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PÉTRISSAGE PROFOND

quera que dans un ventre normal et surtout bien assoupli, les attaches des parois abdominales inférieures au rebord costal sont très souples, glissent sur la profondeur presque jusqu’à la hauteur des seins. Plus cette liberté sera grande, plus le ventre pourra prêter aux manipulations profondes.

Fig. 330. — Pétrissage superficiel de la paroi abdominale.

Dans certains pétrissages de la paroi on pourra avoir à s’attaquer à des plis transversaux au niveau de la ceinture, formant chez certains individus des sillons profonds, adhérents à la profondeur comme les plis de la figure et du front, constitués par des attaches de tissu conjonctif, dont les mailles sont débarrassées de toutpanniculus adipeux.

On rencontre aussi des noyaux d’induration dans les régions abdominales inférieures, suites de panniculites de la paroi antérieure en

BOURCART. — KIN^]SITHr:RAPIE fiYNÏtCOLOGIOÜE.

l'elation avec des inflammations clironiqnes de la profondeur du bassin (travaux de Slapfei’).

La ptose de la ])aroi abdominale antérieure est la cause la plus directe de la ptose des scin^el de déformation da la base du thorax; en avant, la peau, qui n’est fixée ((u’au niveau des é[)aules, du sternum et de la nu(jue, entraîne les seins vers le bas et les fait <( tomber » ; c'est bien |»lulôl le ventre en besace (pie l’allailement qui est la cause de cet état dis^u’acieux (d(|ue crai^ment bicm des jeunes mères; nous leur dirons donc : « à beau ventre, bien soigné, i*épondront de beaux seins ». Sur les côtés, la traction et la déformation des régions hypogastri([ues abaissent les fausses côtes, et facilitent d’une paî t la ptose rénale par l’élargissemenl de la loge et d’autre pari l’abaissement du diapluagme, avec ses consé(|uences pulmonaiies et cardiaipies. La douleur de mu|U(‘ ipie i-essentiml certains entérojitosiques ])rovient uniijuemenl des (raclions exercées [lar la |)eau de la paroi abdominale aniérieure sur s(‘s allacln's supérii'ui’es, fixes à ce niveau.

3° Refoulement unimanuel de la paroi ffig. 33 1 el 332). — Il s’exécute soit av(‘c la main gauche, l’opéraleui- se jilaçant à gauche du jialienl, de côté, regardant la figure de son malade, soit avec la main droite, l’opérateur se |)laçanl à la droile de son malade.

On I »ose le talon de la main au-dessus du ])uhis, les doigts « entourent » d’un côté, le pouce de l’aufre — l’opérateur recule son tabouret vers les pieds, se |>enche en avant — le bras étendu. Puis fléchissant dans le poignet et mettant la main en surextension, c’està-diie en exéculanf un léger renversement (hi main en arrièie, il enfonce le talon de la main en déprimani le has-ventre, il repousse veis le haul la paroi abdominale antérieure, en entraînant avec elle la masse intestinale. Le mouvement s'exéculiï plus ou moins légèrement ou jirofondémenl, suivant l'état du ventre et le résultat à obtenir. La main, dans toutes ces manijmlations, doit en mémetem|)S exécutei' un mouvement de tréjiidation, qui facilite le massage et le déidacement des anses inteslinales (voyez plus loin le chapitre « Vibrations »i.

11 ne faut pas « faire du biceps», mais travailler des épaules et du dos, si l’on veut être doux dans ses mouvements, gardei* la sensibilité du toucher et ne pas se fatiguer, — il faut aussi savoir jouer du poids de son corps, mais avec délicatesse.

Un opérateur adroit n’a pas de hiceps, il dévelopjie les muscles de ses épaules et de son dos, ceux de la main, un jieu ceux des avant-bras.

On })eut faciliter le mouvement de refoulement, en jilacant un coussin triangulaire sous le siège du patient, de façon à relever le bassin.

4° Refoulement dans la station debout. — C’est le soulèvement

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