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TECHNIQUE DES VIBRATIONS

dés doigts amenés en contact avec l’organe ou la région de l’organe à trépider.

• III. Technique des vibrations. — Le massage vibratoire manuel est un mouvement très spécial, difficile au début à bien « attraper ^), mais qui en lui-même n’a rien de très compliqué et devient presque automatique pour qui en a l’habitude ; on pourrait le comparer au mouvement produit dans la jambe, lorsqu’étant assis, on la fait trembler en appuyant le pied sur les orteils seulement ; on sait que ce mouvement qu’exécutent parfois des personnes assises depuis longtemps au théâtre, par exemple, est très désagréable pour les voisins, ce qui veut dire que ce tremblement se communique par le plancher aux autres sièges ouauhanc sur lequel ils sont assis, sans qu’il y ait pour cela un effort considérable, ni une fatigue chez celui qui le produit, souvent par distraction et pendant un temps assez prolongé. .

Il faut évidemment, pour bien savoir vibrer, un certain entraînement, une certaine disposition d’esprit. Ce mouvement a été très cultivé par les Suédois, principalement par Kellgren, Lewin, Wide et leurs élèves ; il présente de grandes variétés dans son exécution et son application.

Pour en faciliter l’emploi, et pour le rendre plus a commercial », nombreux sont les médecins et les constructeurs qui ont cherché à remplacer la vibration manuelle par la vibration mécanique. Les instruments les plus ingénieux ont été construits dans ce hut, depuis les appareils destinés à faire vibrer les osselets de l’oreille jusqu’aux grands appareils de Zander mus par des machines à vapeur. Liedbek, de Stockholm, a été un des premiers à construire et à employer son vibrateur mécanique transportable, avec arbre souple et « contacts )> ou extrémités aussi ingénieuses que variées, pouvant s’adapter sur tous les points du corps, et faire vibrer les organésies plus’'divers. Nous-même l’avons perfectionné, rendu plus rapide en. l’adaptant à un petit moteur électrique et plus doux en transformant les contacts)!). ■■ . ' ■ . ■'

Mais aucun vibrateur n’a jamais pu atteindre les memes effets que la vibration manuelle, nous avons complètement abandonné l’emploi de ces instruments pour les affections qui nous intéressent ici ; la vibration manuelle est plus souple, plus douce, plus! puissante ; elle est intelligente, elle est vivante,' elle n'est pas mécanique ! j ' i, ;

On lui reproche d’être extrèmemént fatigante pour l’opérateur, et d’être ainsi d’une application difficile et limitée^N bus ne répondrons

(1) WiDE et Bourcabt, Traité de gymnastique suédoise.

Physiothérapie. III.

(jiip ceci : ([uand elle est bien faile, elle n’esl pas fatiganle, tandis ((lie la vibration mal faite, dite <( par contracture », par tétanisalion des muscles, paralyse le bras au bout de quelques instants.

Nous voyons les violonistes « donner du sentiment » à leurs cordes, en faisant très légèrement vibi*er leurs doigts, au moment où ils appuient sur le point où se trouve la note et n’en éprouver aucune fatigue spéciale, à eondition il est vrai ([ue les doigts et la main l'estent soujiles, sans quoi ta sensibilité tactile s’émousseetlejeu devientdur; (lourquoi ne pourrions-nous pas fai[*e vibrer aussi bien et aussi longtemps notre main qu’un bon violoniste fait vibrer la sienne, alors que cette main, (|ui s’appuie doucement sur bi ventre, est dans une (losition moins défectueuse (jiie celle (|ui lient le manche du violon ?

Le mouvement de vibration est une sorte de tremblement très régulier, à direction antéi‘o-])ostéi‘ieure, ou à direction bilatérale, ou une combinaison des deux directions, exécuté dans tous les muscles du bras, sans contraction énergi(jue, ni tétanisation des muscles. Le bras, tout en vibrant, doit conserver sa sou|)lesse, la délicatesse de son toucher et pouvoir faire certains niouvements.

11 est un point intéressant et donton |)ourra se rendre compte par les tracés ci-joints, obtenus (larla transmission des vihiations transmises à un manomètre à mercure enregistreur ; les vibrations bien exécutées (peuvent avoir une am()litude en hauteur |)lus ou moins grande, suivant la pression donnée, mais la vitesse des ondes est toujours la même et est absolument indépendante de la volonté de l'opérateur. Elle est ()our nous de 10 vibrations à la seconde. Cela prouve (|ue ce mouvement est une transmission à l’avant-bras d’une contraction S|)éciale (tes groupes musculaires du bras et de l’épaule.

La pression, exécutée ])endant la vibi’alion sur un point donné, peut être due à la musculature du bras dans une faible mesure, mais a()partient surtout à la l églementation du [)oids du corj)S sur ce bras par les muscles du dos; du reste, en massage nous n’appuyons jamais ou presque jamais sur les parties sous-jacentes à la main pai* l’effort des muscles de notre bras, mais par pression transmise à notre bas parles muscles du tronc et le poids de celui-ci... ; c’est là tout le secret nécessaire à connaître pour ne point se fatiguer. Cette pression ne dépasse jamais, dans le traitement de l’ap])en(licite par. la vibration, un demi-centimètre àQ mercure.

La pression générale la plus forte n’excède pas 2 à 3 centimètres da mercure ; la pression du sang étant de 13 à 17 centimètres, on voit le peq de danger cle cette manipulation,

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