dix fois.

9° Lever une jambe, plier le genou, l’étendre, revenir par terre.

10° Amener UN bras tendu en avant en longeant le sol, tandis que l’autre revient d’avant en arrière ; faire ce mouvement une série de fois sans se reposer sur le sol.

Exercices debout, avec appui. — L’enfant est simplement adossé au mur, ou bien attaché au mur ou à un poteau à l’aide d’une ceinture tant qu’il ne sait pas encore se tenir droit sans s’enseller. Les trois premières séries de mouvements décrits précédemment sont répétées dans cette position. Les mouvements des jambes sont exécutés des deux côtés, mais plus souvent en levant le membre du côté de la convexité dorsale, le membre du côté de la convexité lombaire servant de support, ce qui force l’enfant à se hancher de ce côté, dans une attitude corrective de cette scoliose lombaire.

Les mouvements asymétriques du tronc sont importants ; suivant la manière dont est faite la flexion latérale, elle tend à infléchir soit la colonne dorsale, soit la colonne lombaire. Supposons une scoliose à convexité dorsale droite et à convexité lombaire gauche ; les mouvements devront tendre à produire une concavité dorsale droite et une concavité lombaire gauche.

La première s’obtiendra par les positions des figures 22i et 225, la seconde par les positions des figures 22G et 227. Ces mouvements ne sont utiles que s’ils sont bien compris et bien surveillés, aussi faut-il y renoncer chez les enfants trop jeunes. 11 en va de même de quelques attitudes correctives de la gymnastique suédoise ; les enfants ne les comprennent pas et il est curieux de constater sur les sujets nus combien les effets obtenus par ces attitudes, pourtant si logiquement conçues, sont éloignés des vues théoriques sur les courbures qui auraient dû se produire ; les exercices que nous venons de décrire, moins faciles à estropier et demandant quelque adresse, sont beaucoup mieux exécutés, peut-être parce qu’ils ennuient moins.

Nous avons supposé une scoliose droite ; il est évident qu’en cas de scoliose gauche les deux premiers mouvements se feraient à gauche, les deux derniers à droite.

Mouvements sans appui. — Tous les mouvements que nous

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venons de décrire, appi is an mur, seront faits pins tai‘d librement, sans appui aucun, quand l’enfant sera capal)le de se tenii* sans enselliu'e et d’exécuter les mouveimmts d(‘, latéralité (m restant dans un même plan; mais, même alors, on ne négligera pas les exercices dans le décubitus. N'oici d’autres exercices exécutés debout.

l” Mains croiskes derrière i.a ceinture durant l’inspiration, bras fortement tendus durant rexj)iralioir(lig. 22S). Éviter l’ensellure.

2° Flexion du tronc: les bras tendus appliipiés sur les ciMés de la télé, tenue biendroili', le tronc (*xéciit(‘un moiiveimmt de flexion, ipii amène b‘S doigts au contact du sol, sans tb'xion des gimou.x ; redri'ssemiml avec la même |K)silion des bras ; b‘s moiivimuMits de tb'xion sont séparés par d(‘S mouveim'iits circulaires d(‘S bras id accom])agnés de mouviMiieiits ri'Sjdraloiri'S : inspiration pendant l’asiamsion des bras, (‘xpiration |)endaiit la tlexion du tronc ; deuxième inspiration |)endanl b* redressimient du tronc, ex|)iration pendant la descenit' di‘s bras (tig. 22D).

Ibmr empêcher rimselliin' diiraiil le redresseimmt, il faut d’une main maintenii le bassin en l'apitliipianl au-devant d(‘, l’épine iliaipie antérieure, de l’autre appuyer fortement sur la colonne dorsale ; dans ces conditions, cid exercice est un li*ès puissant moyen de correction de la cv])bose (d de la lordosic

3° S’accroupir, les bras tendus liorizonlalemenl en avant, si' relever en laissant tomber les bras (tig. 230).

