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RAPPORTS AVEC LES CULS-DE-SAC VAGINAUX

Les culs-de-sac sont effacés, la Les culs-de-sac vaginaux sont tunique vaginale est adhérente à la généralement libres, sauf dans les tumeur. cas où la tumeur est profondément

refoulée dans la cavité de Douglas, de forme plutôt convexe. La tunique vaginale plutôt mobile.

Tumeur généralement unilatérale. Tumeur généralement bilatérale.

La conduite du chirurgien masseur en face des affections aiguës, n’est plus, comme nous l’avons dit, uniquement, celle de l’expectative avec les moyens médicaux. Le massage vibratoire du ventre appliqué avec beaucoup de douceur calme l’inflammation et peut arrêter la marche de l’infection, comme nous l’avons démontré d’autre part pour l’appendicite.

11 ne faut pas vouloir s’opposer à l’application de ce procédé à cause des soi-disant dangers de la méthode, nous en avons donné la raison, et nous n’y reviendrons pas.

V action du massage vibratoire est essentiellement antitoxique ; elle lutte par V amélioration de la circulation abdominale, contre les méfaits généraux et spéciaux des microbes infectieux aérobies ou anaérobies, en amenant leur destruction sur place, en facilitant l'élimination de leurs produits et en favorisant le travail de réparation des lésions dont ils ont été la cause.

Cette action si puissante du massage vibratoire sur la circulation abdominale (et l’on sait de visu quelle stase sanguine existe dans la circulation intestino-péritonéo-pelvienne pendant les inflammations abdominales (appendicites, typhlites) ou pelviennes (phlegmons, exsudais aigus), se traduit par les phénomènes suivants :

1° Augmentation de l’ampleur du pouls, qui est d’abord légèrement plus fréquent, puis considérablement ralenti.

2° Augmentation de la diurèse et de la perspiration cutanée.

520 DOURCART. KINÉSITHÉRAPIE GYNÉCOLOCrlQUE.

S(Misalion de soif, ap|>araissanl au l)oul de ciiK] à dix minutes environ.

4° Diminution des douleurs al)dominales.

5'’ rdiute rapide de la température, (piand il n’y a pas formation de collection ]»urulente.

0® La courbe de tmiipérature se relève au bout du deuxième jour (juand il y a formation <le pus.

7° Le traitement arrête l’infection et fa\orise l’enkystement du pus.

(.es vibrations, en augmentant l’intimsité de la circulation artérielle dans les tissus, les rendent plus résistants et leiii’ permetlent d’opposer une barrière |dus soTubî au pro^uès du mal, ils mettent en jeu l’action pba^M)cytaire et éliminatoire* .soit du san^% soit des viscèi es cbar*j;és de* cette* fonction.

L'état ‘général élu suje*t eleve*nanl me*ille*ur, il se remet plus rapiele*menl et ne^ subit plus le contre*-ea)Up ele* son all'e*clion; il ]ieuL aussi être opéré beaucoup plus tôt à /Von/ (juanel ce*tte intei-\e‘ntion estnécessaiie. Si la situatieni l’exi^n*, il esté\idenl e|ue* rinteîr\ention ebirur- {jficale elevra avoir lieu sans tareler, niais si la temporisation est elécielée,il sera, comme nous l’avons eléme)nl ré jiour l’appendicite (1 ,, préférable ele recourir à la \ ibration, epii l•elève*ra les feirces du malade, (jue el’atlendre les bras n-oi.sés ou ele ne prescrire ejueî eles moyens parfois eléfectueux, e'oinme* le*s cataplasmes, l’opium ou la ^dace.

Ces procéelés semt encore très eliscutés, ils ele*manele*nt à èli’e appli(jués avec une* très grande pru(le*ne*e, mais le*ui’ e*niploi e;st tout aussi justitié que celui ele la méthode de Hier, actuedle*ment si largement employée e*t décrite* dans une antre partie* ele cet ouvrage* (2).

Les mani|)ulations empleiyées élans les états aigus seint uniquement les l'ibratious manuelles douces, lonyiies etfiucs, d’une elurée d’un e|uart eriieure à une lieure, exécutées sur le bas-ventre ou sous- hépatiques, pour exciter la circulation en retour. I^es séances peu\enl être biquotieliennes.

La règle piincipale est l’intervention aussi précoce ejue possible, combinée au « nildl nocere », c’est-à-dire e|u’en intervenant elirectement, il faut le faire avec toutes les jirécautions nécessaires, et seulement si l’on est rompu à ces sortes de manijuilations.

Le tliermonètre indiquera par ses ^ariations, s’il y a oui ou non une collection enkystée; dans ceitains cas même, de petits foyers disséminés dans les infiltrations se sont stérilisés et résorbés d’euxmêmes.

