ACTION SUR LA PRESSION SANGUINE
puis, après une série de massages dont le nombre varie selon les cas, reste aussi permanent que le permet la lésion causale.
Parmi les nombreux exemples que j’aurais à citer de cette action sur la circulation, j’en choisis quelques-uns qui me semblent tout à fait typiques.
Chez un malade de la salle Trousseau, à Necker, atteint de sclérose rénale avec asystolie chronique, la pression artérielle, le 8 avril, était de 1 1, çt la pression artério-copillaire de 10, signe incontestable
Fig. 300. — Frictions de la région précordiale.
d’une stase avancée ; après cinq minutes d’un massage précordial excitant, par hachures et vibrations fortes, la pression artérielle était remontée à 17 et la pression capillaire descendue à 4, chiffres presque normaux. A la suite d’une autre séance de massage, les pressions, qui étaient toutes les deux de 10, furent respectivement de 12, 5 et 7.
Chez une malade de la salle Monneret, hypertendue, au contraire, le massage calmant et doux, par de légères malaxations et des vibrations faibles, amena rapidement une baisse de la pression artérielle, mais agit moins nettement sur la pression capillaire;
F. CAUTRU. — KINÉSITHÉRAPIE ABDOMINALE.
voici les chiflVes que nous a donnés Félude de cette malade, atteinte de lésions mitrales et d’insuflisance aortique :
l.e .5 avril fOOô :
Près. art. avant le massage 22
Près. cap. — — 15
Près. art. ai)rès — 20
Près. cap. — — 10
Le 7 avril:
P. A. avant le massag»; 22
P. A. après — 20
Le S avril :
P. A. avant le massage 21
P. A. après — 18
l 11 autre sujet, atteint d’hypertension avec stase très nette, nous a donné les chifl'res suivants :
P. A. avant le massage 20
P. A. aj)i'ès - 17
Ici encoi-e l'écart entre les deu.v pressions tend à se produire.
I.e 25 mai 1905, nous avons donné nos soins en ville, pour' la première fois, à un malade du 1)'‘ lluchard dont la pression artérielle était de 28. (îe malade, âgé de soixante-treize ans, était atteint de cardiopathie artéiâelle avec dyspnée toxi-alimentaire ; il avait eu deux mois avant une crise très grave d’œdème aigu du poumon.
Après le premier massage, la pression tomba à 24. Quinze jours après elle était normale, elle s’y est maintenue depuis ; la dyspnée a disparu, le malade marche et monte facilement les escaliers, et l)eut s’écarter légèrement du régime sévère auquel il était soumis depuis sa crise d’œdème aigu du poumon.
Le 23 juin nous voyons avec leD'' lluchard un homme de quarantecinq ans, en proie depuis plusieurs mois à une dyspnée toxi-alimentaire méconnue des plus i)énihles. La pre.ssion artérielle est de 22. Ap rès le massage elle tombe à 19 ; le nomhi e des pulsations tombe de 96 à 88. Le 30 juin, la pression est de 18 avant, de 14 après le massage; le pouls, de 84, tombe à 70. Le 5 juillet, la pression est normale et oscille entre 15 et 10, le pouls entre 80 et 74. Le 23 juillet,