4" Fléchir le tronc en avant, en arrière id sur les cotés, les mains aux hanches, la lête suivant le mouvennmt du tionc.

5" Arduction des rras avec inspiration, adduction avec expiration (tig. 238 1.

6° Les mains croisées derrière la nuque et les coudes écartés, baisser la télé d’abord, puis la redresser, en luttant contre les mains.

7° Fente de l’escrime, le bras levé étant du côté de la concavité doi sale.

8° Fente avec bras horizontaux ; les pieds sont à la distance d’un grand ]»as; genou droit en avant, ]dié ; jambe gauche en arrière, tendue. Premier temps : les bras tendus se lèvent jiisipi’aiix épaules, dans le ]»lan du coi'ps; deuxième temps : le genou droit est fléchi au maximum, le corps se portant en avant ; troisième temps : le

Fig. 224. — Exercice pour la scoliose dorsale droite.

Fig. 225. — Exercice pour la scoliose droite totale.

Fig. 22G et 227. — Exercices pour la scoliose gauche.

Fig. 228. — Inspiration pendant la flexion des coudes, expiration ])endant l’extension. Fig. 229. — Flexion et extension du tronc; plongeon droit.

Fig. 230. — Flexion et extension des membres inférieurs.

Fig. 231. — Redressement du dos cyphotique.

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genou se redresse, le corps l evienl en arrière ; quatrième temps : les bras descendent. Cet exercice, tivs coin])let, demande la tension dotons les inusclesducorpsetdonneiineexcellente attitude du dos et de la tête.

Exercices dans la station assise. — Assis sin* une chaise à dossier droit, l’enfant y esltîxé au moyen d’nne ceinture ; l’exercice du bâton fait dans cidte ])osition a])])li(|ue forlement le dos au dossier, repoi’te les é|)aules (oi arrièr<* (*l r(‘dress(‘ la cypbos(* el la lordose*; reniant ai'rive à la longue! à faire* e‘e*t exeredee! sans e''*lre maintenu et sans s’e*nselle*r (fig. 231).

2° Faiit! tle'*e*bir le! tronc surle*s e*uisses et eeppeeser au i‘eelre!sseme*nt une résistance creeissanle*.

3° Ia'S éj)aule*s mainte‘nues cendre* le ele)ssie*r au moyen ele*s éjeaulières, l’endanl llécbil la tète* e*l la rceireesse! ensuite pe*nelant e|u’une main s’y eeppose.

4“ Reelressemenl latéral ein ceeu. En e*as ele seaeliose cervicale elroile, l’enfant ajepuie sa main elroile sur le siège, ele fae;e)n à tixer l’épaule droite; l’aiele ]»lae‘e seen jeoignel à la base ele la nue|ue et tlécbit la tète fortement à elroile e-t un peu en anière, par-dessus ce billot.

Exercices aux appareils. — En gi anel nombre d’ajepareils ont été construits [eeeiu- reelressoi- le*s elévialions ele* la taille, apj)ai*eils ]dus ou moins compliepiés et ingénie*nx, ceu.v ele* Zaneler e*n j)arliculie*r. Ils ne seeid [eossibles e|ne élans ele*s instituts ele! mécanotliéra|)ie et je les laisserai ele ce')té, penu‘ ne m'e)ce*upe*r ejue ele*s a})pareils faciles à confectionner partout et ulilisable*s élans les familles.

Suspension verticale. — Elle se fait le plus e*fficacement à l’aiele ele Vappareil de Sayre., cai‘ le! mouve*ment est coniplète*me!nt }>assif, tout le ]»e>iels élu ce>r[)S tenelant à allonger la coleenne verlébrale et à redresser me)ine*ntanément le*s ceeiii'bures; il faut se garder ele trop lever les épaules, mais il esl utile el’en lever une! plus baul ejue l’aulre jeour corriger l’attiluele inveise. Depuis l>ee*ly, eni a ajouté à l’extension le reelressement eles courbures au moyen ele jdusieui's cuillers placées au sommet des eliffére'iites courbures ; on a construit des appareils destinés à exercer la pression élans la elii'ection des axes de l’ovoïele theeraciejue déîovinè ; Vappareil de Kirmisson (tig. 232j, plus sinijde, suflil élans la pratiepie. Wappared de

Fig. 232. — Appareil de Kirmisson, suspension et redressement des courbures par les cuillers de pression.

