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Réduction dans la station verticale (unimanuelle

а) Réduction vaginale. — Exemple : Femme obèse, parois abdominales peu dépressibles, utérus mobile, basculant facilement en avant, attaches utérines antérieures ayant conservé leur tonicité.

La malade se tient debout en avant et à dioite du médecin, elle s’appuie de sa main gauche sur l’épaule droite du médecin, de l’autre elle retient ses robes.

Le médecin, assis devant elle, introduit l’index gauche dans le vagin et plaçant la pulpe du doigt dans le cul-de-sac antérieur contre le col, refoule l'utérus en arrière et en haut vei's le promontoire. Le fond bascule alors en avant par la tension des attaches antérieures de l’utérus et vient s’étendre sur la vessie. (Comparer fig. 344, page 326.)

б) Réduction recto-vaginale. — Même e.xemple que ci-dessus, utérus plus mou, plus gros, attaches antérieures relâchées.

.Même position.

TRAITEMENT DES DÉVIATIONS UTÉRINES. 5^7

Le médecin introduit l’index aussi haut que possible dans le rectum, au-dessus du sphincter supérieur, de manière à arriver au niveau du fond utérin, il refoule alors l’organe vers la symphyse,

doucement et graduellement, en fléchissant peu à peu le doigt en avant (fig. 342); pendant cette manœuvre le pouce, introduit dans le cul-de-sac antérieur du vagin, refoule le col en arrière (fig. 343) et complète ainsi la bascule de l’utérus.

Pendant ces deux manœuvres, l’opérateur appuie son coude gauche sur son genou (de la main droite il maintient la malade); il peut aider à la pénétration de l’index et soulager l’effort du bras, en relevant légèrement son genou par une extension du pied.

Brandt, pendant ces manœuvres, faisait exceptionnellement prendre aux malades la position genu-pectorale, pour faciliter la réduction rectale de l’utérus.

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Fig. 3U.

— Réduction abdoniino- vaginale : par bascule

TRAITEMENT DES DÉVIATIONS UTÉRINES

Fig. 345. — Réduction abdoniino-vaginale par refoulement.

Physiothérapie. 111.

BOURCART. — KINÉSITHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE.

U. — Réduction dans la station demi-couchée (])imaniielle).

a) Réduction vaginale. — 1° Pau uascple :

Utérus plutôt ])elit et dur, attaches vaginales antérieures ayant conservé leur tonicité.

Même manœuvre (|ue ci-dessus («), avec cetle dilFérence (jue la réduction étant himanuelle, la main droite complète la réduction, en amenant le fond utérin en avant aussitôt (ju'elle [)eut le saisir ^tig. 344).

(ieüe mameuvre, comme aussi les suivantes, peut se commencer en station verticale et se terminer en station (hmii-couchée, sans (|ue le médecin relire sa main gauche <le sa |)la(*e; il suit simplement la malade dans son mouvement.

Dans la station demi-couchée, la malade pcmt aidei- aux manceuvres de réduction en soulevant son bassin; elle |»lace pour cela ses deux poings fermés sous les fesses; on i)eut y glisseï’ aussi un petit coussin conique.

2° Par refoulemem'. — La main droite cherche rutérus et s’appli([ue près du fond aussi haut et aussi en arrière que possible, les doigts entourant le fond très exactement, médius et annulaire en arrière, index et auriculuir(; sur les côtés, de faron à empêcher un éclia])pement latéral; l’index gauche [)lacé aloi’s dans le cul-de-sa(* antérieur lefoule le col en arrière et en haut; (*ett(î mameuvre fait généralement glisser le fond utérin dans la main droite, celle-ci l’amène en avant et com[)lète la léduction (tig. 3io).

S” Par accrociiemem . — Le médecin introduit l'index gauche par h; cul-de-sac latéral dioit derrière le fond utérin, vers la coiaie gauche, en englobant ainsi (d)li(piement l’organe, U le soulève à l’encontre (te la main droite ([ui complète le mouvement en avant(lig. 340).

4" Par soelevement. — Le médecin ])lace l’index gauche dans le cul-de-sac ])Ostérieur, aussi haut que possible derrière le fond utérin (fig. 347), à ce moment il glisse sa main droite, face palmaire dirigée en Imut, en avant de l'utérus, derrière la symphyse et cherche, en déprimant fortement les ])arois abdominales, à arriver en dessous de l'isthme utérin (fig. 348); tandis que le doigt postérieur cherche à refouler le corps en avant, la main extérieure refoule le col en arrière; l’utérus commence alors à se soulever; à ce moment, l’index gauche quitte le cul-de-sac postérieur pour venir dans l’antérieur et, combinant son mouvement avec celui de la main droite, il refoule le col en arrière et en haut ( fig. 349) ; le fond tend à basculer toujours plus avant, la main droite pivote à ce moment autour du corps utérin, et, se plac;ant derrière lui, achève la réduction (lig. 350).

TRAITEMENT DES DÉVIATIONS UTÉRINES. 53l

b) Réduction recto-vaginale. — 1° Par soulèvement et bascule.— (Cette manœuvre s’applique aux utérus longs, gros et mous, qui n’ont pu être basculés par les méthodes précédentes.)

La position élevée du bassin facilite cette manœuvre (Voyez plus haut).

Fig. 347. — Réduction abdomino-vaginale : par soulèvement, U'’ temps.

