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TRAITEMENT DES INFILTRATIONS PLASTIQUES

science et prudence, pouvait permettre d’agir sur la circulation et les phénomènes d’infection des organes et du tissu cellulaire du bassin, de façon à arrêter l’infection, à la localiser, à la faire disparaître même et supprimer ainsi la cause de l’inflammation et de ses effets sur les organes pelviens ; nous y reviendrons plus bas.

Les inflammations pelvi-génitales peuvent artificiellement se diviser en deux grandes catégories, qui néanmoins pénètrent l’une dans l’autre, les infiltrations plastiques des differentes couches de tissu cellulaire ^para et péri-utérins, et les exsudais formés à la surface du péritoine autour de l’utérus et des annexes, et dans les culs-de-sac de la séreuse.

L’œdème ou l’infiltration du tissu interstitiel pelvien, c’est-à-dire celui qui se produit au pourtour de l’utérus, le long des parois pelviennes et entre les difï'érents feuillets du péritoine qui constituent l'appareil suspenseur de l’utérus, peut se diviser comme suit :

1° Exsudât latéral., se formant horizontalement dans les sections basales des ligaments ; tendance à diffuser dans les régions postérolatérales du bassin et dans le tissu cellulaire rétro-cervical.

2° Exsudât à développement intraligamentaire, à situation élevée ; tendance à se développer du côté des fosses iliaques, en relations avec le corps de l’utérus. Formation d’une tumeur arrondie, n’envahissant pas les zones de délimitation.

3" Exsudât situé dans le tissu cellulaire rétro-cervical ; tendance à diffuser vers le haut sous forme de brides dans le Douglas et vers le bas dans la cloison recto-vaginale.

4” Exsudât situé dans le tissu cellulaire précervical ; tendance à diffuser dans les côtés vers les fosses paravésicales.

5“ Exsudât situé dans le tissu cellulaire par avésical (phlegmon de la cavité de Retzius). Tendance à diffuser du côté des fascia sousséreux de la paroi abdominale antérieure.

L’infiltration des tissus peut suppurer, rester infiltration plastique ou se rétracter, devenir sclérosante, atrophiante, former des nodosités ; nous ne nous attarderons pas à son anatomie pathologique bien connue.

L'inflammation et l’infiltration ont toujours pour cause une infection ; les soi-disant noyaux d’infiltration survenus à la suite de simples traumatismes ou de poussées congestives, ont toujours été provoquées par une lésion ayant servi de porte d’entrée à un germe infectieux.

Si nous insistons avec quelques détails sur ces differents phénomènes, c’est qu’ils doivent être connus dans toute leur étendue par le chirurgien qui veut pratiquer le massage.

BOURCART. — KINÉSITHÉRAPIE rrYNÉCOLOCxIQHE.

Les exsudais proprement dits, se produisant à la surface du péritoine, proviennent d’une inreclion organi(jue, principalement de la trompe utérine, ou sont les résultats d’une infection des tissus sousjacentsau péritoine (cellulites); ils sontdonc une sorte depéritonite [»lus ou moins localisée, c’est donc généralement la combinaison d’une tumeur annexielle avec une affection du péritoine.

Les exsudats provoquent la foi mation d’adhérences, de cavités, de cloisonnements du ])éritoine (d i)euvent englober dans lem* masse l’utérus, les annexes ou les viscèi’es situés dans le bassin.

L’inflammation |)eut donc d’un coté s’étendre, soit au-dessus du diaphragme pelvien, envahir les dilfértmtes loges ménagées ])ar les rej)lis du péritoine, soit autour des organes contenus dans le bassin, et de l’autre atteindi’ela surface (‘iitici'e du péritoinepelvien (^inflammation généralisée, péritonite exsudative) ou se localiser (adhérences).

Au milieu des organes pelviens réunis j)ar les fausses membranes il peut se produire aussi une collection, (|ui tantôt l esLera slationnaire et se résorbera au bout d’un certain temps, tantôt suppurera et aboutiia à la pioduction d’un abcès ou fistule.

Les deux grands genres d’intlammation peuvent se combiner entre eux, c’est du reste ce (|ui ariive généralement, dans des proportions et des degrés divers.

Leur diagnostic doit en être bien établi et la paid de chacun bien déterminée; il est ([uel([uefois difficile d’appliquerce principe et nous citerons comme exemple le diagnostic différentiel entre un exsudât paramétrilique latéral (1) et un pyosalpinæ compliqué.

Exsudât paramétritique latéral. Pyosalpinx compliqué.

SIKGE.

Profond ; latéral au col de l’utérus. Plus élevé; latéral au col de l'uté-

rus, étendu en général en arrière contre le iilanclior de la cavité de Douglas.

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