‹ KinésithérapieChapitre 16 sur 198 · MANŒUVRES CORRESPONDANT A CHAQUE TISSU · texte numérisé non relu

MANŒUVRES CORRESPONDANT A CHAQUE TISSU

vue plastique; car ces manœuvres tendent à faire disparaître dépression et cicatrice (fig. 2).

Vaisseaux et nerfs. — Régions à respecter. — Les vaisseaux sont superficiels ou profonds; les premiers sont exclusivement veineux et demandent des ménagements. Comme il n’est pas d’indication spéciale d’agir sur les veines, mieux vaut les considérer comme des organes à respecter, et dans les diverses manœuvres de massage des membres, il est facile de pratiquer des pressions sur tous les corps musculaires sans passer sur les saphènes et les veines du pli du coude. Dans les massages en anneau, en bracelet, on pourrait même les éviter, en laissant la veine superficielle en dehors de la pression ainsi exécutée. En évitant les veines superficielles, on évite les nerfs superficiels les plus importants, car ils accompagnent généralement les troncs veineux principaux (saphènes, etc.).

Les vaisseaux profonds situés sous les masses musculaires ne sont pas influencés directement et les grosses veines bénéficient des pressions musculaires : mais les gros vaisseaux deviennent par instant plus accessibles. Ce sont là des régions à éviter, car, malgré la légèreté d’une pression, elle sera inutile et peut-être nuisible aux organes de la circulation (veines, artères, ganglions lymphatiques, etc.). L’effet nocif deviendra dangereux dans certains cas inflammatoires. 11 y a donc des régions à respecter, puisque les gros vaisseaux y sont accessibles à la main du masseur ; citons ainsi le creux poplité, le triangle de Scarpa et le lit de l’artère fémorale, faisselle, le pli du coude, la partie antérieure et intérieure du cou.

Les vaisseaux lymphatiques ne sont pas massés spécialement et les ganglions qu’il faut plutôt ménager se trouvent heureusement dans les régions à respecter.

Les nerfs accompagnent souvent les gros vaisseaux, mais il en est qui suivent des chemins spéciaux : nos pressions peuvent alors agir sur eux avec quelque avantage dans des cas de paralysie et même dans quelques névralgies; les régions où ils deviennent accessibles ne sont à redouter que dans certaines névralgies fort pénibles, car ils ne peuvent supporter le moindre contact.

Muscles. — La véritable action du massage est surtout d’ordre musculaire, ou mieux neuro-musculaire. Nous obtenons, en agissant indirectement sur les nerfs sensitifs delà peau par un mouvement réflexe, directement sur le corps charnu lui-même, soit des contractions, soit de la sédation musculaire, suivant que nous exerçons des pressions d’intensité moyenne, de simples contacts ou des manœuvres très légères.

La direction générale des pressions se fait de la périphérie vers le

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contre, c'es(-à-(lii‘e pai allolemenl à la diaphyse des oslon2:s : mais les corps charnus n ont pas toujours cette même direction, quoique le plus souvent ils soient oi'ientés de la sorte ; quelques-uns sont absolument perpendiculaires à l’a.xe du membre (cai'ré])ronateui‘, etc.). Au tronc, la direction à donner aux manœuvi es du massag^e varie en haut et en bas, à cause du sens du torrent veineux. En général, on doit masser les corps cbarnus autant que possible dans le sens des fibres.

Quand un faisceau musculaire est massé avec principe, les fibres se contractent surplace tout le long de la pression de la main, et

. cette contraction est suivie immédiatement du calme nécessaire au repos du muscle ; aussi l’exercice obtenu n'amène pas les effets du surmenage, ainsi qu’on l’observe quand on masse par manœuvres violentescommedansle tapotage. Il suflit de le constater sur les membres ani[)utés, où une

percussion (bacbage, tapotage, etc.) exécutée sur le muscle mis à nu par dissection, tout aussi bien qu’un pôle de courant faradi(iue de trop forte intensité, détermine des nœuds de contraction qui persistent (|uel(|ues minutes. Toute manœuvre perpendiculaire au corps cbarnii donne un l•ésultat analogue.

Si le muscle gagne à être au repos pendant qu’on le masse, il est cependant ])référable qu’il ne soit pas trop relâché, au point de flotter dans sa gaine : les patients accusent parfois de la douleur dans de telles positions ; la main mal assurée peut plisser et par suite pincer les faisceaux. Avant de commencer la manœuvre de massage, on doit I)lacer le meinbre dans une position telle que le muscle soit au repos, mais en tonus physiologique, prêt à exercer sa conti’action.

D’après la forme du muscle, on emploie la paume de la main, la main en gouttière latérale ou longitudinale, les doigts, le pouce (lig. 3, 4, 5, 10 et 11). La pression s’exerce d’un bout à l’autre de la

Fig. 3. — l’i’essiüii de toute la main disposée en gouttière latérale (demi-anneau).

L'avant-bras malade repose sur un meuble par le bord cubital, main et poignet en extension : la main, par tlexion des doigts, le pouce en adduction, se dispose en gouttière, dont la concavité se moule sur la convexité de la région massée : elle fait alors soit du contact d'une loge musculaire, soit une j)ression ascendante de la région externe exclusivement, ou de celle-ci avec la paume et de la loge j)OStérieure avec la face palmaire des doigts qui remontent obliquement du radius <'i l’épitrochlée.

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