Fig. 233. — Appareil de Schmitt, suspension.

Fig. 234 et 23.3. — Ceinture de Tydmann ; extension active.

Fig. 23(5. — Appareil de Lorenz, suspension latérale. Scoliose droite dorsale.

Fig. 237. — Poteau avec ceinture et traverse; extension active.

Fig. 238. — Exercice respiratoire au poteau.

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Schmitt (fig. 233, 239, 240), dans lequel renfant, suspendu par la tête, monte et descend en tiiant lui même sur des cordes passées sur des poiüies de reiiAmi, produit également rextension sous une foi ine plus agréable à Fentanl, etlîcace surtout dans les déviai ions cervicales.

La suspension à Féchelle orthopédicpie, à un trapèze, aux anneaux tiendra au besoin lieu de la suspension de Sayi*e, mais il n’y a plus d’action sur la colonne cervicale.

Suspension latérale. — Appareil de Lorenz (fig. 230,241, 212). C’est un exercice passif d(‘S plus (d'Iicaces ])our coi‘rig(‘r la déviation latérale et pour réduii*e (mi (iiK'hpu' sortie la délormation costale. Ce professeui; Lor(*nz va trop loin en b‘ considéi*ant comim» le seul exercic(‘ utile à un scoliolicpie et il Fa|»pli(jue avec un(‘ viobmce (|ui transforme cette Faire transviu’sale im inslruimmt dc! supplice». En allant doucemeni, ony habitue les (‘iifants sans les faire soutfrii' et on obtient d’excellents résultats au ])oiul de vue du ledresse^ment ; mais ce redressement ]tassif, epii n’augmente en rie»nles forces musculaires, doit être absolumeid acconqiagné de gymnastique générale et active.

En supposant um» scoliose droite, l’enfant se jilace sur le seuil de Fai)}»areil (fig. 241 j, saisit la poignée de la main gauche jiar-dessus la bai ie, passe la tête et le hrasdroil sous l’anse formée j)ar le bras gauche et se trouve ainsi retourné, le côté droit du dos appuyé contre la baiie autour de laquelle le bi’as di'oit s’eni’oule; les pieds (piiltent alors le seuil et l’enfant se trouve suspendu, mais rien ne lui est plus facile cpie de remettre les pieds sur le seuil et de quitter la bari-e. Au début il prend simjilement cette attitude et s’exerce à respirer ainsi; puis, en raccourcissant la courroie, on Fliabitue aune compression ])lus forte dn côté ; on le soutient quand les pieds (piittent le sol ; finalement il sesuspendtoutseul,respirelarg(»mentet conserve sajiosition une ou deux m i nut es, jusipFà cinq minutes même, (piand on l’aide en appuyant sur l’épaule gauche, alin de décharger le bras gauche de l’enfant. Puis il descend, se repose en faisant une série d’exercices par terre et recommence. La barre, (|ue l’on met à la bauteui’ voulue, répond à la région axillaire ; elle a 40 centimètres de périmètre ; lapoignée arrive un peu au-dessous du niveau inférieur de la barre, s’il s’agit de se suspendre sur une gibbosité doi sale supérieure. On veillera à ce (|ue l’enfant soit couché sui- le sommet de la voussure, et ne se retourne ni sur le dos, ni sui' le côté.

Quand il s’agit de la scoliose lombaire, l’enfant se suspend sur la région lombaire, avec une courroie beaucoup jilus courte et un rouleau plus mince, de 20 à 30 centimèties cb; périmètie (tig, 242),

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