REFOULEMENT DANS LA STATION DEBOUT
du ventre. Le médecin, assis à côté de son malade debout, place, jambes légèrement écartées, haut du corps incliné légèrement en
Fig. .331 . — Refoulement vers le haut et massage du paquet de l’intestin grêle et de l’estomac par la main gauche dans la station demi-couchée « bassin élevé » ; trépidations latérales de toute la masse (Mouvement indiqué dans l'entéroptose) .
avant, la main gauche sur la région lombaire pour soutenir le mouvement et de la droite entourant le bas-ventre, soulève vers le haut toute la masse en lui imprimant une légère trépidation. I^our aider
BO U RC AB T.
KINÉSITHÉRAPIE CIYNÉCOLOGIOUE.
au moiiveiiieiil, il [)Out a])puyei‘ le coude droil suc son genou droit (le genou gauche soulieiil les jambes ])ac derrière) et en l’elevant
Fig. 332. — Kefouleineiil de tout le paquet intestinal dans la direction du diaphragme. Ce mouvement remonte le foie et l’estomac, et « relève » le bord inférieur de la paroi thoracique. Position delà main dans le mouvement de « trépidation».
légèremenlle genou il souliendra l’appui de la main (jiiaiid le ventre sera gros et lourd. C'est un bon mouvement « déplélhorisant ».
RÉLÈVEMENT Eï REFOULEMENT BIMANUEL.
5® Relèvement et refoulement bimanueL — Ce mouvement peut s’exécuter dans la situation demi-couchée, l’opérateur se plaçant
Fig. 333. — Relèvement de la masse intestinale et de l'estomac vers le naut. Trépidation du paquet intestinal. Exercices de tension desfascias profonds du bassin. — Palpation dans la profondeur du bassin. La malade est en station demi-couchée, genoux relevés. — Ce mouvement peut s’exécuter aussi dans la position de « Trendelenburg ». — Le médecin est placé debout, incliné en avant et regardant du côté des pieds de la malade.
vers la tète du malade, à côté et lui tournant le dos. Se penchant en avant, il saisit de ses deux mains, dont il entoure le bas -ventre, toute
BOURCART. — KINÉSITHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE.
la masse intestinale, qu'il attire vers le diaphragme (fig. 333).
Pour commencer le mouvement, on enfonce les mains par la tranche sous les arcades pubiennes, les extrémités des doigts légèrement fléchies. Les mains suivent le mouvement en entraînant le globe i)ar ses boi ds f tandis (jiie le relèvement unimanuel était un refoulement central].
L'o|)éraleur, ])endant ce temps, se relève peu à peu; arrivé à son but, il laisse aller la masse en ouvrant les doigts.
Ce mouvement (*st très employé pour la palpation externe des 01‘ganes contenus dans le bassin.
Il s'exécute souvent, la malade étant j)lacée dans la position élevée du bassin (position de ri‘endelenbmg).
Il faut sui‘V(‘iller attentiv eimud la res[)iiation.
6" Relèvement bimanuel en station debout ou assise. — Ce mouvement s'exécute, l’opérateur se plaçant derrière sa malade, celle-ci légèrement inclinée en avant, en passant les bras et les mains en avant, en soulevant ainsi la masse intestinale et la ramenant vers 1(‘ haut. Les mains sont placées en forme de sangle.
.Ne pas enfonc('r les doigts dans le ventre.
11. Trépîclatioii uiiiiiiaiiuclle générale. — La trépidation et la vibration ne sont pas deux mana'uviTS analogues. Nous verrons ci-dessous les précept(*s (b^ la vibration, la ti*éj)i(lation est une sui te d(‘ « secouement » rapide imjn*imé par le bi'as à la pai ti(‘ saisie ou aux parties sous-jacentes à la main appliijuée ; il y a (le la contraction du bran dans la ti‘é|)idation ; elle est nettement visible à l’œil (juisuil les mouvements de la main, 'elle ne p(mt. se continuer plus (te quelqu(‘s secondes sans inleiruption. C’est un mouvement relativement dui', (jui naturellement peut être gradué. La tréjudation peut s’exécuter pai- les deux mains à la fois (trépidation avec soulèvement lombaire).
La trépidation est en généial exécutée au moyen de la [lartie même sur laquelle on l'exeice (bras, jambe, |>oitrinei, tandis (pie, comme nous le verrons, la vibration est un mouvement plus tin, plus délieat, e.xécuté sur une partie du corps dète, cœur, estomac, l'oie, etc.) restant apparemment en parfaite tranquillité, sans être, à proprement dire, mise en mouvement.
11 existe entre C(*s deux manipulations des formes ti*ansitoires, avec des noms dilfénmts, ainsi : prcssio)i vibrante ou trémulante, trépidation ponctuée, etc., qui ont toutes la même origine, nous n’y insisterons pas spécialement.
Trépidation unimanuelle. — Elle s’e.xécute habituellement de la main droite posée à plat sur l’organe, ou bien avec l’extrémité