EXPLORATION
C’est grâce à une méthode de toucher spéciale et à un diagnostic particulièrement précis, que Brandt était arrivé à donner à sa méthode le développement que l’on sait.
On ne peut pas toujours poser un diagnoslic absolument précis d’emblée, non point sur la nature, mais souvent sur l’étendue des lésions, celles-ci étant masquées par d'autres phénomènes, tels le ballonnement du ventre, l’infiltration ou la contraction des parois abdominales. L’exploration se combinera donc souvent au début avec lé traitement ; l’examen se fera en massant. Le massothérapeute devra posséder beaucoup de patience, et surtout une grande douceur dans le toucher, tout en sachant prendre des positions qui ne seront fatigantes ni pour lui, ni pour sa malade.
L'cæploraliun se divise en inspection, percussion, palpation eæUrne et interne (ou toucher) ; elle devra naturellement être précédée de l’établissement d’une enquête complète sur les causes des troubles dont la malade est atteinte.
Nous n’insisterons pas sur ces divers points, qui appa: tiennent aussi aux autres branches de la médecine ; nous ne nous élendrons pas non plus sur les divers modes d'exploration gynécologique, soit au moyen d'instruments, soit par la narcose quand celle-ci pourra être nécessaire.
Palpation externe du ventre.
Le toucher gynécologique sera toujours précédé d’une palpation externe du ventre très détaillée.
Quand cela se peut, celle-ci se pratique, la malade étant étendue sur un canapé un peu spécial, sorte de banc de massage, appelé plint, large de 50 centimètres et long de 1“,80 centimètres environ. Il est peu élevé au-dessus du sol ; ses pieds ont une hauteur de 30 à 40 centimètres.
Pliysiothérapir. lit.
Fig. 3rJo. — Station coiicliée, genoux lléchis, g(;noux légèmnenl écartés. I.cs jambes iieuvent être allongées, la position des épaules et de la tète doit rester la même.
Fig, 326. — Massage du ventre. Position du médecin à \.\ gnuchc. du malade, le genou gauclie appuyé au canapé, la jambe droite allongée de côté, les bras tendus, j)OsUion élevée du siège
î>ALPATION EXTERNE DÜjiVÊNTIlË 483
[.e dessus du banc est divisé en deux partiés mobiles, pouvant se relever sur une crémaillère. La tablette antérieure sur laquelle viendront reposer la tête et les épaules a 45 centimètres de long, la tablette inférieure a 1“,35 à 1“,50. Les deux tablettes sont recouvertes de coussins mobiles, plats, en velours et capitonnés (fig. 325, 326, 327).
11 est évident qu’il n’est pas nécessaire pour bien examiner une malade de posséder un plint, et que cet examen peut aussi bien se
Fig. 327. — Massage et palpation du ventre. Position du médecin a la droite du malade.
Position élevée du siège. Bras tendus. Face tournée en avant, jambes parallèles au canapé.
faire dans un lit ou sur un canapé ; il est cependant de toute importance pour le médecin que les ressorts du lit ou du canapé, en cédant devant la pression de la main, ne diminuent pas la finesse de l’exploration.
L’exploration se pratique dans la station demi-couchée, genoux relevés (fig. 325, 326), ou couchée^ jambes allongées. Le dos doit reposer à plat (fig. 326), seules les épaules et la tête sont légèrement relevées; on peut placer un petit rouleau sous la nuque.
Les bras sont étendus le long du corps. La malade, qui aura auparavant vidé sa vessie et autant que possible son intestin, doit être
BOURCART. — KINÉSITHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE.
dans une position passive, les robes défaites, le corset enlevé ; l'exainen se fait de préféi*ence sur la peau, le contact de la main étant ainsi plus précis.
Pour \di 'palpation du ventre, le médecin se place, comme il le sera du reste pour le 'massage, assis sui* un tabouret à vis, à droile ou à gauche de la malade, suivant les nécessités, mais en toul cas dans Une situation légèrement élevée, alin de se servit' du poids du cor[ts
2S.‘î. — Position de la malade et du médecin dans l'examen bimanuel-vaarino-abdominal.