(1) Hodkcart et Cautru, Le VT-nlre, toc. cil.

(:^) \oy. Dei.agemère. article McUiode de Hier, in l’hysiolhérapie, IV, Mécanoihérapie, sjiorts. méthode de Lier, hydrolhérajiie (BihlioUièqiie fie 1 liérnpeiitiqiie Gii.Rmrel Carnot).

TRAITEMENT DES EXSUDATS PÉRITONÉAUX.

Le traitement des cas chroniques se fera avec les mêmes précautions que pour les cas aigus, avec la différence qu’il pourra être composé soit des manipulations (générales sur le ventre, au sujet desquelles nous nous sommes déjà longuement étendu, soit des manipulations directes, internes (vagino-abdominales, vagino-rectales ou recto-abdominales, suivant les cas).

Les manipulations directes sont : les frictions demi-circulaires sur

Fig. 341 . — Massage binianuel d’un exsudât rétro-utérin.

les infiltrations plastiques pelviennes complètement refroidies, les effleurages internes et les vibrations locales.

De légers soulèvements exercés par le doigt interne sur des masses qui semblent immobilisées produisent souvent peu à peu de la mobilisation et favorisent la circulation profonde. V effleurage peut se pratiquer dans le Douglas, mais principalement par la voie rectale.

Le massage direct d’exsudats anciens peut s’exécuter pendant les règles sans inconvénients, si l’on y met la prudence nécessaire; la fluxion qui se produit à ce moment favorise la résorption.

Grâce à ces différentes manipulations et à celles qui vont suivre, la résorption de l’exsudât se fera rapidement, l’horizon s’éclaircira.

BOURCART. — KINÉSITHÉRAPIE rxYNÉCOLOriIOUE,

l’iiténis et les annexes sorlimnl de la gangue cjui les enveloppait, le reclum entouré d'inliltralions j)lasti(jues, immobilisé, laissant à peine nn passage donloui'eux aux malières fécales, reprendra peu à peu sa souplesse et son élaslicité et si, ?nalgré un traitement patient, suivi d’une amélioration souvent considéi’able, les fausses membranes pei'sistent, si l’élat reste absolument slalionnaiie, ri<Mi n’empèchera le cliirurgi(în d’intei venir et de si'ctionnei* les luides réfractaires et de dégage!* des organes lixés dans d<‘S régions anormales, mais alors son travail sera généialemenl plus facile que s’il était intervenu plus bàlivernent; il pourra peul-èlie conserver des organes qu’il aurait nécessairemenl enlevés (juel(|U!‘s semaines ou (|uel(|ues mois |)lus tôt.

Dans b*s hématocèles rétro-utérines, le massage sera généralemenl conti*(*- indi(|ué et la j)arob‘ laissée au bistouri ; l’intervention manuelle pouira se compi*(*ndr(‘ comme com|»lém(‘nt de l’opéi’ation, la guéi ison se fera plus vil(‘, on évilera ainsi les lixalions en anière de rntérus et l'immobilisalion des annexes (si c(dles ci ont été conservées).

Traitement des adhérences et des fixations.

Ce chapitre n’est (|ue le coi’ollaiie du |)i*écédent ; il y a cependant deux genies de lixalions: les nues fo!*mées par des biides solides et des adhérences, suites d’c^xsudals péritonili(|ues, les autres uni(|uement j)ar la co7îH’(ic/i/?*e d(*s libres musculaires lisses, situées dans l’appareil suspenseui* utérin, c’est-à-dii*e ])ai* la l’étiaction active d’un ou ])lusieurs ligaments; celte rétiaction, niée [)ai* certains auteurs, j)eut bien être (|uelquefois secondaire à l’intiltration ])lasti(iue du tissu cellulaire pelvien, par sclérose et rétiaction cicatricielle, comme nous le voyons dans d’autres jiai ties du corps humain, dans les cicatrices de bi*ûlures j>ar exemple ; mais ces conli aclures jieuvent aussi se jiroduire sans lésions piojirement dites, par l’activité des fibres lisses, irritées par un agent infectieux ou unifpiemeni ])ai* voie neiveuse l’étlexe; elles cèdent, en généi*al facilement aux manœuvres de massage.

Les rétractions cicatricielles seront j)lus longues à faii*e disparaître, mais elles céderont cejiendant jieu à [>eu avec de la patience; avec l’amélioiation de la circulation [advienne: la souplesse de l’appareil suspenseur pourra se rétablir; malheureusement l’intiltiation cellulaire et l’infection sont les ennemis jurés de la libre musculaire lisse et ([uand la maladie est de date ancienne, il est diflicile de ramener les ligaments à leur tonicité normale; une opéi*alion sera peutêtre alors nécessaii*e, elle sera seulement utile si elle se base sui* les

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