PALPATIX)N INTERNE DU VENTRE
OU des muscles du dos pour déprimerdes parois abdominales, et ne point faire d’effort avec les muscles des bras dans les manœuvres d’exploration, c’est la seule manière de ne pas se fatiguer, de laisser toute liberté aux mouvements des avant-bras, de la main, des doigts et de pouvoir conserver ainsi une sensibilité tactile parfaite, car on ne peut avec les muscles de l’avant-bras déprimer en même temps les parois abdominales et palper ou masser sans se fatiguer rapidement.
Le médecin est tourné du côté du visage de la malade, les bras généralement allongés en avant ; la palpation se fait surtout de la main droite, ou par les deux mains alternativement ou ensemble, comme dans les manœuvres de massage que nous décrirons plus bas (fig. 326, 327).
Palpation interne du ventre.
Pour l'examen interne, Brandt prenait place au côté gauche de la malade, sur le tabouret à vis, lui permettant de s’élever plus ou moins, suivant la résistance du ventre (fig. 328) ; il introduisait la main gauche sous la cuisse gauche de la maJade et introduisait l’index seul dans le vagin et fixait le pied gauche de la malade sous son genou gauche ; cette position de la main n’est pas nécessaire si l’on a soin de faire glisser sa malade suffisamment en bas du piint, on peut alors introduire la main directement en avant entre les jambes de la patiente. Quand la malade est dans un lit, on procède de môme; on fait relever légèrement les jambes, les pieds posés bien à plat sur le matelas, pour faciliter le relâchement de la muscula- ^ ture abdominale.
Quand la main est introduite, on peut quelquefois la soutenir en passant son genou gauche sous les jambes de la malade; le médecin a ainsi tous les organes du bassin entre les mains.
C’est donc la main gauche et spécialement l’index seul qui est l’explorateur interne; celui-ci est introduit dans le vagin (fig. 329) après avoir écarté les grandes lèvres soit avec la main droite, soit avec le pouce et l’index de la main gauche.
L’index déprime graduellement la fourchette, se rendant compte des divers états delà vulve et du périnée, le pouce est en arrière en extension complète, les trois autres doigts, médius, annulaire et auriculaire, séparés au maximum de findex et maintenus étendus, viennent se placer dans le sillon fessier, au-devant du périnée et de l’anus, et, s’infléchissant légèrement, ils viennent s’appliquer sur le rebord anal de la fesse gauche par leur face palmaire ; le périnée
BOURCART. — KINÉSITHÉRAPIE GYNÉCOLOCtIQUE.
vient ainsi hntter contre la membrane interdigitale, il se laisse déprimer jusqu’au coccyx et même en delioi*s de cet os dans l’écliancrure sacro-sciati((iie. On évite ainsi la compression souvent fort donloni’ense du périnée pai‘ l’articulation phalangienne des doigts tlécliis.
Par ce toucher on dilate moins le vagin ([u’avec l’exploration bidigitale et l’on gagne en profondeur et en bauteur d’exploration, surtout si la jambe gauche du médecin aide au mouvement de progres-
sion en poussant sur le coude ou sur le dos de la main, c’est un soutien qui n’est j)as à négliger dans les examens prolongés.
Le doigt introduit explore lentement le vagin de l’entrée jusqu’à la ])rofondeur, il se rendcomptede l’état des culs-d(i-sac, antérieurs, postérieurs, latéraux, des tissus péri-utéi ins ; il évalue |)ar la palpation la forme et la situation de rutérus et des annexes, les lésions qui ont pu se produire soit dans ceux-ci, soit dans les tissus cellulaires dubassin, soit àla surface du péritoine; nous n’insisteronspas sur les détails de l’exploration gynécologique, ni sur les j)récautions antiseptiques à prendre, bien connues des praticiens.
La mam di'oite, (|ui combine son exploration à celle de la main gauche, est apj)liquée à plat sur le ventre, elle déj)rime très douce-