Le médecin introduit lentement son index, aussi haut que possible dans le rectum, en cherchant à arriver au niveau du fond utérin (fig. 351) ; s’il a de la peine à l’atteindre, la main droite arrivant à son aide par des mouvements de massage sur le fond utérin, repoussera l’organe en has jusqu’à ce qu’il soit étendu 'èuv l’index gauche (fig. 352); le médecin soulevant l’utérus par le rectum amène le fond en avant; le pouce introduit à ce moment dans le vagin refoule le col

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en airièie, pai“ le cul-de-sac antécieiic ; lorsque le fond se trouve suflisainment en avant j)our être saisi de la main droite, celle-ci complèlera la réduction (tig. 3'V^].

Toutes ces maineuvres doivent être exécutées douceinent et léj^êrement avec des mouvements de massage (frictions circulaires, trépidations). 11 ne faut pas exercer de fortes pressions sui‘ le coi ps île l’utérus, mais se laisseï- guider [»ar l'indication ilu moment.

lléviations latérales. — L’index introduit dans le vagin peut appuyer d’un côté sur le col et le refouler du côté de la déviation, ^uis changer de côté et soulever le fond par le cul-de- sac dans la direction opposée à la déviation. En combinant ces mouvemements avec le massage et les principes déjà énoncés plus haut, on arrivera facilement au but. (Voy. Massage dans les exsudatsel fig. 354).

Déviations antérieures. — Elles ne sont qu’une exagération de la position normale de l’utérus. Les fixations antérieures et laté-

TRAITEMENT DES DÉVIATIONS UTÉRINES

raies devront être traitées par lés procédés que nous avons indiqués plus haut : massages, étirements et élévations.

U anté flexion, très accentuée et pathologique, est généralement due à des troubles trophiques par circulation défectueuse ; ces phénomènes une fois supprimés et si la flexion n’est pas trop ancienne, on pourraarriver sans trop de difficultés à corriger la flexion en modifiant

la nutrition de l’organe ; les adhérences de surface peuvent amener des antéflexions difficiles à vaincre.

Les manipulations consistent à étendre l’utérus sur l’index gauche et à le masser par sa paroi postérieure (fig. 355) (A) ; le massage antérieur n’a lieu qu’exceptionnellement, dans le cas d’adhérences antérieures de surface; l’utérus est alors légèrement renversé et le fond attiré en arrière avec la main droite (fig. 356) (B) (V^oy. page 536).

Les manœuvres de réduction des déviations postérieures peuvent très bien se combiner avec le port d’un bon pessaire. Cet instru-

5?, 4 BOVRCART. —^KINÉSITHÉRAPIE rTYNÉCOLOGIOUE.

ment permet au médecin de "ardec ses positions, l’utérus une fois réduit en place, et d'éviter à la malade des manipulations préparatoires souvent fatigantes.

Comme nous l’avons dit [dus liant, nous ne pouvons nous conformer complètement aux idées de Brandt qui, n’étant pas médecin, n’osait ]>as se servir d’instruments ; il pourra [larfaitement nous ar-

Fig. — Réduction aFdomino-vaqinnIe 4® temps.

river, dans certains cas spéciaux, pour faciliter une manœuvre de réduction, de nous servir de la sonde utérine^ en nous entourant des précautions nécessaires, ou de réduire un utérus, la femme étant endormie, en abaissant le col au moyen de [linces, etc.; car il peut se taire que, malgré la patience du chirurgien et la mobilité de rutérus, celui-ci échappe aux manœuviœs de réduction, à cause de l’état de contracture, nerveuse ou douloureuse, des parois abdominales ; l’utérus réduit et les douleurs supprimées, le massage pourra quel-

TRAITEMENT DU RELACHEMENT LIGAMENTEUX. 535

quefois être entrepris avec une facilité à laquelle on ne s’attendait pas.

Donc de même que nous demandons aux chirurgiens de recourir au massage avant de prendre le couteau, nous devons, nous aussi.

ne pas vouloir faire une panacée du massage, mais savoir diriger notre intervention d’après les indications de la maladie.

Traitement du relâchement de l’appareil ligamenteux

et musculaire.

(’.e traitement, pour certains cas légers, fait partie du traitement général de l’entéroptose que le lecteur retrouvera dans une

BOUBCART. — KINÉSITHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE.

autre partie de cet ouvrage (1), ou encore se rattache au chapitre précédent. Le massage,* dans les cas de relâchement très marqué de l’appareil ligamentaire ou dans les déchirures du diaphragme pelvien (descentes, prolapsus), ne sera qu’une préparation ou une suite à l’opération chirurgicale, ayant pour but ta restauration du vagin ou

du périnée, ou le raccourcissement de l’appareil ligamentaire de soutien (Alexander moderne, ventro-lixation, etc.).

Lorsqu’il y a seulement atrophie partielle, affaiblissement de l’appareil de suspension, léger degré d’entéroptose, les manipulations de massage, les manœuvres de relèvement, la gymnastique générale ou spéciale des muscles abdominaux ou pelviens peuvent donner d’excellents résultats, toute lésion concomitante ayant naturellement été supprimée.

(1) Voir aussi Le Ventre, par Bourcart et Cactrc.

TRAITEMENT DU RELACHEMENT LIGAMENTEUX.

Fig. 351. — Mobilisation des latéroflexions.

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